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DUCHESSE DE NEVERS

(V 201 7. ) Colih , d'après un portrait de laucicnuc

collection de M,u de Monl^'iuier, au château d Eu.

Cette princesse fut, en 1 533 , une des fdles d'honneur de la cour de François Ier. — Elle mourut, au château de la Chapelle-d'Angillon , en Berry, dans la soixante et treizième année de son Age , et fut enterrée dans l'église cathédrale de Nevers.

GUISE (FRANÇOIS DE LORRAINE

BBC »t) iT : 'ACM ALI , HHCI DE JOTWTILLI , ■ AEOVU M KATB11II ,

FILS Al N K DE CLAUDE DE LORRAINE, PREMIER DUC DE GUISE, ET D'ANTOINETTE DE BOURBON.

(N* 2018.) Gicotx , d'aprè. on portrait de la

collection du château d'Eu.

Né le 17 février 1 5 1 9. — Marié , le 4 décembre 1 54g, à Anne de Ferrare, comtesse de Gisors, dame de Montargis , fille d'Hercule d'Esté , deuxième du nom , duc de Ferrare, et de Renée de France, fdle de Louis XII. — Mort le i4 février 1 563.

GUISE (FRANÇOIS DE LORRAINE

PCX DE).

[ff 2019.) Tableau du te m,».

GUISE (FRANÇOIS DE LORRAINE

nre 0»).

François de Lorraine , héritier de la haute fortune et des talents de son père, mit le comble à la gloire et aux prospérités de sa maison. Il eut les qualités d'un grand capitaine et rendit à la France d'éclatants services; mais il ne sut rien refuser à son ardente ambition , et voulut qu'il n'y eût place pour personne entre lui et les rois ses maîtres. On remarqua de bonne heure en lui la vail-

lance de sa race , et il fit admirer au siège de Boulogne , en i545, son héroïsme chevaleresque. Ce ne fut, toutefois, qu'à l'âge de trente-trois ans, en i55a, qu'il parut à la tête des armées françaises. Charles-Quint, avec le duc d'Albe et cent mille hommes, assiégeait Metz. Le duc de Guise s'y enferme, entraine par son exemple l'élite de la noblesse du royaume, et, après plus de deux mois d'efforts inutiles, l'armée impériale, réduite du tiers, se retire, rendant un égal hommage au génie guerrier et à l'humanité de son vainqueur. Deux ans après, Henri II lui dut, aussi bien qu'à Tavannes, le succès de la journée de Renty. Lorsque, en i55y, Paul IV appela les Français à la conquête de Naples, le duc de Guise sourit avidement à l'idée de saisir une couronne qui avait été jadis dans sa famille ; mais il trouva dans le duc d'Albe un ennemi qui l'égalait dans l'art de la guerre , et dans le pape un allié infidèle à ses promesses. Ses espérances furent vaines , et sa gloire était en péril, lorsqu'elle reçut un nouvel éclat des malheurs de la France. On le rappelle après la désastreuse bataille de Saint-Quentin , et l'enthousiasme public lui confirme le titre de lieutenant général du royaume qu'il a reçu de Henri II. Au bout de quelques semaines , la confiance du Roi et de la nation fut justifiée par la prise de Calais sur les Anglais (8 janvier 1 558) , et, peu après, par celle de Thionville sur les Espagnols. Il faut dire , à la gloire du duc de Guise , qu'il protesta avec la généreuse colère d'un soldat contre le honteux traité de Cateau-Cambrésis , que le cardinal de Lorraine contribua

tant à imposer à la France (i 569). La mort de Henri II vint consommer la grandeur des princes lorrains. Le duc de Guise et son frère régnaient sous le nom du jeune et débile époux de Marie Stuart, et la part prise par le prince de Condé dansja conjuration d'Amboise et les soulèvements des huguenots leur fournissaient l'occasion et le prétexte d'abattre la maison de Bourbon , la seule rivale qu'ils eussent à craindre. La tête do Coude eût été livrée au bourreau, si l'austère intégrité de l'Hôpital et la politique de Catherine de Médicis n'eussent refusé cette satisfaction aux Guises, qui ne commandaient plus qu'à demi par la bouche d'un roi mourant (1 56o). C'était sur les champs de bataille que devait se vider cette querelle des Guises et des Bour bons. La place du prince de Condé était marquée à la tète des huguenots rebelles, celle de François de Lorraine à la tête de l'armée royale et catholique. Le massacre de Vassy ayant donné le signal de la guerre, les deux rivaux se rencontrèrent dans les plaines de Dreux , où Condé, battu et prisonnier, trouva un vainqueur courtois et loyal dans celui qui avait voulu faire tomber sa tête (i56a). L'année suivante, le duc de Guise allait porter à la cause des huguenots un coup décisif en prenant Orléans , leur place d'armes , lorsque , sous les murs de cette ville, il fut tué d'un coup de pistolet par Polt rot de Mcré , gentilhomme protestant. Il n'était âgé que de quarante-quatre ans. On lit dans quelques histoires qu'il adressa, en mourant, à son meurtrier des paroles pleines d'un pardon magnanime. Il y a erreur dans cette

assertion : ce ne fut pas alors , mais un an auparavant et en face d'un autre assassin que le duc de Guise rendit ce solennel hommage à l'esprit de douceur et de miséricorde de la religion pour laquelle il combattait.

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