SACRE DE PEPIN LE BREF
PAtL DbL/LAOGHB. 1839.
Pépin le Bref, fils de Charies Martel, avait mis fin à ce simulacre de royauté que conservaient encore les Mérovingiens. Dans rassemblée de Soissons , en 780, les Francs avaient prononcé ia déposition de Childéric III, le dernier des descendants de Ciovis, et élevé Pépin sur le pavois. L'assentiment du pape Zacharie avait autorisé ce grand changement; mais Pépin voulait plus encore. Déjà sacré par Tarchevêque de Mayence , saint Boniface, il voulait Têtre une seconde fois des mains
du pontife de Rome, pour donner à son pouvoir usurpé une nouvelle et plus importante consécration. Les circonstances le servirent au gré de ses vœux. Le pape Etienne II vint en France lui demander un refuge et des secours, n fiiyait devant le roi des Lombards, Astolphe , qui , non content d'avoir envahi l'exarchat de Ravenne et la Pentapole, menaçait Rome elle-même. (( Etienne , selon les paroles d*Eginhard , après avoir reçu du roi la promesse qu'il défendrait l'église romaine, le consacra par l'onction sacrée comme revêtu de la dignité royale, ainsi que ses fds Charles et Carloman. »
Pépin acquitta facilement sa promesse , et passa les Alpes pour forcer Astolphe de rendre ce qu'A avait enlevé à réglise roniaine. Ainsi commença cette alliance des princes cariovingiens avec le siège de Rome , qui fut plus tard un des grands ressorts de la politique de Ghaiiemagne.