SIÈGE DE MANTOUE. BATAILLE DE SAINT-GEORGES. — IQ SEPTEMBRE
Aqoirdle p«r BAfism.
« Tofttt ce que la prudence , ia vigilance et l'activité pouvaient tenter pour cerner W ui niscr et le forcer à se rendre prisonnier avec ie reste de son armée, fut entrepris par ie générai en chef de Tannée Italie. Ses infctigables divisions n*eurent pas un instant de 'repos ^ et
* Campa^ de Bo»tfmu, pnr t« général Bertliier, p. tS6.
DU PALAIS VËASAILLËS. 57
les (juatre jours qui suivirent la bataille de Bassano nè iiirent qu'une suite perpétuelle de mouvements et dé combats. »
Tel est le témoignage de Berthier sur la série d'opérations dont 3 a été le témoin et l'historien.
Mais si Bonaparte était parvenu à disperser l'anm e du feid-marocliai Wurmser, il n'avait pu Tempècher de se réfugier dans Mantoue avec six mille hommes qui lui restaient. La garnison de cette ville se trouvait alors de trente-trois mille homines; cinq mille étaient dans les hôpitaux, et cinq miiie dans la ville pour la garde de la place. Le reste tenait la campagne. Les armées firançaises et autrk^nnes étaient en présence; chaque jour elles préindatent par des engagements partiels à une grande et dernière bataille.
a Les troupes de Wurmser occupaient la Favorite et Saint-Georges; leur ligne appuyait sa droite à la route de Lçgnago vers MoteUa, et la gauche vers Saint-Antoine , sur la roule de Mantoue à Vérone; de nombreux escadrons couvraient leur fiont. L'armée française était en position comme il suit :
«La division de blocus, aux ordres de Sahuguet, consistant en trois demi-brigades et six escadrons, formait la dioite, à cheval sur la route qui conduit de la dtadeiie à Roverbella; la division Masséna, qui comptait six &ihles demi-brigades et quelques escadrons, formait le centre, i la hauteur de Due-Gastelli. La division Augereau, conimandée provisoirement par le général Bon, et destinée à former la gauche, n'avait
comme la première que trois demi4>ngade8 et six escadrons »
« L'affaire de Saint- Georges eut lieu le 1 9 septembre.
«Le combat fut d abord engagé par la division Augereau : il ne tarda pas à devenir très-vif; les Autrichiens y envoyèrent leur r^erve. Bon fîit non-seulement arrêté, mais nième perdit im peu de terrain. Sahuguet s'engagea de son côté sur la dioite ; l'ennemi croyait qae toute la ligne était aux prises, quand Masséna déboucha en colonne sur le centre, et porta le désordre dans l'armée ennemie , qui se jeta en toute hâte dans la ville, après avoir perdu trois mille prisonniers, tlout un régiment de cuirassiers tout monté, trois drapeaux, onze pièces de canon ^1»
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