‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 4)Chapitre 183 sur 273 · LA MOTHE-HOUDANCOURT (PHILIPPE DE · texte numérisé non relu

LA MOTHE-HOUDANCOURT (PHILIPPE DE

iMrc m c&«iKnin . eoirr* m ttiiiKoiiT-sinMm «t va rnnu ,

TROISIÈME FII.S DE PHILIPPE DE LA MOTHE, SEIGNEUR D'HOUDAN- COCRT, DE SACY, ETC. ET DE LOUISE-CHARLES DU PLESSIS-PIQUET, SA-TROISIBMB FEUMB;

(K* 1510.) ' En pied, par Blonu^l, d'après un

portnit de la coHectioD dn cUlr tean de Bcaoregard.

Né en 160Ô.— Marié, à Saint-Bris-en-Auxerrois, le 3 a novembre 1 65o , à Louise de Prie , gouvernante des

enfants de France, seconde fille et héritière de Louis de Prie, marquis de Toucy, et de Françoise de âaint- Gelais'Lusignan. — Mort le ad mars iGSy.

n était au siège de Montpellier, en 1622, comme cornette de la compagnie des chevau-iégers du duc de Mayenne. On le voit en 1 6a 5 combattant les Rochelois sur l'escadre de l'amiral de Montmorency, et servant en 1627 dans l'année qui chassa les Anglais de i'ile de Ré. Il fit en 1 6âo la campagne de Savoie et se distingua au

siège de Pignerol. Mestre de camp eu i633, il se trouvait à la bataille dAreni en i635, et Tan i636 il alk au secours de SaintJean-de-LcMnie, assiégé par rarmée impériale du comte de Galas. Maréchal de camp en 1 bây, ii commandait i'mlantcrie irancaise au combat de Kentaingen , servit en 1 638 dans la Franche^omté , où û s*empara de Polignyt et, envoyé deux ans après en Piémont, il se trouva à la bataille de Casai et au siège de Turin. Lieutenant générai des années du roi en 1 64 1 , il fit la guerre en Catalogne, et, par une suite de brillants exploits, mérita le bâton de marëchd de France que le roi lui donna à Narbonne en i 66 a. Vice-roi de la Catalogne la même année, il lit lever le siège de Lérida et fit encore une heureuse campagne en i64â, mais Tannée suivante, trahi par la fortune, il fiit disgracié à la cour et envoyé prisonnier au château de Pierre-Encisc, d'où il ne sortit qu'en i648. La vice-royauté de Calalc^e lui fut rendue en 1 65 1 , et l'année suivante il força les lignes espagnoles devant Barcelone. Le maréchal de la Mothe-Houdancourt mourut à Paris, à i'àge d'environ cinquante-deux ans.

UHOWTAL (FRANÇOIS DE),

COMTI DB nOSIAT, aiiCIIKOa BV HALLIEH ET DE BEIHE ,

TROISlàMB PILS DE LOUIS DE L*BÔPITAL. MARQUIS DB TITBY, ETC. ET DB rBANÇOISB DB BRIGHANTEAU;

(N* 1511.) En pied, par RoocBTt JCaqprè» un

portnit gravé/

Né eni 583. — Marié : i** par contrat passé à Rumillyr^banois, en Piémont, le U novembre 1 6o3, à Charlotte des Essarts, lîllc de François des Essarts, seigneur de Sautour, et de Charlotte de Hariay, sa seconde femme ; a* le x5 août i653, à Françoise-Marie Mignot, veuve de Pierre de Portes, trésorier et receveur du Dauphiné. — Mort ie 20 avril i66o.

Nommé par Henri IV à l'abbaye de Sainte-Geneviève de Paris et à révéché de Meaux, il abandonna l'état

ecclésiastique pour la profession des armes, et entra comme enseigne , en 1 6 1 1 , dans la compagnie des gendarmes de la garde. Capitaine des gardes du corps du roi en 1617, chevalier de Tordre du Saint-Esprit en 1619, maréchal de camp en 1 6a 2 , il fit la campagne de cette année contre les huguenots du Languedoc, et se trouva en 16a 8 au siège de la Rochdle. H fut employé en 1 6^9 et 1 63o à l'armée de Bresse, passa en Lorraine en 1 63 1 , se tiouva en 1 633 au siège de Nancy, à ceux de Saint-Mihiel en i63Ô, et, en i656, contribua à re-

prendre Corbie sur les Espagnols. Lieutenant général des aimées du roi en 1657, il fit ia campagne de Flandre en 1 638 , commanda les armées de Lorraine et de Champagne depuis 1689 jusqu'en i64a , et obtint ie gouvernement de Champagne et de Brie en 1 6/^3. Nommé maréclial de France par Louis XIII , peu de jours avant sa mort» il quitta alors le nom de du Uallier, sous lequel îl était connu , pour prendre celui de maréchal de FHô* piUd. Il commanda Tailc gauche à Rocroy sous le jeune duc d'£nghien , qui livra, malgré ses conseils, et gagna la bataille. Le maréchal de TUopitai reçut ie gouvernement de Paris en 16/19, ®^ fidèlement attaché à la cause royale pendant tous les ti'oubles de ia Fronde. Il mourut à Paris » à iàge d'environ soixante et dix-sçpt ans.

TURENNë (HëNBI de la tour b*AUV£RGNE,

TKOMTE ÙM)t

FILS VUini DB H£fIlU DB LA TOOB D*AUVSBGKB, VICOUTB DB TORBNKB • DDC DB BODILLONt PBIMCB DE SEDAN , WtC. MABÉCOAL DB PBANGB, ET D*BU5ABBTU DB NASSAU, SA SECONDE PBHHB ;

MAAÉGHAL DE FMNG£ L£ 16 MAI 1643.

(N* 1S19.) £a pied, par Hmmiwb, dVqMè* un pMlel

de Robert Nanteuil , de la gderie des àesi- MM da Mniée roj«l.

Né à Sedan, le 1 i septcuibre 1611. — Marié, en i653, à Charlotte de Caumont, dame de Saveilles, filie d'Armand de Caumont, duc de ia Force, maréchal de France, et de Jeanne de la Roche-Faton, dame de Sa-

veilles, sa première femme. — Mort le a 7 juillet 1675.

Le Tioomte de Turenne fit Ti^iprentissage de k guêtre en H<^aiide, sous son onde» le sta^iouder Maurice de

Nassau, il se trouvait <\ seize ans au siège de Klundert en 1 627, et faisait admirer son courage à celui de Boisle-Duc, en 1639. Ce fiit Tannée suivante qu'il prit son rang dans les armées fi^çaises et alla servir au siège de Gasal, à la tête d'un rcgimcnt qu'il commandait. Maréchal de camp en 1 635 , il servit en Allemagne sous les ordres du cardinal de la Valette , qui combinait ses opérations avec celles du célèbre duc Bernard de Saxe-Weimar. Les leçons de ce grand homme de guerre, le plus habile des capitaines de Gustave -Adolphe , ajoutèrent beaucoup à l'expérience militaire de Turenne, qui se trouva avec lui au siège de Saverne en 1 636 , à la bataille de Rlieinau en i638, et au siège de Brisacli. Turenne alla servir ensuite en Italie dans les années 1 64o et 16À1, fit, avec le titre de lieutenant générai des armées du roi, la campagne de Roussâlon en 164^» sous le commandement de Louis XIII , et assista aux sièges de Perpignan et de Collioure. Il retourna l'année suivante en Italie, où il fiit le lieutenant du prince Thomas de SsYoie, et mérita, par sa brillante conduite au combat deTrino, le Làton de maréchal de France fi6/j3]. Il fut mis sous les ordres du jeune duc d'£nghein qui, vainqueur à Rocroy, avait été opposé en i644, sur les bords du Rhin, au câèbre génér^ bavarois Mercy. Le niaré( h:il de Turenne eut sa part de la victoire de Frihourg, de la prise glorieuse de Philipsbourg et de Mayence, se fit vaincre par Mercy à Marientfaal en 1 645, VIL ao

mais répara sa défaite par uiu] retraite admirable, et se retrouva en 16 46 sous les ordres de son jeune émuie de gloire à la bataille de Nordlingen. De i6â6 à 1649 il a'îHustra « sur le même théâtre , par une suite de combats et de sièges également heureux, et lorsqiu^ éclatèrent les troubles de la Fronde , Tascendant du cbef de sa famille, le duc de BouilioD, TentraiDa dans le parti des princes contre la cour. Étant rentré sous l'obéissance du roi , ce fut lui qui le sauva à la journée de Bié~ neau en i65a, et les services qu'il lui rendit ne âirent paa moindres au fameux combat du &ubourg SainIrAntoine. L'ordre étant rétabli dans le royaume, le maréchal de Turenne fut envoyé à la iiontière d'Artois et de Flandre, où les Espagnols, à la faveur des troubles, avaient fait quelques progrès, et dans une suite de campagnes heureuses, il leur enleva un grand nombro de places importantes. La bataille des Dunes gagnée en i65S sur l'armée espagnole, dans les rangs de laquelle se trouvait le prince de Gondé , mit le eomUe à la ^oire de Turenne, et les rapides succès qui ia suivirent amenèrent , Tannée suivante , ia conclusion du traité des Pyrénées. Louis XIV, en 1660, récompensa les éclatants services de ce grand capitaine par le titre que nul n'avait porté jusqu'alors , de mai'échal générai des camps et années du roi. Lorscfu'eu iGôy ia guerre dite des droits de la reint fut déclarée à i'Ëspagne , Turenne, placé sous les ordres de Louis XIV, eut la principale ^oire des deux campagnes qui firent tomber entre les mains du roi presque toutes les (^aces de la Flandre. Ce prince

le fit encore son lieutenant du» la grande campagne de

16-72 , où une armée française envahit si rapidement la Hoilande. Turenne, iaimée suivante, donna une nouvelle gloire aux armes du roi, par ses conquêtes dans la Hesse, la Souabe et la Franconie; exécuta en 16 7 4 les tristes ravages ordonnés par Louvois dans ic Palatinat, ftit vainqueur à Sintzheim, et Tan 1675, acheva sa glorieuse carrière par sa campagne contre MontebucuUi, où un boulet ennemi vint le frapper à la veiiie d'une victoire. Il était âgé de soixante-quatre ans.

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