‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 218 sur 224 · ROI DE SUÈDE · texte numérisé non relu

ROI DE SUÈDE

Gustave Wasa était un des otages qui furent livrés en i5i8 par fadministrateur de Suède, Stenon Sture^ à Christian II, et dont ie perfide monarque fit ses prisonniers. Gustave parvint à séchapper, et se réfiigia à Lubeck. Il y trouva un navire pour le transporter sur les côtes de sa patrie , et ne tarda pas à apprendre qu'Éric Wasa, son père, avait été une des nobles victimes dont la tyrannie ombrageuse de Christian avait fait tomber

les têtes ( 1 5ao). Il alla se cacher alors, sous lliabit d'un ouvrier, dans ifis mines de la Dalëcarlie, et y attendit loccasion de lever Tëtendard de l'indépendance. Les cruautés de Christian la lui fournirent bientôt, et lorsqu'il se fîit fait connaître aux Dalécarliens et les eut appelés aux armes pour la délivrance de la Suède, sa marche fut facile et triomphante jusque sous les murs de Stockholm. Il avait été proclamé à Vaesteras administrateur du royaume. Les états, rassemblés à Stregnesz, lui décernèrent le titre de roi (i5a3), et, peu de mois après, il fit reconnaître ce titre dans la capitale. Gustave, qui avait trouvé le clergé suédois contraire à son élévation, résolut d'imiter l'exemple des princes allemands, qui , en adhérant à la réforme religieuse de Luther, avaient agrandi leur richesse et leur puissance. Par suite du recès de Vaesteras, en iSay, le luthéranisme devint la religion de la Suède , et les biens dudei^é confisqués aidèrent à relever le crédit de l'état et à fortifier le pouvoir du monarque. Ce pouvoir était assez fermement établi en i5&o pour que Gustave, par la voix des états assemblés, le fit déclarer héréditaire dans sa maison. Il iiit le premier roi qui fit connaître et respecter la Suède à l'Europe; les confédérés de Smalkalde invoquèrent sa protection, et François I* rechercha son alliance. L'historien Vertot a dit fort justement de lui <t qu'il régna avec une autorité aussi absolue que s'il fût né sur le trône ; qu'il disposa à son gré de la religion , des lob et des biens de ses sujets, et cependant mourut adoré du peuple et révéré par la noblesse. » Vers la fin de sa

vie, se sentant trop affaibli pour continuer à porter ]a couronne, Gustave abdiqua solennellement en faveur de son fils Éric, au sein des états assemblés.

VILLIERS DE LISLEADAM (PHIUPPE DE),

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QfTATRlîSME FILS DE JACQUES DE VILLIERS, SEIGNEUR DE L*ISLE ADAM , ET DE JEANNE DE NEELLE.

(N* 1990.) Saint-Èthb, d'après au portrait de

la oollccticm du ch&leau de Beauregard.

Né à Beauvais, vers 1 464. — Mort le aa août i534.

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