‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 112 sur 224 · ALBERTI (LÉON-BAPTISTE · texte numérisé non relu

ALBERTI (LÉON-BAPTISTE

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( N* 1830. ) Andenoe collection de la Sorbonne.

Né à Florence, vers 1 4oo. — Mort en 1 486.

Alberti était d'une ancienne et illustre famille de Florence. A cette époque, quon a si justement appelée celle de la renaissance de Tesprit humain, on le vit, comme plusieurs de ses contemporains, embrasser dans ses études tout le domaine connu des lettres, des sciences

et des arts. On assure même qu'il entra dans les ordres, sans autre vocation que celle de se livrer avec plus de tranquillité et de loisir aux travaux de Tintelligence. Il a laissé des traités de philosophie , de morale , de politique, de jurisprudence et d'histoire naturelle; il fut poète, peintre et scidpteur; mais cest surtout comme architecte qu'il s est acqub une véritable ^oire. On ne lit plus guère , malgré toute l'estime dont il est digne , son livre sur fart de bâtir, mais Florence admire encore en lui l'élégant successeur de Brunelleschi, et Mantoue et Rimini montrent avec orgueil des églises construites sur ses dessins et justement comptées parmi les chefs^'œuvre de l'architecture italienne.

PLATINA (BARTHÉLEMI DE' SACCHI,

COm SOVS ut ROM DX ) » RIStOKIBll.

( N* 1 83 1 . ) Ânôenne collection de It Sorbonne.

Né à Piadena (village du Grémonais) , vers 1 4^ i . — Mort en i&8i.

Platina quitta la profession des armes pour se livrer à l'étude des lettres, qui promettait bien plus de gloire aux Italiens du xv' siècle. Il fut distingué par le cardinal François de Gonzague, qui le conduisit à Rome, où plusieurs pontifes avaient imprimé successivement une direction active et féconde aux travaux de l'intelligence. Il trouva sa place dans le collège des abréviateurs, ins-

titué par Pie II, pour introduire plus de régularité dans les actes de la cour pontificale. Il obtint moins de faveur auprès de Paul II, qui, à deux reprises , lui fit expier en prison la hauteur de ses prétentions et l'indiscrète liberté de son langage. Des jours meilleurs revinrent pour Platina avec le pontificat de Sixte IV, qui lui donna la place importante de garde de la bibliothèque du Vatican (i h'j5). L'Histoire des papes de Platina est le plus connu de ses ouvrages. U mourut à Rome , à Fâge de soixante ans.

POMPONIUS LiETUS (JULIUS),

SATAIIT.

(N* 1832.) Andenne collection delà SoHwooe.

Né, en 14^5, à Âmendolara (château de la haute Galabre). — Mort le ai mai lAgy.

Pomponius Laetus paraît avoir été le fils naturel d un des membres de la grande famille de San-Severino, dans le royaume de Naples. On confia son enfance aux soins de Monopoli et de Laurent Valla, grammairiens distingués dont il ne tarda pas à égaler le savoir et à éclipser la renommée. Il se rendit à Rome, où affluait alors tout ce qu'il y avait de doctes en Italie, et y donna des leçons qui fiurent suivies avec enthousiasme par une jeunesse éprise d amour pour l'antiquité. Pomponius Lœtus entretenait cette passion en imposant i ses auditeurs des

noms de l'ancienne Rome « et Ton prétend que « dans une sorte de démence idolâtre, il s'agenouillait chaque jour devant un autel de Romulus, et ne manquait jamais de solenniser l'anniversaire de la fondation de la ville éternelle. Le pape Paul II, plus touché des grands intérêts de la foi que du charme des lettres profanes, prit ombrage de ces superstitions païennes, et retint Pomponius Lœtus en prison pendant plusieurs années. Son délire d'antiquaire trouva grâce devant Sixte IV, amoureux lui-même de la littérature et des arts, et il put reprendre son enseignement dans une des chaires du collège de Rome. H le continua avec succès jusqu'à la fin de sa vie, en 1&97.

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