PRISE DO CHATEAU DE LA PIETRA. — 4 SEPTEMBRE
AquaitUc ptr Bmbtti.
L'armée d'Italie avait enfin reçu, dans les derniers jours du mois d^août 1796, quelques renforts venus,
soit dp l'armée des Alpes, soit de 1 intérieur, et ses cadres étaient au compJot. « Serrurier avait remplacé Vaubois à Livoume; celui-ci prit le commandement des onze mille combattants de Taile gauche, cantonnés sur la rive occidentale du lac de Garda. La division Masséna, portée à treize mille hommes» , s'établit au centre , et Augereau forma la droite avec neuf mille. Sahuguet commanda les dix mille hommes laissés devant Man> loue : on donna à Omaine deux bataillons et sa faible division de cavalerie pour éclairer le bas Adige et défendre Vérone. Sauret , avec les dépots de l'armée , réunis
' HÛtoinr de* yuerrei dê la rhakiion, par Jouuni , t. VIII, p. 33 1 .
à deux ou trois bataillom attendus mcessamment des Alpes , devait maintenir la police à Bresda et sur les
demères ^. »
IV'iidant ce temps Turmée de Sambre- et -Meuse et celle de Rhin-et-Moselle s'avançaient rapidement au cœur de l'AUemagne. Bonaparte conçut la pensée que
Wurmser, du Tyrol où il s'était retiré pour recruter son armée aûaiblie, pouvait se porter sur les derrières des troupes ÊrauAçaises en Allemagne « et surprendre Moreau, à l'instant où il venait de passer le Danube. Pour rendre Texécution de ce projet impossible, il forma le hardi dessein de passer la Brenta, et d illor chercher le feid-maréchal autrichien dans ses montagnes. Ce serait lui qui de la sorte pourrait lier ses opérations avec c^es de Moreau, et achever la destruction des armées impériales.
Les divisions de Tannée d'Italie se mil eut donc en marche pour se porter dans le Tyrol. La colonne de Masfléna , ayant repoussé les avant -postes autrichiens à Alla , s'empara de Serravalle le 1 7 août au soir, et de San-Marco le 1 8. pendant que Ram pou et Victor se rendaient maîtres de Roveredo, que le général autiiehien Quasdanowitch abandonnait pour s'établir dans la position de Gdiano, et opérer sa jonction avec le général Wukassowitch.
« Arrivées à Roveredo , les divisions Masséna et Augereau prirent position. Pans ce moment le général en chef s'aperçut que l'ennemi établissait un point de dé-
' Hutoirr des guerres de la nvolution, par Jooiioi , l. IX, p. los.
fense à la position du château de la Pietra ou Golîano , appuyant sa gauche à une moiitagiie inaccessible, et sa droite k TAdige, par une forte muraille créoelée. et où ii établit fdusieun pièces d'aitiUeiie.
« La division Masséna , qui était en avant de Roveredo , était excédée de fatigue ; mais un moi du générai en chef hii fiiit oublier qu'elle marchait depuis deux joms et demi, et se battait continudlement; et nos braves, con^ fiants dans les dispositions de Bonaparte , adiniés par l'exemple du général Masséna , brûlent du désir de joindre l'ennemi. Ib arrivent devant la position qu'il défend : c'est là que notre artillerie , placée avec avantagé , que dés adonnes disposées , l'une pour gravir quelques parties de rocher à peine accessibles, l'autre toiii ruint par l'Adige , forcent l'ennemi . frappé de terreur, à fuir de sa position. La porte du retranchement est enfoncée; notre cavalerie s^élance à la poursuite de fenneilii : Tin&nterie, oubliant toute sa fatigue, la* suit' au pas (le course. L'ennemi tuyanl est atteint; il est culbuté et renversé, et poursuivi jusqu'à trois miJies de Trente, où les troupes' sont obligées de fidre halte par ^épuisement de leurs forces. Cette dernière action, qui termine la journée, laisse en notre pouvoir cinq mille prisonniers, vingt-cinq pièces de canon , une quantité immense de fourgons , sept drapeaux et beaucoup de chevaux, tànt de cavalerie que d'artillerie ^ »
' Campagnes de Bonaparte, par le général Berlhier, p.
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