‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 2)Chapitre 78 sur 141 · S5 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

S5 SEPTEMBRE

Aquarelle p«r BmittI.

L'Angleterre citait parvenue à « nti aîner dans m ynVitique les cabinets d'Autriche et de Russie. Des ti^ailes ayant été conclus à Pétersbourg et à Vienne , une troisième coalition fut décidée, et la guerre reconunença.

«Le mouvement général de l'infauterie autrichienne

nu' TAdige et sur Tlmi, les raMemUements de cavalerie am camps de Raab'^et de Minkendorff, l^artiilerie

de campagne attachée aux corps, les régiments des frontières mis sur pied, les levées extraordinaires ne laissèrent pins aucun doute sur les résolutions de rAutriche de prendre la principale part dans les opérations de guerre déjà concertées avec l'empereur de Russie ^ »

Le 3 3 août Napoléon donna Tordie de la levée des camps de Boulogne* d'AmMeteuse et de Saint- Valéry. A dater de ce jour il ne fut plus question de descente en Angleterre : toutes les pensées , tous les efforts de i empereui' se dirigèrent vers la gueire continentale. L armée fut aussitôt mise sur le pied de guerre : les corps détachés en Hollande et en Hanovre, Tun sous le commandement du général Marmont, l'autre sous celui du maréchal Bemadotte, reçurent l'ordre de se mettre en marche vers le midi de l'Allemagne , et de s*arréter, le premier à Wurtzbourg, le second à May ence; « et le même jour où Tempereur ordonnait la levée du camp de Bouiogiir, il aiicta l uiganisation de la grande armée française en huit corps ; sur ce nombre , sept devaient agir en Allemagne ; Tannée d'Italie , sous le commandement du maréchal Masséna. fonnait le huitième corps ^. »

Lorsqu'à la fin du mois de septembre toutes les troupes fiirent en marche. Napoléon quitta Paris.

* Précis des événements mtliiairei, par le général Mathieu Dumas, t. XII , p. III.

' Ibid. p. »33.

tl50 GALERIES HISTORIQUES

Voici en quels termes Tlntroductioii aux Boiietins de la grande année raconte le grand mouvement militaire qui s'accomplit alors en FVanoe :

«On n'a jamais vu un tel niouvemrnt d'artillerie et de chevaux : au premier appel , vingt mille voituxes de réquisition se sont trouvées sur tous les points. «Soltt dats, dît f empereur en s'adressent à fermée, la gueire <i de la troisième cosdition est commencée , l'armée au-

«trichienne a passé i'Imi attaqué noti^ allié dans

«sa capitale vous-mêmes, vous avez dû accomir à

tt marches forcées à la défense de nos frontières. Mais u déjà vous aves passé le Rhin : nous ne nous arrête^ (I rons plus que liuus n'ayons assuré l'indcpendance du

a corps geimanique , secouru nos aillés Soldats, nous

tt avons des marches forcées à faire, des fatigues et des «privations de toute espèce à endurer; quelques obs- «tades qu'on nous oppose, nous les vaincrons, n

«Toute l'armée a passé le Rhin ; hier. 3o sp[itemhre, nous avons vu paitir les derniers détachements de la garde impénaie. Cette *nuit M, le général Berthier et son état-major se sont mis en route, et l'empereur lui* même est parti ce matin à onze heures. »

DCCCLXXXIV.

NAPOLÉON R£ÇO A ETTLINGEN PAR LE PRINGB ÉLECTEUR D£ BàD£. ^ i" OCTOBRE 180».

JlAR-VtCTOH UtVtlV.

« S. M. Tempereur, parti de Strasbourg le 9 vendémiaire (i""ortobrc), \ trois heures après miHi, est au ivé à huit heures du soir à Ettliiigen. L'électeur de fiade, le prince Frédéric, iîU de aon altesse électorale, et le prince âectond, son petit>fils, s*y étaient rendus, et lui ont été présentés*.»)

DCGCLXXXV.

NAPOLÉON REÇU AU CHATEAU DE LOUlSBOURfi PAR LE DUC DE WURTEMBERG. — S OCTOBRE 1805.

<( L'empereur est parti d'Ëttlingen le 1 o vendémiaire (9 octobre) à midi; il est arrivé à Louisbourg à neuf heures du soir. Sur les limites des états de Wurtembeig il a trouvé des corps de troupe. Les chevaux de ses voitures ont été changés et remplacés par ceux de l'électeui\ Lorsqu'il est entré à Loui&bourg, la garde électorale à pied et à cheval était sous les armes, et la ville îBuminée. La réception de sa majesté dans le palais électoral , où toute la cour était réunie , a été de la plus grande magnificence »

' iMtrodnelion aux Bullelim de l« grande anii^.

DCCCLXXXVI.

COMBAT DE WERTINGEN.— a OCTOBRE 1805.

DCCCLXXXVIl/

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