GUISE (CLAUDE DE LORRAINE
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Cest avec Claude de Lorraine que conunence la haute fortune de cette maison de Guise , destinée à jouer un rôle si importaht dans notre histoire au seizième siècle. Simple cadet dune famille souveraine plus illustre que puissante , il vint s*établir en France et y reçut des lettres de naturalisation. On le voit prendre part à toutes les guerres du règne de François I*. Il commandait à Marignan les troupes de son oncle le duc de Gueldres ( 1 5 1 5), et reçut dans cette fameuse journée
vingt-deux blessures; en i5ai , il ëtait placé ^us les ordres de Tamiral Bonnivet, pour tenir tète en Guyenne aux attaques combinées des Espagnols et des Aurais ; Tannée suivante il battit les troupes de Henri Vm sous les murs d*Hesdin, et celles de Tempereur devant Neufchâteau. Pendant la captivité de François I", en i5a5, il s unit à son frère Antoine, duc de Lorraine, pour écraser une révolte de paysans menaçante pour les frontières du royaume, et, en récompense de ce service signalé , des letti^es de félicitation lui furent adressées par le parlement de Paris. François I*, qui lavait déjà nommé grand veneur, le fit, en iSay, duc et pair de France. L*énergique prévoyance du duc de Guise préserva, vers i536, de f invasion ennemie la Champagne, dont il était gouverneur. Lorsque Tempereur, en iStiày assaillit cette province avec une puissante armée, et, maître de Château-Thierry, répandit f effroi dans la capitale du royaume, le duc de Guise, par sa ferme attitude, contribua à rassurer les esprits alarmés, et jeta ainsi dans le cœur des Parisiens les premiers fondements dé cet amour quils devaient garder si fidèlement à sa maison. Henri H, dès les premiers jours de son avènement, agrandit la fortune déjà si magnifique du duc de Guise, et érigea le comté d*Aumale en duché-pairie pour le second de ses fils (15/17). ^^^^^^ ^^ Lorraine était encore dans la force de Fâge et dans tout lessor de son ambition lorsqu il mourut au château de Joinville, le 12 avril 1 5 5o, laissant après lui une nombreuse postérité. Le nom, quoique illustre, du premier
duc de Guise, devait s'effacer devant les renommées bien autrement éclatantes de son fils et de son petit-fils.