‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 4)Chapitre 178 sur 273 · TOIRAS ( J£AN DU GAYLAR DE SAINT-BONNET · texte numérisé non relu

TOIRAS ( J£AN DU GAYLAR DE SAINT-BONNET

MAtiQuis ne),

QUATRIÈME FILS DUYMAR DU CAYLAR DE SAINT-fiONNET, SEIGNEUR DB TOIRAS ET DE BESTINCLIÈRES, ET DE FRANÇOISE DE CLARET DE SAINT-FELII , DAME DE PALIERES;

MARÉaiAL DE FRANCE LE 13 DÉCEMBRE 1630.

(N* 1503.) fin pied, par Henri ScBBPTBBt d'aprèi

un portrait de famfllei

Né le 1* mars i58Ô. — Mort le i4i juin i6S6, sans alliance.

n fut élevé comme page dans la maison de Henri de Bourbon, prince de Gondé. B reçut de ce prince la diarge de premier gentilhomme de sa chambre en 1 6oâ , et l'accompagna en Flandre en 1 609. Capitaine aux gardes en 1 6ao, il prit part au combat du Pont-de-€é, au siège de Saia1rJean-d*Angeiy en 1 62 1 , et aux diverses opérations mflitaires dirigées contre les huguenots, qui finirent, en 1 622, par le traité de Montpellier. Mtstre de camp du régiment de Champagne en 1 6a 4f maréchal de camp en 1 6^5, il fut la même année gouverneur de Tîle de Ré. Chargé des fonctions de vice-amirai en 16^6, il soutint l'année suivante, avec une liéioiqiie résolution, un siège de plus de trois mois dans le fort de Saint-Martin de Tile de Ré, contre les forces anglaises, commandées par le duc de Buckingham, le présomptueux favori de Charles 1^. Ën 1628 il servit avec un égal honneur VII. 19

au siège de la Rochelle. Dans la campagne que Louis XÏIT lit en Piémont Tan 1629, Toiras combattit sous les ordres de ce piince : il se trouva à Tattaque du Pa*-de- Suse, et, enfermé dans Casai, que les Espagnols voulaient enlever au duc de Mantoue, il renouvela contre eux en i63o les prodiges de courage et de science militaire par lesquels il s'était signalé dans Tîle de Ré. De si brillants services lui valurent, cette année même, le bâton de maréchal de France. Il reçut en 1 63 1 le titre de lieutenant gént:ral pour le roi en Italie, et, en i633, le ooUier de Tordre du Saint-Ësprit. Mais les mérites éminents de cet habile homme de guerre ne le sauvèrent pas de la disgrâce du cardinal de Richelieu, qui lui ôta son gouvernement et ses pensions, et le réduisit A aller offiir son bras au duc de Savoie, alors allié de la France contre les Espagnols. Ce lut en assiégeant avec l'armée du prince la petite place de Fontaneto, dans le Milanais, que le maréchal de Toiras fut irappé en 1 636 d*un coup de mousquet, dont il mourut peu après, à Tâge de cinquante et un ans.

DU PALAIS DE VERSAILLES. m EFFIAT (ANTOINE COIFFIER. DIT RUZÉ,

MâlQini B*) IT 1» CUU.I» BàlO* » HàCT» IfC»

riLS DB GUBEBT COlVrtBR, DEOXlÂMB AU ROM* SBIGMBOR D^BFPIAT, DE LA B0S8IBBB , BTC. ET DB CBABLOTTB OAUITIEB;

(K* 150ft.) fin Imite , par GiaooK, ^âfrh un

portrait pwé*

Né — Marié, le 3o septembre 1619, à Marie de

. Pourcy, fille de Jean de Fourcy , seigneur de Chessy, surintendant des bâtiments de France, et de René Moreau. — Mort le 27 jiiiUet f63a.

Gentilhomme de la chambre du roi en 1699, on le voit en 1 6 1 o servir au &iége de Julîers , à la tête d'une compagnie de chevau-légers. En 1 6 1 4 ii hérite du titre de grand maître , surintendant et général réformateur des mines et minières du royaume. Conseiller d'état en 1616, il fut envoyé comme ambassadeur en Ant^leterre dans l'année 1 6a 4t poor négocier le mariage d'Henriette de France avec le roi Charles I*. Uheurenx succès de cette négociation lui valut le collier de l'ordre du Saint- Esprit en i6a5, et Tannée suivante le cardinal de Richdieu, ayant recofimi sa capacité pour les affaires, lui confia l'emploi de surintendant des finances. Reçu censé liicr d honneur au parlement en 1627, ii suivit le roi dans ses campagnes de Savoie et de Languedoc en 1 629, remplit les fonctions de grand maître de Tartillerie aux

sièges de Privas et d'Aiais, et, en 1 63 o, se distingua dans la guerre de Piémont aux combats de Veiilane et de €arignan. En récompense de ces services, Louis XO le créa maréchal do Francn dans i'année i (i3 i , et lui donna le gouvernement de i'iVnjou , de l'Auvergne et du Bourbonnais. Le maréchal dËfifiat fut envoyé en i63a en Alsace, au secours de Félecteur de Trêves, et mourut dans le couis de cette expédition.

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