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CHARLES DE BOURGOGNE, DIT LE TÉMÉRAIRE

DUC DE BOURGOGNE

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FIL5 DE PHILIPPE III, DIT LK BON, DUC DE BOCnGOGNE, ET DMSABELLE DE PIMTOGAL.

(N* 1816.) Ancien uUetu.

Né à Dijon, le lo novembre ià33. — Marié : i*" à Saint-Omer, en i^Sg, à Catherine de France, seconde fille de Charles VII, roi de France, et de Marie d*Ânjou; a"" à Lille, le 3o octobre 1 45& , à Isabelle de Bourbon, fille deCharies de Bourbon, premier du nom, duc de Bourbon , et d'Agnès de Bourgogne ; ^ le 3 juillet i /168, à Maif;uerite, fille de Richard, duc d'York, et de Cécile Nevil. — Mort le 5 janvier 1 477.

CHARLES LE TÉMÉRAIRE

DUC DE BOURGOGNE

(N* 1815.) En pied . pur Drcauiiib.

CHARLES LE TÉMÉRAIRE

DUC DE BOtJRCOGNE.

(N*l8Itt.) Eapicd.MiaenlaUrni.

CHARLES LE TÉMÉRAIRE

DUC DE BOURGOGNE

(N*]817.) Ancien tableau >.

Charles de Bourgogne portait le titre de comte de Chardais lorsqu*il fit ses premières armes à Rupelmonde et à Morbeck contre les Flamands révoltés. Il se lia d'amitié avec le dauphin Louis, réfugié à la cour de Bourgogne, et, trop fidèle aux exemples de ce prince, il fatigua de ses exigences hautaines la vieillesse de son père. H fot fflme de la ligue du bien public formée contre Louis XI, et commandait f armée qui livra aux troupes royales la bataille de Montlhéry. Croyant avoir enchaîné le roi de France par les onéreuses stipulations du traité de Conflans, il put se retourner, avec toute la puissance que venait de lui laisser la mort de son père, contre les Li^ois, dpnt la turbulence républicaine était sans cesse en guerre avec l'autorité de leur évêque. Charles les défit à Saint-Tron ( i à6j), et tira de leur révolte une vengeance exemplaire. Soigneux de s'assurer des alliances contre le roi de France, son suzerain, il épousa, l'année

* Gbaries de Bourgpgne est représenté dans ce tableau avec le mantean et les insignes des anciens ducs de Brabant.

suivante, Marguerite dTork, sœur d'Edouard IV, roi d'Angleterre. Il alla, cette même année, à la tète dune armée, demander compte à Louis XI de f infidèle exécution du traité de Gonflans. Ge fut alors que le monarque français, -malhabile à force de duplicité, se remit imprudemment à Péronne entre les mains de son ennemi, et n'échappa à la mort qu'en subissant tous les affironts qu'il plut à celui-ci de lui infliger. H ne pouvait y avoir que de courtes trêves entre deux semblables adversaires, et la guerre recommença en i Ay i . Gharles le Téméraire, dont l'orgueils'indigne des liens duvasselage, s'en affiranchit alors par une solennelle déclaration (novembre), et croit avancer ainsi vers le terme où tend sa dévorante ambition. Mais l'échec le plus inattendu vient humilier ses armes au siège de Beauvais, et il ne sait le réparer que par d'inutiles ravages commis en Normandie. Il venait d'ajouter le titre de duc de Gueldres aux nombreuses seigneuries de la maison de Bourgogne. Il éclipsait toutes les royautés de l'Europe par la fastueuse opulence de sa cour; il crut que la couronne royale appartenait de droit à tant de puissance, et il alla la demander à Trêves, à l'empereur Frédéric III ( lAyS). Il promettait sa fille, Marie de Boiirgogne, à l'archiduc Maximilien, en échange du double titre de roi et de vicaire général de l'Empire. Ses prétentions échouèrent. Altéré de vengeance, il combine avec Edouard IV un formidable plan d'invasion contre la France , en même temps qu'il va mettre le siège devant la ville de Nuyss siur le Rhin , pour la rendre à son parent l'électeur de Go-

logne. Telle était la hautaine obstination de son caractère, qu*ii s'acharna dix mois à des tentatives inutiles contre cette place, oubliant ses projets contre la France et ses traités avec TÀngleterre. Il laissa Louis XI se débarrasser à prix d'ai^ent de l'invasion d'Edouard IV (i&yS). Charles le Téméraire, au sortir du siège de Nuyss, s'engagea dans cette querelle avec le duc de Lorraine , où sa fortune et sa vie devaient trouver leur terme. Ului fut facile d'enlever au jeune duc René ses états, et de se donner dans Nancy les honneurs d'une entrée triomphale; mais il n'eut pas aussi bon marché des Suisses, lorsque, pour venger la mort du sire de Hagenbach, il ne voulut rien moins que les avoir à sa merci, et repoussa avec une insultante colère les soumissions de leurs ambassadeurs. On le vit rassembler autour de lui tout le formidable appareil de sa puissance pour aller diercher dans ses montagnes cette nation de pâtres qui avaient combattu pendant cent ans contre la maison d'Autriche pour leiu* fière indépendance. On sait l'issue des deux fameuses journées de Granson (3 mars 1476) et de Morat (a a juin), où la chevalerie bourguignonne tomba par milliers sous les piques des intrépides montagnards. Charles le Téméraire, d'autant plus indomptable dans son orgueil que sa fortune était plus abattue, s'obstina à ramasser ses derniers débris pour aller assiéger dans Nancy le duc René, que les Suisses y avaient rétabli. Il périt dans une bataille engagée sous les murs de cette ville, le 5 janvier lAyy, à l'âge de quarantequatre ans. Il iîit le dernier des ducs de la seconde maison VIII. 1 3

de Bourgogne, et légua, pour le r^lement de sa succession, plus de deux siècles de guerre à TEurope.

CHARLES LE TÉMÉRAIRE

DUC DE BOURGOGNE

AVEC TES PRINCES ET PRINCESSES DE SA MAISON, DEPUIS PHILIPPE LE HARDI JUSQU'A MARIE DE BOURGOGNE.

(N* 1818.) DiBACQ, d*«près un dctsin gouache qiii

se trouve au Muaée royal. — iSiii'.

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