‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 54 sur 224 · REINE DE NAPLES · texte numérisé non relu

REINE DE NAPLES

riLLB AiNÉB DB CHARLES DE SICILE, DUC DE CALABRE, ET DE MARIE DE VALOIS, SA SECONDE FEMME.

(N' llb'2.)

Née en i3q6. — Mariée : i" le 26 septembre i333, à son cousin André de Hongrie, quatrième fds de Charobert, roi de Hongrie, et d'Ëlisabetli de Pologne, sa troisième femme; 2° le 20 août i3à6, à Louis de Tarente, fils puiné de Philippe de Sicile, prince de Tarente et d'Achaïe, et de Catherine de Valois, sa seconde femme ; 3*" en i362, à don Jayme d'Aragon, infant de Majorque, fils de Jayme d'iVragon, deuxième du nom, roi de Majorque, et de Constance d'Aragon, sa première femme; 4** le 2 5 mars iSyG, à Othon, duc de Brunswick, fils

de Henri, dit le Jeune, duc de Brunswick, et d*Hélënede Brandeboui^, sa première femme. — Morte le 22 mai

Jeanne n*avait que sept ans lorsque le roi Robert, son aieul\ lui fit épouser, en i333, son cousin André, fds de Gharobert, roi de Hongrie, et confondit ainsi leurs droits à la couronne des Deux-SicUes. Mais cette précoce union ne fit que développer chez les deux jeunes époux les sentiments d'une mutuelle aversion, et lorsquen i3&3 Jeanne fut montée sur le trône, on put prévoir tout ce que cette discorde conjugale allait enfanter de malheurs et de crimes. En effet, Jeanne, subjuguée par l'ascendant de son amant, Louis de Tarente, consentit à la mort d* André ( i3&5) et ne tarda pas, en donnant sa main à Tauteur du meurtre ( 1 3 & 7 ) , à confirmer les rumeurs soulevées contre elle par ce forfait. Ge fut alors que Louis P, roi de Hongrie, rassemblant sa brave noblesse sous un étendard noir où Ion voyait peint l'assassinat de son frère, descendit en Italie et fit fuir devant lui la coupable et tremblante Jeanne. Gelle*ci , réfugiée en Provence, se jeta sous la protection du pape Glément VI, lui vendit Avignon, et au mois daoût i348 put faire voile vers Naples, doù la peste avait chassé son rigoureux beau-frère le roi de Hongrie. Louis, deux ans après, rentra en vengeur dans le royaume de Naples; mais, s étant épuisé au siège d'Averse , il consentit à soumettre au jugement de la cour pontificale la cause qu*il était venu décider les armes à la main. Jeanne fut

déclarée innocente par ia sentence du pape et redevint paisible maîtresse de sa couronne. Ayant perdu en 1 36a son mari, Louis de Tarente, qui Tavait rendue si criminelle et si malheureuse, elle épousa, la même année, Jayme d'Aragon, infant de Majorque, qui la délaissa, occupé du soin infiructueux de reconquérir ses états héréditaires. A la mort de ce prince, en i SyS , elle chercha dans un quatrième mariage avec le noble et vaillant Othon de Brunswick un appui contre les prétentions ambitieuses de son cousin Charles de Durazzo (iSyG). Bientôt le grand schisme ayant éclaté en Occident (i SyS), Charles de Durazzo , attaché à la cause d*Urbain VI, prit les armes contre Jeanne, qui avait embrassé celle de Tanti-pape Clément VII, et ce fut alors que celle-ci reconnut pour son héritier Louis , duc d'Anjou , frère du roi de France Charles V (i38o). Mais ce prince ne lui apporta pas les secours qu'elle en attendait : Naples ouvrit ses portes à Durazzo ( 1 38 1 ) ; Jeanne fut forcée de se remettre entre ses mains, et le barbare vainqueur, ayant enfermé sa prisonnière au château de Muro, dans la Basilicate , ne tarda pas à l'y faire périr par une mort cruelle (mai i38a). Jeanne de Naples, au milieu de toutes les erreurs et des crimes mêmes de sa vie , conserva toujours sur tout ce qui l'approchait le prestige de l'esprit et de la beauté. Sa destinée offire plus d'un trait de ressemblance avec celle de l'infortunée Marie Stuart.

AMURATH I" OU MOURAD,

SULTAN DES TURCS OTTOMANS

FILS D^ORILHAN ET DE TUÉODORA.

Né en i3q6. — Mort en août ou septembre iSSg.

Amiirath 1" continue glorieusement la suite des premiers sultans. Elevé dans une obscure retraite, il en fut tiré par la mort de son frère Suleiman , qui le rendit héritier du trône des Osmanlis (i36o). Il ajouta aux institutions militaires de son père Orkhan celle des timars , espèce de fiefs donnés pour prix de la valeur g^errière, et obligeant ceux qui en étaient investis à un service proportionné à la valeur de la terre qu ils avaient reçue. La prise d'Ancyre, dans TAsie Mineure, ne fut que le préliide de plus hardies expéditions au delà du Bosphore. Andrinople, la seconde ville de lempire grec en Europe , tomba entre ses mains, et d autres villes de la Thrace eurent bientôt après le même sort. L'empereur Jean Paléologue subit, à d'humiliantes conditions, l'impérieuse alliance d'Amiu*atli ; mais les Hongrois , les Bidgares , les Serviens , et d'autres peuplades slaves, dont ses conquêtes l'avaient rendu le voisin, se liguèrent pour arrêter les progrès d'une puissance devenue pour eux si menaçante. Une grande bataille fut livrée dans les plaines de Cassowa : Amurath y resta victorieux ,

mais y trouva la mort. Il était âgé de soixante et douze ans et en avait régné trente et un.

CHARLES V, DIT LE SAGE

ROI DE FRANCE

(N* 1354, p. Soda tooM VII.) Dejoinri. -- i83d.

Mort en i 38d.

CHARLES V, DIT LE SAGE

ROI DE FRANCE

( N* 1754, voir n* 1254.) Saint-Éthi.

CHARLES V, DIT LE SAGE

ROI DE FRANCE

(N* 1755.) Loo» BoDLAicBA, d'après an portrait

de la collection du chàleaa de Beauregard.

LOUIS DE FRANCE

BVC B'AWOU, PBBHIM DU lOM ,

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