‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 145 sur 224 · GASTON DE FOIX · texte numérisé non relu

GASTON DE FOIX

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Gaston de Foix, dans la courte carrière qu*il a par* courue, a laissé un nom couvert de gloire. Il était neveu deXouis XII, et ce prince, qui n'avait point de fils, lui portait ime véritable affection de père. Les qualités héroïques du jeune comte de Foix justifiaient cette tendresse. Il était, selon le témoignage d*un contemporain: « Plein de feu et de cœur, moult vaillant, hardy aux armes et fort aimé d*un chacun, et ny avoit Frahçobsous luy qui volontiers ne voulust exposer et mettre sa vie

^ On !it au lias de ce tabieao, qui faisait autrefou partie de la collection du PalaisOfdinal, le disti({ae suivant :

Mort* Tvâ EgrtgiTm Gomrnpb Gatto TrivmpliTB 6«]1m ùc Victriz M SapwtfN Dolct.

en danger pour luy. » Il avait dix-huit ans lorsqu'il suivit le roi son oncle dans l'expédition contre Gènes (i Soy); deux ans après, à la journée d*Agnadel, il combattait à lavant-garde et y faisait admirer sa vaillance. Mais on ne connut à quel point il était doué du génie de la guerre que dans cette courte et mémorable campagne où il eut le commandement de Tannée française et reçut le surnom àefoadre de t Italie ( 1 5 1 a). Jamais en effet, depuis Annibal, un plus impétueux capitaine n'avait paru au delà des monts : il entre en campagne au cœur de l'hiver et force les Suisses gagnés ou eCBraiyés à rentrer dans leurs montagnes. Le 7 février, il sauve Bologne assiégée, en y entrant à la faveur de la neige et de l'ouragan. Le 18, il était devant Brescia, où l'étendard de Venise avait été relevé; le 1 9, il avait forcé cette ville et la livrait aux impitoyables vengeances de son armée. Le général espagnol, Raimond de Gardonne, en face d'un aussi redoutable ennemi, recule et évite la bataille : Gaston, en menaçant l'importante ville de Ravenne, le force à l'accepter. Tout le temps que dura l'action il eut le sang-froid d'im capitaine. Dès que le succès de la journée fut décidé et qu'il n'eut plus qu'à achever la victoire, il redevint soldat, et, n'écoutant que la fougue de son âge, alla se livrer à l'épée d'un fantassin espagnol (1 1 avril 1 5 1 a). Sa mort fut un deuil pour le roi et pour la France. Il n'avait vécu que vingt-deux ans.

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