‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 44 sur 224 · DANTE ALIGHIERI · texte numérisé non relu

DANTE ALIGHIERI

POiTB.

( N* 1736. ) Ancienne cdiection de la Sorbonne.

Né à Florence au commencement de Tannée ia65. — Marié vers 1291 à Gemma de* Donati. — Mort à Ravenne, le 1 4 septembre 1 Sa 1 .

DANTE AUGHIERI,

roin.

(N* 1737.) Camoccim , d'aprèi Raphaël.

Dante Âlighieri ent pour maître Brunetto Latini» poète et philosophe, dont il paya plus tard les leçons en hii donnant dans son Enfer une triste immortalité. On a fait remonter aux premières années de son en- &nce son idéale passion pour cette Béatrix, dont il à rendu le nom inséparable du sien dans les souvenirs de lliistoire. Ce fut elle qui lui inspira , dit-on , ses premiers vers. Dante appartenait par sa naissance au parti guelfe, dominant dans Florence depub la fin du xiii" siècle; il fiit soldat, conmie tous les citoyens fêtaient alors dans les républiques de lltalie, et porta les armes contre les Gibelins au combat de Gampaldino en 1 289, et fannée suivante au siège de Gaprona. Hservit aussi sa patrie dans les négociations , et Ait quatorze fois employé comme ambassadeur. Il était âgé de trente-cinq ans , lorsqu*en i3oo il lîit élevé, sous le titre de Prieur des arts, à la première magistrature de Florence. Mais, comme si cette ville ne trouvait pas que ce fiit assez d'être déchirée par les deux grandes factions qui se partageaient lltalie, elle vit le parti guelfe se diviser dans son sein entre les deux puissantes familles des Gerchi et des Donati, entre les blancs et les noirs. Des dissensions domestiques rangèrent le Dante parmi les blancs, et il fut enveloppé dans la défaite de ce parti. Banni de Florence, il essaya en VIII. • 6

1 3oA , mais vainement , d y rentrer les armes à la main. Il devait achever ses jours dans Texil , et ne revoir jamais cette patrie que tantôt il embrassait de son ardent amour, tantôt il poursuivait de ses implacables malédictions. On le voit pendant plusieurs années fuyant d*asile en asile, goûtant, selon son admirable expreission , « combien est amer le pain de Tëtranger, » et conduit par sa destinée errante jusqu'à Paris ( 1 3 1 o) , où il vint s'asseoir sur les bancs des écoles et soutenir des thèses de théologie. Son dernier refuge fut la petite cour de Ravenue, où il reçut deGuido Novello une généreuse hospitalité, et il expira dans cette ville en i Sa i , à l'âge de cinquante-six ans. Ce fut au milieu des épreuves de son long exil, que Dante écrivit le grand poëme qui a immortalisé son nom. La Divina commedia^ composée de trois parties l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis, est le plus ancien, et est resté le plus admirable, peut-être, des monuments de la poésie italienne.

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