‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 148 sur 224 · AMBOISE (GEORGES D · texte numérisé non relu

AMBOISE (GEORGES D

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FILS DE PIERRE D*AMB01SE, SEIGNEUR DE GHAUMONT, ETC. «T D*ANNE DE BEUIL.

( N* ] 883. ) Dblar OB , d'après on portrait de la ooUec-

tion da ch&teau de Beauregard.

Né en 1&60, au château de Chaumont-sur-Loire. — Mort le 2S mai 1 5 1 o.

Le cardinal d'Amboise a laissé une mémoire chérie et respectée presque à Tégal de celle de Louis XII, dont il fut le ministre et fami. Admis avant Tâge aux plus hautes dignités de f église, il était à quatorze ans évêque de Montauban et presque au même temps aumônier de

Louis XL li s'était dès lors attaché au duc d'Oriéans, dont il seconda la folie ambition et partagea la captivité pendant la minorité de Gharies VIII. Lorsque le duc d'Orléans, rentré en grâce auprès du jeune roi, reçut de lui le gouvernement de la Normandie, Georges d'Amboise, promu & Tarchevêché de Rouen, fit sentir à cette province les bienfaits d'un régime sage et paternel. C'était le prélude de ce qu'il allait faire sur un plus grand théâtre. Dès que Louis XII fut roi, il devint son ministre, et il s'associa tout aussitôt aux vues généreuses de ce monarque pour le bien du royaume. Ce fut grâce aux soins de son administration bienfaisante et éclairée que, parmi les fortunes variées de la guerre , le poids des charges publiques put être allégé, et que Louis XII put recueillir le beau smnoin de père da peuple. Il avait été nommé, en 1^99, cardinal et légat du pape en France, et, à la mort d'Alexandre VI et de Pie III , il crut pouvoir aspirer à la tiare. Ce rêve de son ambition fit perdre quelques avantages aux armes firançaises en Italie; et, malgré l'or du royaume répandu dans le conclave , il fut joué par une habileté supérieure à la sienne. Ce fut Jules II qui monta dans la chaire de saint Pierre. Le cardinal d'Amboise aimait les lettres et les arts, et il seconda Louis XII dans la généreuse protection qu'il ne cessa de leur accorder, au sein même de sa respectable économie. Il mourut à l'âge de cinquante ans dans le couvent des Célestins, à Lyon. On admire comme un des plus beaux monuments de la sculpture de la renaissance le tombeau qui lui a été élevé dans la cathédrale de Rouen.

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