MARSIN (FERDINAND DE MARQUIS, DIT
FILS DE JBAN-CASPAlU^PnDlHAMD, COMTB DS MARCHIN BT DU SAINT- BHPIBB, ET DE MARIE DE BALSAC;
(N* 1560,) ÉcnsM».
Né à Malines, le lo février i656. — Mort le 9 septembre 1 706 , sans alliance.
Le comte de Maichin entra au service de France tout aussitôt après la mort de son père, et fut pourvu
en 1673 de la charge de capitaine-lieutenant des gendarmes de Flandre. Il se trouva en 167/1 à la bataille de Seneff, à la prise de Gondé en 1 676 , et à la bataille de Gassel en 1 677. Nommé brigadier des armées du roi en 1688, ii commanda en 1689 la gendarmerie à Tarmée d'AUcinagne, sous le maréchal de Duras, fiit blessé en 1690 à la bataille de Fleuras, fit les campagnes de Flandre les deux années suivantes, et, promu en 1 6g 3 an grade de maréchsd de camp, se distingua à la sanglante journée de Nerwinde sous ie maréchal de Luxembourg. Le roi lui donna, en i^5, le titre de directeur général de la cavalerie, et Tenvoya, en 1 696 , à la Trontière d'Italie, où Marchin continua de servir jusqu'à la paix de Ryswick (1697). Il fut un oiFiciers généraux employés au camp formé en 1 698 à Coudun, près de Gompiègne, pour l'instruction militaire du duc
de Bouigogne. Lieutenant général des années du roi en 1 70 1 , il se rendît en Ëspagne, comme ambassadeur
exti'aordinaire près du roi Philippe V, passa avec ce prince en Italie, et combattit à ses côtés à la bataille de Luzzara, en 170a. Décoré par le roi du collier de ses ordres en i 70S , il fit cette année le siège du Vieux- Brisach sous les ordres du duc de Bourgogne, et contribua au succès de la bataille de Spire. Louis XIV récompensa ses services par le bâton de marécbal de France , et ce fut lui qui, en 1 70^ , après la malheureuse défaîte essuyée à Hôchstett par rélecteur de Bavière et le marécbal do Tallai'd, sauva par sa bonne contenance les débris de Tarmée française. Il partagea avec Viliars, pendant la campagne de 1706 , le commandement de farmée du Rliin, et fut envoyé en 1 706 en Italie, sous les ordres du duc d'Orléans, neveu du roi, mais avec ' la réalité du commandement. Ce fut lui qui perdit la bataille de Turin, où il fut môrteUement blessé, à Tâge de cinquante et un ans.
565 GALËRl£â HIS TOMlQliES
BEHWICk (JACQUES DE FITZ-JAMES.
MG w) , coara Mt TraiNVffB,
piLS ratohel db sacques ii , roi ds la gbande-bbbtagnb ,
BT D*A1IABBLLA CDUBCHILL DB WOTTON-BASSBT;
(H* 1 561 . } En |ncd , par Gmampii Annii , dV^vès
a» portftit de GmûOe.
Né à Moulins, en 1 67 1 . — Marié : 1* ie 36 mars 1 69$,
à Honorée cîe Biirko , v(Mi\ 0 de lord Patrick Sarsfieid, et liJJe de VV illiain de l^m ke , comte de Clanricarde en Irlande» et dUéièae-Qancarty; a** le 18 avril 1700,4 Anne Bulkeley, fille de Henri Bidkeley« et de Sophie
Stuart. — Mort le iq juin 1^3 4.
Agé seulement de quinze ans, il alla servir comme volontaire en Hongrie contre les Turcs , se trouva au siège de Bude et à la bataille de Mohacz en 1 686. Sa
biiliaiite comliiito duiaiil cette campagne attira sur lui à son retour toutes les laveurs du roi son père. Jacques 11 le créa duc de Berwick en 1 687, lui donna le commandement d*un régiment d*in£interîe et d*im autre de cavalerie , le gouvernement de Portsmouth et du Hampshire, et en 1688 le décora de Tordre de la Jarretière. Fnveloppé dans la catastrophe qui précipita son père du trône d*An^eterre, le duc de Berwick accompagna ce prince dans Texpéditîon ^'il fit en Iriande pour tenter de ressaisir sa couronne. 11 se signala au siège de
DU PALAIS D£ V£iiSAlLL£S. 587
Londonderry et è la bataille de la Boy ne ( 1 690]. il entra l'année suivante au service de France, servit comme A olontaiie au siège de Mons, au combat de Leuze ( 1 69 1) et à la bataille de Steinkerque, et, nommé lieutenant général des armées du roi en 1693, il fut fait prisonnier à ia l}ataiHe de Nerwinde. Ce fut pendant la guerre de la succession d'Espagne que le duc de Berwick rendit les plus grands services à ia France, devenue sa i>atrie adoptive^ Après avoir fait en Flandre les deux premières campagnes de cette guerre , il fut chargé de conduire à Philippe V les seeours que lui envoyait le roi son aïeul , et pour prix de ses glorieux laits d'armes dans le cours de l'année 1 704 , il reçut le titre de grand d*Espagne et les insignes de f ordre de la Toison d*or. Rappelé en France en i-yoS pour renijilacer le maréchal de Viiiars dans le commandement et ia pacification du Languedoc,^ il Eit élevé par le roi à la dignité de maréchal de France au commencement de Tannée 1706, et renvoyé en Espagne pour soutenir la fortune chancelante de Philippe V. La prise de Carthagène ( i 706 ) , suivie de la victoire d'Almanza , remportée au mois d'avril 1707, rétablirent les affiiires de ce prince et valurent au maréchd de Berwîck le duché de Lirîa, avec la grandesse héréditaire de première classe. H tint tête en i 708 aux armées d'Angleterre et de Hollande sur ia frontière de Flandre, protégea en 1709 celle du Dauphiné contre les attaques du duc de Savoie et du prince Eugène , et fut créé pair de France en 1710.
* Il reçut en 1703 de Louis XIV des lettres de grande naturalisation.
588 GALËlUËS mSTOMIQUES
li quitta eu i y i 3 le coiniiiaïKlemeiiL du Daiiphiné pour reprendre les fonctions de généi'ai des deux couronnes en Catalogne» et il eut rhonneur de dompter les dernières résistances de cette province par la prise de Barcelone, en 171/1. Après la mort de Louis XIV, le maréchal de Berwick siégea au conseil' de régence, et reçut en 1 72 1 le commandement de la Guyenne, du Béam et de toutes les provinces frontières des Pyrénées. Chevalier des ordres du roi en lyad, gouverneur de Strasbourg en 1730, il eut ie commandement de Tarmée rassemblée sur la frontière d'Allemagne lors de la guerre de la succession de Pologne, en 1 ySS'et 173/1. Il mourut £cappé d*un boulet de canon au siège de Philipsbourg, à Tâge de soixante-trois ans.