‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 5 sur 141 · LE LUDTENANT GÉNÉRAL PROVERA, SOMM^ DE SE RENDRE, DEMANDE À CAPITULER · texte numérisé non relu

LE LUDTENANT GÉNÉRAL PROVERA, SOMM^ DE SE RENDRE, DEMANDE À CAPITULER

AqMnBe B«ratti.

DGLXIII.

REDDITION DU CHATEAU DE COSSABIA. — 15 AVHiL 1706.

Aqufdle par Bmetti.

« Le 1 3 avril, au point du jour» la division Angerean

força les gorges de MiUesimo , tandis que les bngades Joubert et Méiiard, au centre, déiogeaienl les ciincniis des hauteurs environnantes , et coupaient la retraite à Provera, qui se vît contraint de se réfi^er sur le sommet de la montagne de Cossarîa, oh U se retrancha dans les ruines d'un vieux château. Ce château est assis sur la montagne la plus élevée de rApeniùii , au nœud de trois oontre*forts qui, à la distance de trois à quatre cents toises , forment un f^âs gaionné d*une pente régulière, quoitfuc tics roide, dont le pied est tapissé d'épai&àeb bi'ouâ&aillcs. »

Le générai Provera, sommé de se rendre, voidait sortir avec armes et bagages. Ces conditions n'ayant pas été acceptées, « Angt reau résolut d'emporter Cossarîa. Déjà

ses colonnes d attaque, aux ordres du géntjial Bannel et des adjudants généraux Joubert et Quesnel, étaient formées sur chacun des contre-forts. Elles en suivirent les crêtes , et furent accueillies par un feu de mousqueterie très-vif. Joubert, presque au uiilieu du glacis, a^ant jugé à propos de profiter d'un pli du terrain poui' iàire reprendre haleine à sa troupe, afin de la réunir et d'assaillir ensuite les retranchements avec plus d'ensemble et de vivacité , les deux autres colonnes s'arrêtèrent aussi. Alors les ennemis , prenant cette halte pour de fhésitation, firent rouler des quartiers de rochers qui renversèrent et écrasèrent tout ce qu'ils rencontraient. En moins d'un quart d'heure, près de mille honunes furent tués ou mis hors de combat : Bannel et Quesnel étaient du uonibre des premiers. Néanmoins Joidiert, après avoir rétabli Tordre dans sa troupe, était parvenu au pied des retranchements que quelques braves avaient déjà escaladés, quand deux coups de pierre le firent tomber sans connaissance et rouler eu bas du glacis. Les soldats , rebutés par les obstacles qui semblaient se muitif^er sous leurs pas, et privés de tous leurs chefs, cherchèrent sdors dans les broussailles un faible abri contre le feu dont ils étaient accablés. La nuit suspendit le combat sur ce point : Augercau, craignant que son adversaire ne se fit jour dans l'obscurité, fit établir des épaulements et des batteries d'obusiers & demi-portée

de fusil du château , et la division passa la nuit du 1 3 au

1 4 sur le qui- vive ^ . »

Mua Provera était au bout de sa résistance : maucpiant de vivres et de munitioiis , fl fut forcé de se rendre le

1 5 avril avec les quinze cents hommes qu'il commandait.

DCLXIV.

LE GÉNÉRAL BONAPARTE REÇOIT A MfLLESIMO LES DRA- PEAUX ENLEVÉS A L*£NNEMI. — AVRIL 1706.

Bonaparte était à Millesimo, où il avait établi son «fuartier générai dans la villa Garetti. D dictait ses ordres

à Bertliicr, chef de i'état-major d'Italie, lorsqu<* ses aides de (»mp Marmont et Junot vinrent lui présenter les premiers drapeaux enlevés à Tannée des Austro-Sardes à la bataille de Montenotte et à la prise du château de Cossaria.

DCLXV.

ATTAQUE GENERALE DE DEGO.— i4 AVRIL 1796.

Aqnmfle pv Baoitti.

DCLXVI.

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