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DIXIÈME ENFANT DE JULES-CESAR SCALIGER, ET D'AUDIETTE

DE ROQUESLOBEJAC

(N# 5191.) Ancienne collection de la Sorbonne.

Né à Agen, le (x août i54o. — Mort le ai janvier

Joseph-Juste Scaliger succéda à un nom illustré dans la république des lettres, et l'illustra davantage encore. 11 soutint toute sa vie la prétention qu'avait eue son père de descendre de l'antique maison des Délia Scala de Vérone, prétention mensongère et ridicule d'un orgueil qui, chez l'un comme chez l'autre, pouvait se fonder sur de meilleurs titres. La forte éducation que le jeune Scaliger trouva sous le toit paternel développa à ce point les facultés de son intelligence, qu'il put, seul et sans maître, apprendre treize langues anciennes ou modernes. Cependant on ne le vit pas courir de bonne heure après la gloire que donnait alors l'enseignement public. Attaché pendant plusieurs années au seigneur de la Roche-Pozay, dont il élevait les enfants, il lui dut de pouvoir tantôt faire des voyages dans lesquels il ajoutait au trésor de ses connaissances et formait de savantes amitiés, tantôt jouir, dans une belle terre de Touraine, des studieux loisirs

que lui ménageait une noble hospitalité. Ce fut l'université de Leyde qui , après la retraite de Juste Lipse (1591), l'enleva à cette vie de son choix, qu'il eût voulu ne jamais quitter. Vainement essaya-t-il de se faire un rempart de la volonté de Henri IV contre les instances des États-Généraux : Henri IV était jaloux de complaire à ses alliés de Hollande, et il pressa Scaliger de partir (i593). La vie de ce savant homme s'acheva à Leyde, au milieu des honneurs de l'enseignement académique et de la tranquille jouissance d'une gloire à laquelle toute l'Europe lettrée rendait hommage. Son repos ne fut troublé que par les fâcheuses controverses que lui suscitèrent ses prétentions généalogiques. Scaliger, comme beaucoup desavants de cette époque, qui mettaient l'indépendance et l'honneur de leur raison à quitter la religion de leurs pères, avait embrassé le calvinisme; mais la douceur naturelle de son caractère et son amour exclu-, sif pour les lettres ne permirent jamais aux passions religieuses d'approcher de son âme. H mourut à l'âge de soixante-neuf ans.

MOONSIA (MADELEINE).

(W 2193.) Qoirtir-Metst».

On ignore les dates de sa naissance et de sa mort : on sait seulement qu'elle se distingua au siège que soutint la ville de Leyde contre les Espagnols, en 1 5y4-

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