PRISE DE LA PROSBEPINS DEVANT TOULON. ^ S8 FÉVRIER
Gnmii.
Le 27 lévrier l'amiral Ganthcaume, (pii cuimuandait à Toulon , voulant éloigner une frégate anglaise ipii depuis plusieurs jours venait indiscrètement explorer les
niDiiN ( iiitMiU» de la nulr, fit appareiller les frégates la Pénélope, capitaine Duboiudieu, et la Pauline, capitaine Montfort. Ces deux bâtiments avaient ordre de rentrer dans la soirée, tX iorsqu*îls exécutèrent cette manœuvre la frégate anglaise les suivit dans leur retraite , et revint , à la nuit tonïbantc, reconnaître l'escadre de sa majesté jusqu*à peu de distance du cap Sicié.
L'amiral ordonna alors aux deux mêmes frégates de réappareSler aussitôt que Tobscurité leur permettrait d'e.sp('TPr qiie Irur manœuvre ne serait pas apnrue de l'ennemi, de porter d'abord au large et de revenir sur la rade après une courte bordée, de manière à couper la retraite A la (régate ennemie, et à lui livrer le combat.
Cette manœuvre fut exécutée avec autant de précision que d'habileté, et le capitaine Dubourdieu, dauâ
' TreoUème et trente et aniAme Bulletin de Taniiée d*£spagne.
DU PALAIS DE VERSAILLES. 561 son rtipport à ramiral Gan^eaume, rend aiiul compte
du succès de sa mission :
uA deux heures, ce matin, nous avons aperçu la frégate; à quatre heures et demie, nous rayons engagée, et à cinq heures un qoart elie a amené son pavfflon.
«Notre bonheur est tel que, quoique nous ayons combattu vergue à veig;ue et de nuit, la Pénélope et la PttuUne n*ont pas un seul homme de tué ni de hlessé. La PénéHofte a eu qnelcfues avaries dans son gréement, et la Pauline, par la posiUua habile qu'elle a 5U conserver, n'a nullement souffert.
«La frégate ennemie est k Proserpinê, de quarantedeux canons, capitaine Charles Otter, armée de deux cent quatre-vingt-dix hommes d*équipage. Efle a eu onze hommes tués dans cette ailàire et quinze blessés ^ »