BATAILLE DE TOLBIAC
Abt Scheffeb. — 1837.
Clovis, fds de Childéric et petit- fils de Mérovée, succéda à son père en 48 1 . Il régnait sur la tribu des Francs Saliens, la plus noble d'entre les tribus firanques alors établies dans le pays compris entre la Meuse, TElscaut et la mer.
Là domination romaine avait cessé d'exister dans les Gaules. Syagrius seul en maintenait encore l'ombre dans les murs de Soissons. Clovis alla l'attaquer, le vainquit, et mena au pillage des villes d'alentour ses bandes victorieuses (486). On connaît l'histoire du vase de Soissons.
Il épousa bientôt après (AgS) Clotilde, fiUe de Chilpéric, roi des Bourguignons, et nièce de l'usurpateur Gondebaud. Clotilde était chrétienne et cherchait tous les moyens d'arracher son époux à l'idolâtrie, ESle avait échoué dans ses efforts, jusqu'au moment où Clovis entra en guerre avec les Allemands, autre peuple de race germanique qui venait disputer aux Francs leurs nouvelles possessions.
Les deux années se rencontrèrent à Tolbiac (aujourd'hui Zulpich), près de Cologne (dgCi). a Comme elles se battaient avec un grand acharnement, dit Grégoire de Tours, celle de Clovis commença à être taillée en pièces : Clovis alors éleva les mains vers; le ciel, et, le cœur touché et fondant en larmes, il s*écria : « Jésus- « Christ , que Clotilde affirme être le fils du Dieu vivant. . . . «je t'invoque; je désire croire en toi : seulement, que «j'échappe à mes ennemis. » omme il disait ces mots, les Allemands, tournant le dos, commencèrent à se mettre en fiiite, et, voyant que leur roi était mort, ûs se rendirent à Clovis en lui disant : a Nous te supplions (( de ne point faire périr notre peuple, car nous sommes <( à toi. »
Clovis conduisit peu après à Reims son armée triomphante.
• IIL
BAPTÊME DE CLOViS. — 25 DÉCEMBRE 496.
Dbjoinne. — 1837.