‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 3 sur 141 · DCLIV · texte numérisé non relu

DCLIV

LE COLOm RAMFON, A LA TÊTE DE LA TREMTB-DEUIUÈMB DEW-BRIGADE, DÉFEND LA REDOUTE DE MONTE^J&INO. — 10 AVRIL 1705.

DCLV.

LE COLONEL RAMPON, A LA TÊTE DE LA TRENTE-DEUXIÈME DEMI- BRIGADE, DÉFEND LA htDUUTE DE MOiMErLEGH^O. — 10 AVRIL 1796.

^ Aqoardle par BàOBTTt.

Les premiers avantages remportés par l'armée française en Italie avaient éveillé toutes les crauiles du cabinet de Vienne. Aussitôt le comte de Beaulieu avait été rappelé des bords du Rbin pour remplacer le général Dewins dans son commandement, en même temps que l'unnce austro- sarde était augmentée et portée au nombre de soixante et treize mille hommes. Beaulieu, avec des forces doubles de celles de Tannée française, s'empfessa de prendre Toffensive : déjà il avait attaqué les troupes françaises à Voltri , et le général Cervoni, après un engagement assez vif, avait été contraint à se retirer devant la supériorité de i'ennemi.

« Dans ie moment oh Beaulieu entrait à Voltri» le général Argenteau commandant \e centre, fort de dix mille Autnchiens, s était ébranit' en trois coioimes, avec le

' HU^n âu guerres de la fhehttwn , par Jomioî , t. VIII « p. 6*.

8 GALËAiËS UISTORIQUËS

gros de ses troupes, pour forcer les positions retranchées qu occupait un détachement de la division Laharpe sur les sommités de Montcnotte et Monte-Legioo. Argenteau conduisit son corps de bataille de Paretto sur le mont Traversin, où fl devait se réomr au générai Roccavina, parti de Dego avec deux mille cinq cents hommes d'élite. »

Mantenotte se compose d'une petite chaîne de hauteurs , située au sommet de l'Apennin , qui en s'abaissaiil forme le col de même nom ; Montc-Legino, placé en avant, du coté de Savone, domine le chemin direct du col de Montenotte à Savone. La jonction du centre et de l'aile gauche 3e Tarmée ennemie devait avoir lieu dans les plaines au-dessus de Savone. «Monte-Legino, selon l'expression ciu générai Jomini, était la clef de l'entreprise des coalbés. »

«Les deux colonnes réunies, montant à douze mille cinq cents hommes, n avaient qu*un jpàs à fidre pour gagner li M iih Legino, quand le colonel llauipon, détaché poui^ recueillir Cervoni, vint s'y établir et dtiendre ses hauteurs pied à pied. Les impériaux , maîtres des po-> sitions dominantes et n'ayant plus qu'un dernier assaut i livrer pour s'emparer de ce contre-fort qui plonge sur Savone, lancent plusieurs colonnes sur la redoute; Roccavina se met à leur tête et les encourage par son exemple. Le colonel Rampon, qui sait apprécier l'importance de son poste, jure de s'y ensevelir, et fait répéter ce serment au milieu du feu aux douze cents braves qu'il commande : différentes attaques très-vives

sont repouasées, et la nuit seule vient mettre un tenne * â la fureur des deux partis ^ »

DCLVI.

BATAILtB DE IIONTENOTTE. 1 1 AVRIL 1700.

Auox cl GiruvD. — i83&.

DCLVIL

BATAILLE DE MONTENOTTE. — il AVRIL 1790.

A(|uareUe par BiCBTTi.

Pendant que le rolonel Rainpon arrêtait à Monte- Legino les eflbrts de Tennemi, le générai en chef Bonaparte prescrivait à Savonè des dispositions pour l'attaque.

«Bien qu'une nuit pluvieuse et une matinée obscure de brouillards rendissent les mouvements des républicains plus pénibles, elles en garantirent d'autant mieux le succès, en prolongeant ^incertitude de l'ennemi.

Lies brigades conduites par le gén(^ral Laharpe furent les premières à les aborder vers cinq heures du matin, et réussirent parfaitement à leur donner le change sur

le poiiit où se dirigeait rcilort. On combattit avec assez de vivacité sur le front de la position de Montenotte... » Bonaparte, parti de Savone à ime heure du matin, dans la nuit du 1 1 avril, avait joint Masséna sur les hauteurs d'Altare. «Il s'établit sur un plateau, au centre de ses

^ Uitloirt des ^rrtê de tu nhobdioit, par Jomim, l. VIII, p. 67-69.

10 GALtKltS lilSTORlQUb;s

diviiiQiu, pour mieux juger de la touniuie des afiàires et prescrire les manœuvres qa*elles nécessitmie&t ^ »

L'ennemi, repoussé sur luus les points, abandonna ses positions, et le désordre, ajoute Jomini, s'introduisit dans ses nuigs : il fut rejeté sur Puetto et Dego avec perte de doute cents hommes hors de combat et autant

de prisonniers. Il n'en arriva k Ponlc-lvrca iju environ huit à neui cents ; ie reste fut dispersé.

DCLVIII.

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