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NAPOLÉON BEND HONNEUR AU COURAGE MALHEUREUX

e NOVEMBRE 180&.

Dimn. — 1806.

Les prisonniers autrichiens, en défilant devant l'empereur, témoignaient un extrême empressement de le voir. Us se rappelaient qu'un jour, à Tannée d'Italie,

dans une rirconstunce pareille, voyant passer devant lui des chariots remplis d Autrichiens hiessés, il avait ôté son chapeau en disant : «Honneur au courage mallieureux'I»

DCCCCXV,

LE MABéCHAL NET REMET AUX SOLDATS DU SOIXANTE

ET SEIZIÈME BÉGIMENT DE LIGNE LEURS DR \rF\UX RE- TROUVÉS DANS LAR5ËNAL DlNSPRUGiL. — 7 NOVEMBRE

On lit dans le vingt-cinquième Bulletin de la grande armée : « Le maréchal Ney avait eu la mission de s'emparer du Tyi ol : il s'en est acquitté avec son intelligence et son intrépidité accoutumées.

«Le 7 , à cinq heures après midi, il a fait son entrée à Inspruck; il y a trouvé un arsenal rempli d'une artil-

* Prêm 4m MMmenti miBimm » ptr l« fjtaéaà H«tfii«a Bddms , t. Xni, p. 3oi.

* Jmnuâ ik Paiii du i5 branatre aa m.

272 GALERIES HISTOKIQUES

lerie considérable , seize mOle fusils et une immense

<juantité de poudre.

«Mais un trophée plus précieux, ajoute l'auteur du Précis des événements militaires ^ , fut la prise que fit un des régiments de son corps d'armée (le soixante et seisième) , des drapeaux qu*il avait perdus dans le pays des Grisons, et qui avaient été déposés i'arsenai d in spruck. o

« Lorsque le maréchal Ney les leur a fait rendre avec pompe, des larmes coulaient des yeux de tous les vieux soldats. Les jeunes conscrits étaient fiers d'avoir servi à reprendre ces enseignes enlevées â leurs aînés par les vicissitudes de la guerre. L'empereur a ordonné que cette scène touchante fut consacrée par un tableau. Le soldat fiwnçais a pour ses drapeaux un sentiment qui tient de la tendresse. Ils sont l'objet de son culte*. »

DCCCCXVI.

L'ARMÉE FRANÇAISE MARCHANT SUR VîFANF TRAVERSE LE DÉFILÉ D£ MOLK. — 10 NOVEMBRE 1805.

AquarcUe par biM&oii Fout. — i85S.

Après le combat d*Amstetten, i armée française se dirigea sur Vienne du 7 au lo novembre; elle traversa le défilé de Molk; le corps du maréchal Mortier suivit la rive gauche du Danube; une flottille entretenait les

commuiucatipns sur les deux lives du fleuve.

> T. un, p. 988.

* Vnigl-câiiqailn* BaHetia d« la pwoAt «fmée.

DCCCCXVIL

OGCOPATION DE VABBm DE MOLK PAR UARMÉE FRANÇAISE. '10 NOVEMBRE 1605.

Aùotm Hoini. — iBoS.

«Les Russes ont depuis accéléré leur retraite; ils ont en vain coupé les ponts sur Tlpsi ^ ont été promptement rétablis; le prince Murai est arrivé jusqu*auprès de l'abbaye de Molk. Le i o novembre 11 y a établi son quartier général ; ses avant-postes sont à Saint-Hippolyte.

tt L'abbaye de Molk, où est logé rempereur, est une des plus belles de iEurope. Il n'y a en France ni en Italie aucun couvent ni abbaye qu'on puisse lui comparer. Elle est dans une position forte et domine le Danube. C'était un des piiiuipaux postes des Romains, qui s'appelait la Maison de Fer, bâtie par i empereur Commode ^ »

DCCCXVIIl.

COMBAT DE DIEBNSTEINn — U NOVEMBRE 1805.

BtàviiB. 1836.

' Vingtième et vingt et uni Mil p Hnlleliu de la granfie année. * Diernstein , où Richard Ckeur-ile-Lion avait été captif ea 1 1^,

274 GALEBIËS HISTORIQUES

DGGGCXIX.

COMBAT DE DlEHiNSTELN. — 1 1 NOVEMBRE 1805.

AqwmBt pw Siiiéoi Poat. — iS35.

L*année russe ayant passé le Danube i Krems, le maréchal Mortier se trouva avec la division Gaian entouré par l'arméo ennemie et par le corps de Smith.

c< Le 1 1 novembre i 8o5 , à la pointe du jour, le maréchal Mortier, à la tête de six hataiilons, s est porté sur Stein : il croyait y trouver une arrière^arde; mais toute i*année russe y ("tait encore, ses bagages n'ayant pas filé; alors s'est engagé le combat de Diernstcin, à jamais mémorable dans les annales miiitaiies. Depuis six heures du matin jusqu'à quatre heures de Taprès-midi, ces quatre mille braves 6rent tète à Tannée russe.

«Mdtres du village de Léoben, Bs croyaient la journée finie ; mais l'ennemi , ii nié d'a\ oii' perdu dix drapeaux, six pièces de canon, neuf cents honunes faits prisonniers et deux mille hommes tués, avait fait diriger deux colonnes par des gorges difficiles, pour tourner les FVançais. Aussitôt que le maréchal Mortier s'aperçut de celle manœuvre, il maicha droit aux (roiipt.s qui l'avaient tourné, et se fit jour au travers des lignes de i ennemi, dans rinstant même où le neuvième régiment d*infimterie légère et le trente-deuxième d'inlanterie de ligne, ayant chargé un autre corps russe, avaient mis ce corps en déroute , après lui avoir pris deux drapeaux et quatre cents hommes.

DU PALAIS UE VEK5A1LLËS. 275

« Cette journée a été une journée de massacre. Des monceaux de cadavres couvraient un champ de bataiiie étroit; plus de quatre mille Riuses ont été tués ou blessés ; treize cents ont été laits prisonniers : parmi ces derniers se trouvent deux colonds.

« De notre côté la perte a été considérable. Le quatrième et ie neuvième dinlanterie légère ont le plus souffert. Les colondU des centième et cent-troisième ont été légèrement blessés. Le colonel Wattier, du quatrième régiment de dragons, a été tué^ »

DCCCCAX.

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