BATAILLE DX>PORTO. — 19 MARS
Bbacmk.
Le combat de la Coi ogne livra au maréchal Soult la Galice et tout le nord de l'Espagne» Il marcba de là sur le Portugal , et, après avoir passé le Minho, il se dirigea sur Opoi to. Le i - mars il était de> ant cette ville, u Quand il fut ariivé devant la place \c 16 , et qu Ll vit Tétendue et la faiblesse des ouvrages, il demanda de nouveau au prélat (révêque d*Oporto, qui commandait dans la ville)
' Moniteur du 9 avril 1809. »
DU PALAIS D£ VEHSAILLES. 565
qu'il épaigihU a t elte cité giande et ( Oinmenjante les horreurs d'un siège. Le prisonnier qu on envoya portei* ce message n'évita la mort qu'eo préteDdant que Soult
faisait o0nr de rendre son année
« La négociation étant rompue , Souit fit ses dispositions pom* attaquer dès le leiuleinain. Le combat s'engagea sur les aiies Les Français chargèrent avec impétuosité, pénétrèrent au delà des retranchements, et s'emparèrent de deux forts principaux, oh ils entrèrent par les embrasures, tuant ou dispersant tout ce qu'ils y trouvèrent.
«La victoire était certaine mais le combat se continuait dans Oporto. Les deux bataillons cjuc le maréchaJ avait fait marcher sur la ville a\ aient brisé les barricades qui étaient à l'entrée des rues , et étaient arrivés au pont en combattant toujours} alors tous les désastres possibles, toutes les horreurs de la guerre s'accumulèrent en une heure sur cette malheureuse ville.
« Plus de quatre mille personnes de tout sexe et de tout âge s*enftiirent dans le plus grand tumulte et comme éperdues vers le pont, qu*eUes s'efforçaient inutilement de traverser, tant f affluence était grande. Les batteries de la nve oj)post ouvrirent leur fou t|uand les F'r uiriiis parurent; et, au même moment, un détachement de caval^e portugaise qui fuyait traversa au grand galop cette foule épouvantée, et se fraya un chemin sanglant jusqu'au ileuse. Les barques encombrées ne purent sou tenir le poids de ces nouveaux arrivants , et bientôt toute cette partie du fleuve fat couverte de cadavres sur les-
504 GALEaiEb HISTORIQUES
quels venait échouer tout ce qui tentait encore le passage.
» Les premiers Français qui arrivèrent oublièrent , à cet affreux spectade, et le combat et les ennemis; ils ne virent plus que des malheureux qu'il fiJlait sauver
«On dit que dk mille Portugais pi^rirentdans ce jour malheureux. La perte des Français n excéda pas cinq cents hommes'.»