ÉLECTEUR DUC DE SAXE
FILS AINE DE JEAN, SURNOMMÉ LB CONSTANT, ÉLECTEUR ET DUC DE SAXE, ET DE SOPHIE, FILLE DE MAGNUS, DUC DE MBC- KLEMBOURG, SA PREMIÈRE FEMME.
(N* 1975.) CKA!iACH,yenl5M>.
Né le 3o juin i5o3. — Marie, le 9 mars iS^y^k Sibylle, fille ainée de Jean m, dit fe Pacijiqiie, duc de Clèves, de Berg et de Juliers. Moitié 3 mars i554.
Jean-Frédéric fut le dernier électeur de Saxe de la branche Emestine. Il avait succédé à son père et à son oncle dans le poste périlleux de chef du luthéranisme en Allemagne (i532). Mis au ban de f empire par Charles-Quint, il déploya hardiment le drapeau de la réforme contre lempereur, et avec son allié fidèle, le landgrave de Hesse, fiit vaincu et fait prisonnier à la bataille de Mûhlberg, en iS&y. Un tribunal présidé par le duc d*Âlbe le condamna à mort, et la dignité électorale fiit transférée à son cousin Maurice de Saxe. Il lui fallut, après cinq ans de captivité, souscrire à cet arrêt de spoliation , contre lequel il protesta vainement après la mort de Maurice ( 1 553). Tout ce qu'il put obtenir pour sa famille fiit la possession de quelques seigneuries dé-
' On lit dans la partie supérieure du tableau Finscription suivante : Friderich III churf vnd herzog zu Sachsaen.
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tachées et la réversibilité du titre électoral, au cas d extinction de la branche qui avait usurpé ses droits. Jean- Frédéric mourut au moment même où il venait de signer cette convention. Les historiens protestants sont unanimes dans les louanges qu*ils donnent aux vertus de ce prince.