COMBAT DE HEILSBBRG. — 1 1 JUIN
Joui.
OGGCCLXXIV.
COMBAT DE IIKILSBERG. — i l JUIN 1807, btl'T HKURES DU SOIR.
Aqunrdltf ptr Sméo* Fow. — iS36.
H Des négociations de paix avaient eulieu pendant tout
l'iiiver; » mais ces négociations n'ayant amené aucun résultat , le 5 juin i armée russe se uut en mouvement.
' PrioM dei iviHemtntt w^Slàatt » par U général Mvlhiau Dumas ,
t xvin, p 186189.
ou PALAIS D£ VJ«;aSAiLLËS. 527.
Après les combats de Spanden , de Lomilten. et deDcppen , eut lieu Tailaire de lleiisberg. Ou commença à se battre le lo juin pendant tout ie jour. «Uempereur passa la journée du 1 1 mit le champ de bataille. Il y plaça les corps d'armée et les divisions pour donner uno bataille qui lût décisive, et telle (jirelie pul mettre fin à la guerre. Toute l'armée russe était réunie. Elle avait À lieilsberg tous ses magasins; die occupait une superbe position que la nature avait rendue très>forte , et que l'ennemi avait encore fortifiée pai* un travail de quatie mois. * ^
« A quatre heures après midi l'empereur ordonna au maréchal Davoust de Êdre un changement de front par son extr/'mité de droite, la gauche eu avaut; ce niouvemenl ic porta sur la basse Aile, cl uilerccpta complètement le chemin d'Ëylau. Chaque corps d*armée avait ses postes assignés; ib étaient tous réunis, hormis le premier corps , qui continuait à manœuvrer sur la basse Passargc. Ainsi les ilusses, qui avaient les premiers recommencé les hostilités, se trouvaient comme bloqués • dans leur camp retranché; on venait leur présenter la bataille dans la position qu'ils avaient eux-mêmes choisie. On crut longtemps qu'ils attaqueraient dans la journée du 1 1 .
« Mais le i a , à la pointe du jour, tous les corps d*armée s*ébranlérent« et prirent différentes directions.
«Le résultat de ces dilVérentes journées, depuis le 5 jusqu'au i a , a été de priver Tarmée vu$&e d'envii'on trente mille combattants. Elle a laissé dans nos mains
328 GAL£iU£b liibiUMiQUËS
trois ou quatre mille hommes , sept à huit drapeaux et
neul pièces de canon. Au dire des paysans et des prisonniers, plusieurs des généraux russes les plus marquants ont été tués ou blessés.
« Notre perte se monte à stx ou sept cents hommes ; deux mille ou deux mille deux cents blessés , deux ou trois cents prisoamers. Le général de division EUpagne a été blessé. Le générai Roussel, chef de l'état-major de la garde , qui se tronvait au milieu des fiisîliers, a eu la tète emportée par un boidet de canon. C'était un officier très-distingué'.»
DCCCCLXXV.
Aqawdk jur Smtoii Fo«t. — iS3$
« Le 1 a, à quatre heures du matin , iarmée française entra à Heîlsbeig : à cinq heures après midi f empereur était è Eylau. Il se mît aussitôt en marche pour FViediand, et orduiuui au grand-duc de Berg, aux maréciiaux Souit et Davoust, de manœuvrer sur Kœnigsberg ; et avec les corps des maréchaux Ney, Lannes, Mortier, avec la garde impériale et le premier corps, commandé par ie généml Victor, il mai'cba en personne sur Fried-
« Le 1 3 le neuvième de hussards entra à Friedbmdi mais il en fîit chassé par trois mille hommes de cavalerie.
ttLe 1 4 l'ennemi déboucha sur \v pont de Fiiediaad.
' Soixante et dM^huilikac Bidi«tin de la grande année.
A trois heures du matin des coups de canon se firent entendre : flCest un jour de bonlieui*, dit Fempereui'; u c est Tanniversaire de Marengo. »
ttLes maréchaux Lannes et Mortier âirent ler premiers engagés : ils étaient soutenus par la division de ih agnii:» tlu général Grouchy, et par les cuii'assiers du général Nansou^. DiUorents mouvements, difléi'eates actions ont eu lieu. L*ennemi fiit contenu et ne put pas dépasser le village de Posthenem.
« A cinq heui'es du soir difîéreuts corps d'armée étaient à leur place : à la droite , le maréchal Ney ; au centre, le maréchal Lannes; à la gauche, le maréchal Mortier; à la réserve, ie corps du général Victor et la garde.
« La cavalerie sous les ordi'es du général Groucliy soutenait la gauche. La division de dragons du général Latour-Mauhourg était en réserve derrière la droite; la division du général La Houssaye et les cuirastters saxons étaient en réserve derrière ie centre.
u Cependant l'ennemi avait déployé toute son armée. E appuyait sa gauche à la ville de Friedland, et sa droite se prolongeait à une lieue et demie.
" L'empereur, après a\ oir reconnu la position , décida d euiever sur-le-champ la ville de Friedland , en iaisant brusquement un changement de front, la droite en avant, et fit commencer Tattaqae par fextrémîté de sa di'oite.
« Friedland fut lorcé et ses rues jonchées de moils. Tous les efforts de la bravoure des Russes furent inutiles.
35U GALEHIES HlSTOftlQLES
Db ne purent rien entamer et vinrent trouver la mort
sur nos baïonnettes. Le champ de bataiUe est un des plus horribles que i on puisse voii\ Ce n'est pas exagérer <iue de porter le nombre des morts , du côté des Russes , de quinze à dix-huit mille hommes. Du côté des Français la perte ne se monte pas à cinq cents morts, ni à plus de trois mille blessés. Nous avons pris quatre-vingts pièces de canon et une grande quantité de caissons. Plusieurs drapeaux sont restés en notre pouvoir. Les Russes ont eu vingt-ciiHj g«'néraux tués, pris ou blessés. Leur cavalerie a fait des pertes immenses ^ »
DCCCCLXXVJ.
NoMCB Vemit. — iS56.
Les maréchaux Ney , Lannes et Mortier, qui avaient eu
la plus grandi' pai i au sucrt^s de cette jounice , allèrent prendre les ordres de l'empereur, et marchèrent àia poursuite de iarmée russe. « On la suivie jusqu'à orne heures du soir. Le reste de la nuit les colonnes qui avaient été coupées ont essayé de passer l'Aile à plusieurs gués. Partout , le lendemain , à plusieui*s lieues « nous avons trouvé des caissons , des canons et des voitures perdus dans la rivière.
u l.a i)alaillc iiv I Vicdlaiiti est digne d'être mise à côté de celles de Mai^engo . d' Auslerliti et d'iéna. L'eimemi '
* Soixialfl et dû-neuvième BnlIcUo de !• gmnde aniiée.
était nombreux , avait une belle et lorte cavalerie, et s'est battu avec courage K n
DCCCCLXXVII.
PRISE DE K.OENIGSBERG. ~ i^i ET 1^ JLIN 1601.
Aquardle par SwéoN Po«T. — i83€.
«Pendant qu*on se battait à Fric^and, le grand-^uc
de Berg, anive devant Kœnigsbcrg, prenait en flanc le corps d'aimée du général Lestocq.
«Le 1 3 le maréchai Soult eut à Greutiboiung un engagement avec l*amère-garde prusnenne.
« Lp 1 6 iVnnrmi fut obligé de s'enfermer dans la place de Kœujgsberg. Vers le milieu de la journée deux cdonnes ennemies coupées se présentèrent pour entrer dans la place. ^ pièces de canon et trois ou quatre mille hommes qui composaient cette troupe furent pris. Tous les faubourgs de kœmgsberg lurent enlevés.
«Le 1 5 et le i6 le corps d'armée du maréchal Soult fut contenu devant les retranchements de Rœnigsberg; mais la marche du gros de l'armée sur Wehlau obligea l'ennemi à évacuer Kœiiigsberg, et cette place tomba en notre pouvoir.
« Ce qu'on a trouvé è Koenigsbeiig en subsistances est immense. Deux cents gros bâtiments , venant de Russie, sont encore tout chargés dans le port '. »
' Soîiantc cl dix-npuvième Bullelin de la grande armér. ' Qiiaire-vinglièiiM Bulletin de la grande armée.