‹ Galeries historiques du Palais de Versailles (volume 5)Chapitre 39 sur 155 · SCHNETZ · texte numérisé non relu

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Les chefs se fièrent à cet enthousiasme pour opérer un nouveau miracle : sans machines de guerre ils donnèrent aussitôt un assaut, qui fiit repoussé. H fallut alors tout préparer avec la lente régularité d un siège ordinaire, et sous le brûlant soleil de la Palestine, au cœur de Tété, Tarmée chrétienne eut à essuyer les ardeurs dévorantes de la soif. L'arrivée d une flotte génoise vint ranimer les courages : une procession faite autour de la ville, en évoquant devant les croisés le souvenir de chacun des saints lieux que foulaient leurs pas, rendit à leur foi tout son enthousiasme : Tassant fut résolu. Il échoua encore ce jour-là (1 A juillet 1099). Mais le lendemain, au moment où les chrétiens, couverts de sueur et de poussière, et succombant sous le poids de la fatigue,

allaient encore une fois se retirer devant Topiniâtre résistance de l'ennemi, ils virent, selon la plupart des ré* cits contemporains, apparaître sur le mont des Oliviers un cavalier revêtu d'une armure éclatante., qui agitait son bouclier, et leur donnait le signal d'entrer dans la ville. Godefpoy de Bouillon est le premier à s'écrier que c'est saint Georges qui vient au secours des chrétiens, et rien dès lors ne peut arrêter leur impétueuse valeur, La tour roulante abaisse son pont-levis sur la muraille : chefs et soldats s'y précipitent ensemble, et la bannière de la croix y est arborée. Tancrède et le comte de Toulouse, animés d'une généreuse émulation, forcent de leur côté tous les obstacles, et les croisés, maîtres de Jérusalem , après avoir assouvi dans le sang des musulmans leur soif de vengeance, vont se prosterner humblement devant le saint sépulcre, qu'ils viennent de rendre aux adorations de la chrétienté.

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