BOURBON (CHARLES DE
DUC Di TBiiDÔaa, coirri »a soM«o«a, itc.
FILS AÎNÉ DE FRANÇOIS DE BOURBON, COMTE DE VENDÔME, ET DE MARIE DE LUXEMBOURG, COMTESSE DE SAINT-POL.
(N* 1903.) L1M8SB1, d'après an taUetu de Tan-
cienne oolleclion de mademoûeile de Montpenner, au ch4teau.d*Eu.
Né à Vendôme, le 2 juin 1&89. — Marié, le 18 mai i5i3, à Françoise d'Alençon, veuve de François d'Orléans, premier du nom, duc de Longueville. — Mort le 26 mars iSSy.
Charles de Bourbon, comte de Vendôme, fit ses premières armes à la reprise de Gênes par Louis XII, en 1 5 07, et, deux ans après, fîit armé chevalier des mains de ce prince à la bataille d'Agnadel. D représenta le comte de Flandre au sacre de François I", qui, pour le récompenser de ses services, érigea le comté de Vendôme en duché-pairie (février 1 5 1 5). Peu après il passa les Alpes à la suite du roi , et faisait partie de cette brave noblesse qui vainquit avec lui à Marignan. Lorsque la guerre éclata en iSai entre François I*' et Charles- Quint, le duc de Vendôme, gouverneur de Picardie,
défendit vaillamment éette province, et ne se laissa point entraîner aux exemples du chef de sa maison, le trop fameux connétable, qui venait de se donner à Tempereur. Pendant la captivité du roi, il inspira à la régente Louise de Savoie une telle confiance, quelle le fit chef du conseil, et Tassocia ainsi à tout ce quelle fit pour mettre le royaume à f abri des attaques de Charles-Quint. On voit le duc de Vendôme, quand la guerre se rallume en i536, chargé encore une fois de repousser en Picardie Tinvasion des troupes impériales , et il eut l'honneur de leur faire lever Je siège de Péronne. Il ne survécut pas longtemps à ce beau fait d'armes, et mourut le dimanche des Rameaux de l'année iSSy.