‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 4)Chapitre 46 sur 273 · ROI LE 2 AOUT · texte numérisé non relu

ROI LE 2 AOUT

(N* 1365.) M" DE LÉOMENii. (daprés Fram- ■

f OIS POAIIUS). — 1S37.

Né an château de Pau (Béam) , le 1 3 décembre 1 553.

— Sacré à Chartres, le 27 février 169/1, par ^icolas de Thou, évêque de Chartres. — Marié: i**î!i Paris, le 18 août 157a, à Mai|;uerite de France, duchesse de Valois, seconde fille de Henri II, roî de France, et de Catherine de Médicis ( ce mariage f ut dé( iaré nul par i autorité de l'église, le 1 7 décembre 1 099); 2* à Lyon, le 37 décembre 1600, à Marie de Médicis, fdle ainée de Françoîs-Marîe de Médicis , premier du nom , grandduc de Toscane , et de Jeanne d'Autiiche. — Mort à Paris, le là mai 1610.

D*abord prince de Béam , il fut gouverneur et amiral

de Guyenne en 1062, devint roi de Navarre en 1672,

après la mort de sa mère, et snrcéda ensuite, en 1 089, Ion de la mort de Henri III, au trône de France. On sait tous les combats qu*â eut à livrer, tous les efforts de politique qu'il eut à faire, pour vaincre la ligue fomentée et soutenue par Philippe II , et reconquérir sur elle son royaume. Son abjuration le réconcilia avec les catholiques français et avec Véfjdse , et la gueire dédarée à l'Espagne replaça la France, en iSgS, dans son état de rivalité naturelle avec la maison d'Autriche. Le traité de Vervins (tSgS) mit fin à cette gueire, et donna à Henri IV le loisir de cicatriser les plaies du royaume. Il fit concourir à ses plans les lumières et l'intégrité de Sully, et la France, sous cette habile administiation , prit un essor de prospérité et de grandeur qu'elle n*avait point connu jusqu'alors. Mais , au milieu même des travaux de la paix, Henri IV soutenait le rôle politique qui appartenait à la France , et par des négociations fortement nouées, il s'était attaché tous les états secondaires , intéressés au maintien de l'équilibre européen , pour se mettre à leur tête contre la vaste puissance de la maison d'Autriche, et lui porter en Allemagne des coups redoutables, lorsque le poignard de Ravaillac vint arrêter ses grands desseins. B avait doté la couronne du petit royaume de Navaire et du comté de Foix, patrimoine de sa famille i il y réunit encore le Bugey et la Bresse, édiangés avec le duc de Savoie contre le marquisat de Sduces. Après un règne de vingt et un ans, il mourut dans la cinquantc-si'ptième année de son âge, et fut enterré dans i' église de Saint-Denis.

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