ENTRÉE DE L^ARMÉE FRANÇAISE A LEIPSICK.— IS OCTOBRE
Aqunfle par Sumèm Fokt. — 16^7.
Quatre jours après la bataille d'Iéna le maréchal Davoust, marchant sor BeHin k la tète du troisième corps de la gi'aiide armée, entra daii^ Leipsick.
DCCCCU.
NAPOLÉON AU TOMBEAU DU GRAND PRéDÉRIC — S5 OCTOBRE 1800.
DCCCCLIL
NAPOLÉON AO TOMnKAC DU GRAND FRÉDÉRIC. — %b OCTOBRE lâOÔ.
Auei et BàiLU» (d*ap«èi Powqm Càmm ). — iBij.
L'empereur ftit curieux de voir le tombeau du grand Frédéric. Les restes de cet illustre monaïque sont renfermés dans un cercueil de bois recouvert en cuivre, et déposés dans un des caveaux de Postdam.
DCCCCLIIL
liiirrRÉE DË L'AHMKE FRANÇAISE A BERUN. — S7 OCTOBRE 1806.
MiT«uii« — 1810.
De Postdam, Napoléon se dirigea sur Gbarlottemboui|;, où il séjourna le a 6 octobre.
n visita en passant la forteresse de Spandau , et « le
37 octobre il lU une enUi o solennelle à Berlin. Il était environné du prince de Neufchàtel, des ii)aré( baux Davoust et Âugereau, de son grand maréchal du palais, de son grand écuyer et de ses aides de camp* Le maréchal Lefebvrc ou\i .ut la innu he A la tete de la garde impériale à pied ; les cuirassiers de la division Nansouty étaient en bataille sur le chemin. L'empereur marchait entre les grenadiers et les chasseurs à cheval de sa garde. Il est descendu au palais à trois hcuies après midi. Il a
été reçu par le grand maréchal du palais Duroc. Une foule immense était accourue sur son passage. L'avenue de Ghailottembouig à Beriin est très>bdle ; feutrée par cette porte est magnifique. La journée était superbe. Tout le corps de la ville, présenté par le général Hullin, commandant de la place, est venu à la porte offrir les clefs de la ville à l'empereur. Ce corps s'est rendu ensuite ches sa majesté; le général prince d'Hatzfeld était à la téte.
» L'empereur a ordonné que les deux mille bourgeois les plus riches se réunissent à l'hôtel de vill« pour nommer soixante d'entre eux qui formeront le corps municipal. Les vingt cantons lourniront une garde de soixante hommes chacun , ce qui fera douze cents des plus riches bourgeois pour garder la ville et en faire la police ^ «»
DCCCCLIV.
• NAPOIXON ACCORDF, A LA PRINCESSE D'il ATZ FEU) LA GBACË D£ SOS MARI. --28 OCTOBRE iâOÔ.
Dl fioMtnMRT. ■ — iSio.
Le prince dUatxfdd avait été chai^ par Napoléon du gouvernement civil de Berlin. Des lettres interceptées aux avant-postes firent connaître qu'il instruisait le prince Uoheniohe des mouvements des Français. Ën conséquence il fut arrêté et allait être traduit devant une commission militaire, quand la princesse d'Hatsfeld
' Vingt el «nièroe BoHe tin d« 1« grande armée.
510 GALERIES HISTORIQLES
Tiot M' jeter aux pieds de l empereur, protestant de i'innocenoe de son mari, dont elle était diennidnie pepfmdée.
to Votis connaissez l'écriture de votre mari , lui dit l'eni- « pereur, je vais vous faire juge; » et il lui remit la lettre interceptée. La prinoesje, grosse de ]4iis de huit mois, pâlissait à chaque mot qui lui découmit k trahison de son mari , et elle était au moment de s'évanouir. L'empereur fut touché de son état. « Eh bien I lui dit-il , vous « tenes cette lettre, jelea-la au feu ; cette pièce anéantie , •je ne pomrai plus ùàre condamner votre mari »
DCCCCLV.
GAPrrULATlON DE PRENTZU)W. — S8 OCTOBRE 1806. 0 AqtÊêvSt p«r Siviop Fobt. — iSij.
«Il n'y a rien de fait tant qu*il reste à faire, » écrivait, le a 9 octobre 1 8o6, Napoléon au grand<luc de Berg, ^
en le félicitant sur Taffaire de Prentzlow.
oLe grand-duc de Berg, qui avait marché pendant toute la nuit du a 7 octobre avec les divisions de dragons Grouchy et Beaumont , précédées et édairées par la cavalerie légère du général Lasalle , arrivé h hnit heures du matin devant Prentzlow, en couronna ies hauteurs; et, à la faveur du brouillard, les premiers hussards de son avant«garde ayant pénétré sans obstacle dans les habourgs de la ville
* Extrait do vingl<4cti»i^ine toiktin àt ta grtniic «rméc.
DU PÂLAiS 0Ë VERSAILLES. 511
u Le grand-duc de Berg ordonna au général Lasalle de pénétrer dans les faubourgs et de charger tout ce qui se trouverait devant lui; il le fit soutenir par les généraux Grouchy et Beaumont, et fit avancer une batterie d'artillerie à cheval. Cette batterie, avantageusement placée, foudroyait i'avant-gardf » pi ussienne qui protégeait le mouvement de la colonne d mianterie: en même temps trois régiments de dragons traversèrent la rivière à Golniti , pour attaquer par le flanc , tandis qu une autre brigade tournait la ville.
« Les Pruasiens firent aussi de leur côté avancer une batterie sous la protection de quelques escadrons et d*ttn bataillon de grenadiers, pour répondre au feu des Français, et la canonnade s'engagea vivement pendant que l'infanterie continuait sa mardie k travers la ville. Maïs fattaque de flanc, conduite par le général GrOucby, ayant complètement réussi, la batterie prussienne fut enlevée; les trois cscadions du régiment de Prittwitz, après une courte et honorable résistance, furent chargés, rompus, poursuivis dans le fiiubouig, et jetés pèle>mèle sur un régiment d 'infanterie qui , coupé de la colonne, fut mis en désordre, et forcé de mettre bds les armes.
<r La position était tournée , et de tous cotés les troupes prussiennes furent repoussées.
tt Le grand-duc de Berg fit dors sommer le général prussien qui y commandait , de se rendre.
« Seize mille hommes d'in^terie et soixante^piatre pièces d'artillerie sont tombés en notre pouvoir ^ »
* Vingt'dfuxièntc Bulklin de la grande aimée.
512 GALËaiES H16T0A1QUËS
DCCCCLVL
REDDITION 1>F: 5TETTIN. — OCTOBRE 1806.
Aqotrdie par Smioii Foit. — i836.
«Après l'occupalion de Prentziow, le grand-duc de Beig avait immédiatement dirigé le général Laaaiie sur Stettin avec la divûîon d*avant-garde ; 0 somma la place et le fort de Preusseii le 29 octobre 1806. Le refus du gouverneur (le lieutenant général baron de Rombeig) fut suivi de la demande d une capitulation en vertu de laquelle la garnison , qui était forte de lix mflle hommes, sortirait de la place avec armes et bagages , pour se rendre , soit dans la Pnisse orientale et septentrionale , soit en Silésie. Le général Lasalie r^eta ces propositions. Pen- < dant la conférence , le général Belliard « envoyé par le grand-dur , vint aiiuonrer son arrivée et relie du uiaréelial Lannes ; il appuya par la menace d un bombardement la seconde sommation; il offirit à la garnison les mêmes conditions qu'avait acceptées le prince de Hohenlohe, et Von exigea que tout re qiii se trouvait dans la plaee , appartenant au roi de Prusse, fut remis aux armes françaises. La capitulation fut signée le soir même , et le lendemain la porte de Berlin « le fort de Preussen et le pont de l'Oder furent orcupés par les troupes du géiu rul Lasalle ' . n
' Précis dfi Miwmrnh militaires. \mt Ip (lénérai Mathieu Dlimw, t XVI , p. ^tm.
Dh PALAIS DE VERSAILLES. 513
DCCGGLVIL