‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 163 sur 224 · REINE DE NAVARRE · texte numérisé non relu

REINE DE NAVARRE

FILLE AÎNÉE DE CIIAIILES, COMTE D*A?iGOULÊM B , ET DE LOUISE DE SAVOIE.

(N* 190C.) Par Madame Varcollieb, d*après an

tableau do temps.

Née à Angoulême, le ii avril i&gs. — Mariée:

i^'cn i5o9, à Qharles, quatrième du nom, duc d'Alençon; a* en i52 6, à Henri d'Albret, deuxième du nom, roi de Navarre. — Morte au château d'Odos, en Bigorre, le 2 1 décembre 15/19.

Marguerite de Valois eut pour premier époux ce duc d*Alençon qui ne put siurivre à la honte de s être enfui à la bataille de Pavie. Tendrement aimée de son frère (VançoisI"^, elle alla en i5a6 le visiter à Madrid, le soutint et ]e consola dans les ennuis de la captivité et

les langueurs de la maladie, et tint à Tempepeur et à ses ministres un si ferme langage, quelle les força à mieux traiter leur illustre prisonnier. Cette même année, elle fut remariée à Henri d'Albret, roi de Navarre, et on la vit exercer le souverain empire des grâces et de lesprit dans sa petite cour. Le trop célèbre Heptameron, ou Contes de la Reine de Navarre, est un témoignage plus réel du goût licencieux de lepoque que des mœurs de fauteur; mais on ne s'en afflige pas moins qu'il soit l'ouvrage d'une femme. Marguerite eut aussi le malheur de se laisser éblouir au prestige des nouveautés religieu/és qui agitèrent lexvi* siède. Elle se fit la protectrice avouée de Calvin et de Marot, et donna entrée à l'hérésie dans sa cour et dans son royaume. Elle composa même en i533, sous le titre de Miroir de fàme pécheresse, un petit traité de théologie qui fut condamné par la Sorbonne. Cependant elle se ressouvint en moiurant de la foi de ses pères, et protesta quelle lui était toujoiurs restée fidèle dans le cœur. Marguerite était née deux ans avant François I", et mourut deux ans après lui.

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