‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 114 sur 224 · PONTANUS (JEAN-JOVIEN · texte numérisé non relu

PONTANUS (JEAN-JOVIEN

roBTt. (N* 1836.) Ancienne collection de la Sorf)onne.

Né au mois de décembre i & 2 6 , au château de Ponte, près de Cerreto. — Mort en 1 5o3.

Pontanus fut un des plus beaux esprits et peut-être le poète latin le plus élégant du xv* siècle. Élevé à Pérouse, il quitta le séjour agité de TOmbrie, que déchiraient les factions, pour s attacher à Alphonse d*Aragon , roi des Deux-Siciles, qui lenmiena avec lui à Naples. Ferdinand I'', successeur d'Alphonse, à son avènement

au trône (iA58), distingua Pontanus, le fit son secrétaire, et ne tarda pas à lui confier l'éducation de son fils. Le savant, devenu guerrier à la suite de son maître, Taida de son bras à repousser Imvasion du duc d'Anjou,et ne lui en fiit que plus cher. Les honneurs furent accumulés sur sa tête pies richesses lui furent prodiguées. A Venise(i&8a)etàRoine(i&86), il remplit avec éclat les fonctions d'ambassadeur du roi Ferdinand, et finit par monter jusqu'au rang de premier ministre. Il y fiit confirmé par Alphonse II, et, lorsque ce prince, tremblant devant l'approche des Français, eut abdiqué la couronne , son fils Ferdinand II laissa à Pontanus toute sa confiance; mais celui-ci n'en profita que pour ouvrir les portes de Naples à Charies VIII, et pour mettre au service de ce prince sa vénale éloquence. Le départ des Français et la rentrée de Ferdinand II dans la capitale fiirent pour Pontanus le signal d'une retraite où il acheva ses jours. Louis XII, pendant sa courte domination à Naples (i5oi), lui ofirit en vain de le rétablir dans toutes ses dignités; il avait trouvé dans sa solitude littéraire une indépendance et un repos qu'il ne voulait plus à soixante et quinze ans mettre au hasard des révolutions. Il mourut deux ans après. Pontanus, outre ses poésies latines, a laissé im très^and nombre d'ouvrages divers sur la politique, l'histoire, la morale et la philosophie.

SABELUCUS (MARC-ANTOINE),

■isToim.

(N* 1835.) AscMBoe ooHectioii de U Socbonne.

Ne à Vicovaro, dans la campagne romaine, en ihiS. — Mort en 1 5o8.

n était élève de Pomponius Laetus, et, selon Tusage qui régnait dans Técoie de ce maître, il changea son nom vulgaire de Coccio contre le nom savant de Cocceius Sabellicus, ou le Sabin : c*est celui qui lui est resté. Sabeilicus fut professeur d*éloquence à Udine, dans le Frioul (1475), et à Venise (i48/i). Il écrivit une histoire de cette république en trente-trois livres, si fort estimée qu'elle lui valut f importante place de garde de la bibliothèque de Saint-Marc. Son histoire universelle, publiée sous le titre de Rkapsodiœ historiarum, lui mérita aussi parmi ses contemporains une admiration que la postérité n a pas confirmée. Sabellicus mourut à Venise , à Tàge de soixante et douze ans.

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