‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 114 sur 141 · COMBAT UVRÉ SOUS LA COTE DE LUE DE GROIX PAR LA · texte numérisé non relu

COMBAT UVRÉ SOUS LA COTE DE LUE DE GROIX PAR LA

FRÉGATE FRANÇAISE LA SIRÈNE CONTRE UN VAISSEAD DE LIGNE £T UNE FRÉGATE ANGLAISE. MARS 1S08.

« La frégate la Sirène, capitaine Duperré, après avoir rempli une mission aux Antilles, vint, de concert avec V Italienne^ atterrir sur les côtes de Bretagne. Eiles disaient route vers le port de Lorient loi^que, \c 12 uiars 1808, elles 5c virent chassées par une division de deux vaisseaux et trois frégates, qui leur coupaient le chemin. Obligées Tune et Tautre de chercher protection sous les forts de Groix, l'Itatietine y parvint facilement, mais il n'en fut pas de même de la Sirène , qui ne put rallier la côte cpi*en se battant des deux bords, pendant cinq quarts d'heure , avec un vaisseau et une fir^te. Sommé, à trois reprises différentes , de se rendre , par ces mots, «Amène, ou je te coule; » Duperré répondit : «Coule, u mais je n amène pas; feu partout 1 » Forcé eniin de séchouer pour ne pas tomber au pouvoir de ses adversaires, Duperré mit tant dliabileté dans sa manœuvre, que, trois jours après . il avait renfloué sa frégate et rentrait à Lorient, en laissant à travers les nombreux croiseurs anglais qui bloquaient ce port ^ »

' Bùtgnphig maritàne.

DCCCCXCL

£NTRÉ£ DE FËRDiNAM) VU £N FRANGE. ^20 AVRIL 1808.

At&oz «t LimM. — liii.

Le prince des Astiiries (depuis Ferdinand Vil , roi

d'Espagne), a^auL réclamé la prolccLiou do l'empereur des Français, se rendit à Bayonne , ie ao avril i8o8, «accompagné du duc de SainvGhailes, grand maître de sa maison; du duc de l*In&ntado, du chanoine Esco- (piiz, des ministres Cevallos, Alust^uiz et Labrador; des comtes de Viiiaoiero et d'Orgaz , et des marquis d' Ayerbe et de Suadaicarar. »

Le prince, qui avait été escorté jusqu*à la firontière par les gardes espagnoles , y fut reçu par le prince de Isieufchâtel et par une garde d'honneur composée de grenadiers de la garde impériale, qui raccompagnèrent jusqu*à Bayonne.

M Son altesse royale est descendue dans la maison où logeait riniaût don Carlos; à deux heures après midi S. M. Tempereur est allée voir les deux infants. A six heures son altesse royde est venue à la campagne qu*habitc sa majesté , et a d|né avec elle »

* MamUv du s6 «vril i8o8.

DCCCCXCII.

CONFÉRENCES DES EMPERET RS NAPOLÉON ET ALEXANDRE A EUrURT. — 27 SEPTEMBRE AU 14 OCTOBRE 1608.

MAPOtiON R^OtT A BRTQBT LB BAKOU DB VlflCBHT, AMBASBAIIBim BXTRAOBOIBAIBB DB LfBMPEBBDB D*AUTRICHB*

GossB.

Avant de quitter Tilsitt, dans le niois de juillet 1807, les empereurs de France et de Russie étaieut convemis de se revoir Tannée suivante. Cette entrevue eut lieu k Edîirt. Tous les rois et princes confédérés de TAlle-

m i L;iH? s'y trouvèrent ou s'y firent représenter par leurs miiiisti'es.

«Ërfurt, dit l'auteur des Mémoires sur la guerre de 1 809 eo Allemagne » vit alors un de ces congrès de souverains auxquels TEurope n'était plus accoutumée. Les

deux cmpereiu's d'Occident et d'Orient se réunissaient pom* tiaiter des afTaires de la paix, et de la guerre, pour régler l'état de l'Europe.

« La Prusse y était représentée par le prince Guâlaume et le comte de Goltz. L'empereur d'Autriche y envoya M. de Vincent, porteur d'une lettre à Tempère m* des Français. Napoléon reçut, à son arrivée à ErfurI, rambassadeUr d'Autriche. »

IjQb empereurs de France et de Russie étaient arrivés à Erfmt le 27 septembre; ils y séjouinèrent jusqu'au ik octobre, qu'As se séparèrent pour retourner dans leurs états.

DGGCCXCIII.

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