DU PLESSIS-PIUSUN (CÉSAR DE CHOISEUL
PILS AÎMB OB PBRRY DE CHOISEOL, DEUIlEME VO KOU , COMTB DO PLBSStS, BARON DB CntTBT, BTDE MADELEINE BARTHELEMY ;
( N* 1514. ) Bn pied , par SàWT-Éfu , d*q>rès un
porinit à» la caUe^ra dn cèiltan
Né vers iSgS. — Marié, ie 2 août 1 6 2 ^ . à Colombe le Charon, fille de Pierre ie Charon, seigneui* de baint-
Ange, dOrmeille» etc. et de Maigucrite Sauvai. Mort le 33 décembre 1670.
Il fut élevé comme enfant d'honneur auprès du roi Louis XIII , et on le voit fiûre ses premières armes dans les campagnes de 1631 et 1622, contre les huguenots. Il se trouva en 1 626 au premier siège de la Rochelle , au combat de l'ile de Ré en 1 627, et suivit le roi à l'attaque du Pas-de-Suse en 1 62 g. 11 était la même année au siège de Privas et assista è la ruine des fortifications de Montauban, ordonnée par le cardinal de Richelieu. Retourne en Savoie.il prit part au siège de Pignerol , aux combats de Veiilane et du pont de Carignan en 1 6 3o, et fit partie de Farmée qui alla secourir Gasd assiégée par les Espagnols. Ambassadeur à Turin , de i63 i à i635, il servit avec honneur, pendant neut ans , dans le Piémont et la Lombardie, et passa à Tarmée de Catalogne en 164 5. Ayant emporté la ville de Rosas après un siège meurtrier, il reçut de la régente, Anne d'Autriche, le bâton de maréchal de France. On le renvoya jusqu'en 16/19 en Italie, sur le théâtre de ses premiers succès. C'est jdors qu*il lut nommé gouverneur de Monsieur, frère du roi , premiei' gentilhomme de sa chambre , chef de ses conseib et surintendant de ses finances. Fidèle à la cause royale au mâieu des troubles de la Fronde, ce fiit lui qui, au mois de décembre i65o, s*opposa à Tinvasion de la Champagne par les Espagnols que commandait le maréchal de Turenne, et qui gagna sur eux la bataille de Rethel. Le titre de ministre d*état lui fut
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conféré en i652, et, neuf ans après, Louis XIV lui donna le collier de Tordre du Saint-Esprit. Il le créa duc
et pair de France en i665. Le man'cbal do Choîseiil mourut à Paris , k l'âge d'enviion soixante et dix-sept ans.
RÂNTZAU (JOSIÂS. COMTE DE],
ISSU DE LA MAISON DBS COMTES DB BAIITZAO , AU DUCHB DE HOLSTEIM
EN DAUBMAlIGK;
MARÉCHAL DE FRAî^Œ LE 30 JUIIV 1045.
(N* 1$15>) E«|ttCtlre« par Jkam AtAUx , daprcs
vn porlnût gravé.
Né cil Daiieniai'ck , le 18 octobre 1609. — Marié k Éiisabeth-Hcdwige, ou Marguerite Élisabeth de Rantsau. — Mort le H septembre 1 65o.
Le conito de ilantzau servit d'abord en Hollande sous Maurice de Nassau, puis en Alleniagne, sous le roi de Suède , Gustave-AdoJpbe. Ayant accompagné en France le chancelier Oxenstiern en 1 635, il fut distingué par le cardinal de Richelieu» qui lui offrit du service dans les années du roi. Il combattît en qualité de maréchal de camp, en 1 636, au siège de Dole , où il perdit un œil, et conbibua ensuite à défendre Saint Jean-de-Losne attaqué par le comte de Galas , général des impériaux. B lut blessé h la main et eut une jambe emportée au siège d'AiTas en 1 64o. 11 reçut encore sept blessures dans les deux années suivantes, au siège d'Aire et au combat
d*Honnecourt, et se trouva & la bataille de Rocroy, sous
les ordrçs du duc d'Ënghien en i6/i3. Il suivit ce prince en i644, dans sa mémorable campagne sur les bords du Rhin, puis, appelé à Tannée de Flandre
eu cette même aimée, il se distingua au ^Icj^c de Gravelines, et reçut, en 16 45, le bâton de maréciiai de France des mains de Monsieur, duc d'Orléans. Il continua de servir en Flandre dans les années suivantes, acci ut sa renommée aux sièges de Dunkerque , de Bergues, de Mardick et de Fumes, et fut investi du gouvernement de ces places. 11 niounit à Paris, à Tage de quarante et uii ans^
1 Le maréchal de Rantian , à Tépoqae où il mourat, n*avaU plus qu*vn oui, qii*iiiie ormlie, qpi*im knt el qa*iuie jambe, ce ifà êùWM lieu è cette épittplie :
Dn corpi Ja grmod Raotuu tu &'a< qa'oo« de* parU^ L'aatn moitié mU dan* le» pUinu de Mu* i Il ikjfmm ptrtomt «« nraïkcM «t m gldn,
TmI «hotlB ^'fl Jot H iemmra vainque u r ; Son Saog fui "n c<'r>( î'olu le ; r!r de l.i vicloirO, Et Mora ne lui laiwa rien d'entier qve i« eonir.