‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 4)Chapitre 108 sur 273 · DOC DX BUTA6XB · texte numérisé non relu

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SECOND PILS DB IBAN DE BBBTAGNB, CIBQinÀllB DUC DB BBETAGMB, GOHTB DE BICHEMONT ET DE MONTFOBT, 8T DB JEANNE DB NA- VABBB, SA TBOISliMB FEMME;

(K* 1908. ) En pied , pv Xator Dwà , d'iptès on

porfrttt de fa ooUMlidn dn diâiean de Bemefjped*

Né au château de Sueinio Je 9 5 août 1 895. — Marié :

1" le 10 octobre i/iaS, à Marguerite de Bourgogne, veuve de Louis de France, duc de Guyenne et dauphin de Viennois, fille ainée de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, et de Marguerite de Bavière; à Nérac, le août ikk^f à Jeanne (VAlbret, fille de Charles, deuxième du nom, saie d'Alhret, et d'Anne d^Armagnac; 3* le 2 juillet i&dS, à Gatheime de Luxembourg, fille de Pierre de Luxembourg , premier du nom , comte de Saint'Pol, et de Maiguerite de Baux. — Mort ie a 6 décembre i4S8.

' Chronologie militaire.

Il ftit fait chevdîer, en i&oi, par le duc Jean VI,

son frère, et nommé gouverneur du duché de Nemours en ikiU. Il se trouva, en 1/4-1 5, à la bataille d'Azincotiit, où les blessures qu'il reçut le firent demeurer prisonnier des Anglais jusqu'en i^so. Nommé connétable en i425 et imposé au choùt du roi Charles VU, il servit ce prince malgré lui, et fit une rude guerre aux Anglais. Après k levée du sîége d*Oiiéans en 1 iiig, toujours repoussé par Charles VII, qui le craignait, il prit néanmoins sa place dans Tannée qui conduisit ce mo- ■ narque à Reims pour y être sacré. Dans un temps où les exemples de la désobéissance féodale étaient si communs , rien ne découragea le patriotisme infatigable de Richemont, et il attendit patiemment que Charies VU lui rendît plus de justice. Nommé enfin, en 1 435, gouverneur et lieutenant général dans les pays de Tlle-de- France, Normandie, Champagne et Brie, ce fut lui qui fit rentrer Paris sous i obéissance du roi en i436. Le connétable de Richemont gagpa, en 1 45 o, la bataille de Formigny, à la suite de laquelle la Normandie fut enlevée à la domination anglaise. Il devint duc de Fjj ctagne en 1 457, après la mort de son neveu Pierre , deuxième du nom, duc de Bretagne, et mourut dans la soixantecinquième année de son âge.

SAINT-POL (LOnS DE LUXEMBOURG,

COITI OB ) , M MimS , 91 U6IIT, BTC. MlfiXKir» O'SXSOUa .

IILS ÀÏvi DE PIERIIB DB 1.0ZB1IBODBG . PBBMIBR DU NON, COMTB BB G011VBR8AH, BT DB MABGUBKITB DB BAUX;

(N* En pied, par Ghjirles Steoben , d*après

un portrait de la ooUectioD du cUieaiK de Beaiu^;tad.

Né vers 1 4 1 8. — Marié : i° au château de Bohain , le 1 6 juillet i435, à Jeanne de Bar, comtesse de Marie et de SoissoDS, vicomtesse de Meaux, etc. fille miiqae et héritière dé Robert de Bar, comte de Blaile et de Soissons, et de Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux; 2* par contrat passé à la Motte-d'Ëigry , le août i466, à Marie de Savoie , cinquième fille de Louis , duc de Savoie, et d'Anne de Chypre. — Mort le 1 9 décembre 1 47 5.

Le comte de Saint-Poi ne commence à paraître avec quelque éidat dans Thistoire que vers Tannée i464-

Charles, comte de Charolais, plus tard duc de Bourgogne , s'étant mis, à la tête des princes et grands du royaume soulevés contre Louis XI, le comte de Saint- P(d fut un des prmcipaux cheû de Tannée bouiguigriDiine dans cette guerre dite da bien public. Il combattit à la journée deMontihéry (i465), et le traité de Gonflans lui donna sa part des dépouilles de la royauté. L*épée de connétable , que nul n*avait portée depuis la mort de Ricbemunt, lui lut remise avec le gouverne-

ment de la Qiampagne et de la Brie. L*effort constant

du comte de Saiiit Pol , q\ie la sii iiariun de ses riches domaines plaçait entre le roi de l'Vauce et le duc de Boiirgc^ne, comme entre k jnarteau et Venelame, fat d'éviter de prendre parti ponr Twi on pour Tautre dans leur querelle sans cesse reiKiissaiite. En acceptant le collier de l'ordre de Saint-Michel, fondé en 1469, il resserra les Uens de l'allégeance qui rattachait à Louis XI, et en 1^71, au moment où les hostilités édataîent entre les deux princes, il enleva, mids au profit de sa propre ambition, la ville de Saint- Quentin à la souveraineté bourguignonne. Sa conduite équivoque eut pour effet de le rendre également suspect au roi de France et au duc de Bourgogne : la haine de Louis XI alla si loin contre lui, que dans la trêve conclue en 1 476 il acheta la tête dû connétable au prix des plus htmiiliantes concessions faites à son rival. Le comte de Saint-Pol fut décapité à Paris, à fâge de cinquante-sept ans.

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