‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 3)Chapitre 78 sur 224 · DUC D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

DUC D'ORLÉANS

FILS kini DE LOUIS DE FRANCE, DUC D'ORLEANS, PREMIER DU NOM, ET DE VALBNTINE VISGONTI.

(N* 1789.) ÂMiBL,d*après on portrait de UcoUectioB

du châteaa de Beanregard.

Né en l'hôtel Saint-Poi, à Paris, le a6 mai lîgi. — Marié : i^àCompiègne, le ^QJuin i/io6, àlsabelle de France, veuve de Richard II, roi d'Angleterre, et seconde fille de Charles VI, roi de France, et dlsabelle de Bavière; a"* en i/iio, à Bonne d'Armagnac, fille aînée de Bernard VII, comte d'Armagnac, connétable de France, et de Bonne de Berry ; 3* à Saint-Omer, le 3 G novembre i â/ïo, à Marie de Gèves, fille d'Adolphe, duc de Clèves, et de Marie de Bourgogne. — Mort le U janvier iil65.

Charles d'Oriéans porta le titre de comte d'Angoulême jusqu'à la mort de son père, en idoy. Lorsque le connétable d'Armagnac entreprit, en i&io, de combattre la puissance de Jean-sans-Peur, il fit épouser sa fille au duc d'Oriéans pour donner un plus solide appui à ses prétentions. Cinq ans après ce jeune prince déploya vaillamment sa bannière dans les plaines d'Azincourt et tomba prisonnier aux mains du roi Henri V, qui l'envoya en An^eterre. H y passa vingt-cinq années, toujours poussant vers sa patrie des regrets inutiles, et ne

se consolant que par le culte de la poésie des longs ennuis de sa captivité. La plupart de ses vers nous ont été conservés, et ce sont les meilleurs de cette épo<pie. Il y règne un heureux mélange de légèreté gracieuse et de douce mélancolie. Ce fut l'ancien rival de sa maison , Philippe le Bon, duc de Bourgogne qui, en i4/ïo, lui rendit la liberté. Le duc d'Orléans entreprit ensuite, mais vainement, de faire valoir les droits que lui avait laissés sa mère au duché de Milan. On le voit, dans les premières années du règne de Louis XI, mêlé, ainsi que son firère le comte de Dunois, à la ligue des princes contre ce monarque. U mourut, en i465, dans sa soixante et quatorzième année.

PHIUPPE m, DIT LE BON,

DUC D£ fiODRGOGNE,

FILS Aifii DE JBAN-SANS-PBDR, DUC DB BOURGOGNE, ET DB MARGUIRITB DE BAVIÀRB.

(N- 1790.) Ancien uUeau.

Néà Dijon,le 3o juin 1 396.— Marié: i* en juin 1/109, à Michelle de France, fille de Charles VI, roi de France, et d'Isabelle de Bavière; a"* le 3o novembre i^a/i, à Bonne d'Artois, fille de Philippe d'Artois, comte d'Eu, et de Marie de Beiry ; 3* le 10 janvier 1 /i3o , à Isabelle de Portugal, fille de Jean I", roi de Portugal , et de Philippe dç Lancastre. — Mort le 1 5 juin 1 /167.

PHILIPPE m. DIT LE BON,

DOC DE BOURGOGNE

(NM791.) EooàHB DsTiHU.

PfflLIPPE m. DIT LE BON,

DUC DE BOURGOGNE

(N* 1703.) Ancien taddean.

PfflLIPPE in, DIT LE BON,

DUC DE BOURGOGNE

(VoirnM818,p. 195.)

Philippe étdt ftgë de dix-neuf and et portait le titre de comte de Gharolais lorsque fut livrée la bataille d*Azincourt, où il regretta toute sa vie de n*étre point allé faire son devoir. Mais il oublia ces loyaux sentiments d'un prince français, lorsque cinq ans après, pour venger la mort de son père , il signa le fatal traité de Troyes qui mettait la couronne de France sur la tête du roi d'Angleterre (1 k^o). Philippe le Bon eut une triste pari à tous les maux qui affligèrent le royaume durant les premières années du règne de Charles Vil; mais en 1 &35 la fortune de ce monarque ayant été relevée par une suite de succès merveilleux, le duc de Bourgogne re* vint aux intérêts de sa politique en même temps qu'au

sentiment de ses devoirs, pour se détacher de Talliance onéreuse de fÂngleterre, et se réconcilier arec le roi de France. Il demeura toute sa vie fidèle aux stipulations du traité d*Arras, et travailla par une suite d'heureux accroissements à agrandir sa maison déjà si puissante. On le voit acquérir à divers titres le duché de Luxembom^, lés comtés de Hainaut, de Namur et de Hollande, et agouter de la sorte au duché et à la comté de Boulogne les dix-sept provinces des Pays-Bas. Aussi s intitula-t-il fiètemetit souverain par Id grâce de Dieu de tous les états qu*il ne tenait pas comme vassal de h coiuronne de France (i4â8). Lmdocile himieur des Flamands et des Liégeois s*agita vainement sous la main d*im suzerain aussi redouté, et Philippe le Bon sut tenir toutes ses seigneuries daiis une étroite dépendance. II entoura sa maison d'un éclat et d'une ms^ificence jusqu'alors inouïs, et to cour fiit Jâ plus brillante de l'Europe. Ce fut lui qui institua, au mois de janvier i&3o, l'ordre de la Toison d'Or. Philippe le Bon avaît donné asile au dsrophin Louis, que son humeur inquiète avait fait sortir du royaume. Lorsque ce prince monta sur le trône, en 1&61, le duc dé Bourgogne, malgré sùù grand âge> malgré f orgueil de sa puissance , vint remplir i son sacre l'office de fidèle vassal , et y figura comme doyen des pairs de ^râfhce. li était âgé de sdixanrte et otizë ans, et ne gouvernait plus ses états que d'une main affaiblie, lorsqu'il mourut à Bruges, en 1467.

PHILIPPE m. DIT LE BON,

DUC DE BOURGOGNE

(N* 1793.) AndeD tableau.

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