EN COSTUME ROMAIN
Ce prince fut le constant objet de la jalousie et des défiances de son frère Louis XIII et sembla tout faire pour les provoquer. On le voit, en 1626, à fàge de dix-huit ans, entrer dans les menées du comte de Chalais et l'abandonner ensuite à 1 echafaud. Comme il s'était flatté d'obtenir, en faisant proclamer la déchéance de son frère, la main d'Anne d'Autriche, le cardinal de Richelieu le contraignit alors à épouser l'héritière de
Montpensier et crut qu'après l'avoir humilié et enrichi il le tenait dans sa dépendance. Mais jusqu'à la fin de sa vie il devait trouver un ennemi dans ce prince aussi ambitieux que faible, toujours prêt à entrer en campagne et à fuir au jour du péril. Ce fut lui qui, en 1 63 a , poussa à sa perte le malheureux duc de Montmorency et, pour faire sa paix, l'abandonna à la hache du bourreau. Ce fut lui qui, en i636, ourdit avec le comte de Soissons une trame qu'il dénonça lui-même au cardinal , allant cacher ensuite ses peurs et sa honte hors du royaume. Ce fut lui qui, six ans après, fut lame du complot de Cinq-Mars et qui prêta son nom au traité signé par les conjurés avec l'Espagne (i 6hi). Le roi lui laissa la vie à condition qu'il témoignerait contre ses complices et « renoncerait à avoir jamais part au gouvernement. » Cependant Louis XIII, à son lit de mort, releva son frère de ce pardon flétrissant, et voulut qu'il siégeât au conseil de régence avec le titre de lieutenant général du royaume. Le rôle de Gaston ne fut guère plus honorable sous l'administration de Mazarin qu'il ne l'avait été sous celle de Richelieu. On le vit, par jalousie pour les éclatantes victoires du duc d'Enghien, ambitionner l'honneur des commandements militaires et guerroyer à la frontière de Flandre avec de bons lieutenants qui lui assuraient le succès ( 16/4/1-1 646 ). Survinrent les troubles de la Fronde. Au milieu du jeu compliqué de l'intrigue et des continuelles évolutions des partis qui caractérisent cette époque, des cœurs plus fermes, des esprits moins versatiles que celui de Gaston , donnèrent
le spectacle dune étrange inconséquence de conduite. On doit peu s'étonner de voir ce prince livré par son misérable caractère à mille diverses influences, passant du parti de la cour à celui de la Fronde , du cardinal de Retz au prince de Condé , commandant au nom du Parlement dans Paris, et finissant par tourner cette autorité contre le Parlement même dans l'horrible journée des massacres de l'hôtel de ville. Anne d'Autriche, rentrée victorieuse dans la capitale, ne permit point à Gaston d'y séjourner : exilé à Blois, il y acheva sa vie dans l'oubli, et mourut, le i février 1660, dans la cinquantedeuxième année de son âge.
MARIE DE BOURBON
DCCBBSSI Dl MOSTrSSSlEU ,
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
FILLE UNIQUE ET HERITIERE DE HENRI DE ROURRON, DUC DE MONTPENSIER , ET DE HENRIETTE CATHERINE DE JOYEUSE.
(N* 2345.) Tableau du temps.
Née au château de Gaillon, le i5 octobre i6o5. — Mariée à Nantes, le 6 août 1 616 , â Gaston-Jean-Baptiste de France, Monsieur, duc d'Orléans. — Morte le k juin 1 627.
MARIE DE BOURBON
accus»* d« ■earnaim ,
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
(N* 3346.) Tableau du temp.
MARIE DE BOURBON
mil du aoniiiuii,
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
(V 2347.) GtET, d'après une esquisse de Porbui
de la galerie du Palais-Royal. — En pied.
MARIE DE BOURBON
bCCBIMI BU MO*TI*I*»IBR,
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
lN" 23A8.) M"* De HÉKAtM, d'après un tableau du
temps.
MARIE DE BOURBON
DCeiUiM oa norrrxasiBa ,
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
( V 23M. ) P. FaAKQOE , d'après un ancien portrail.
MARIE DE BOURBON
MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS
(N* 2350.) Ancien portrait.
La volonté de Louis XIII s'unit à celle du cardinal de Richelieu pour forcer Monsieur à épouser cette princesse , qui lui apportait en dot les biens immenses de la maison de Montpensier. Leur mariage ne dura qu'une année, et eut pour fruit unique la grande Mademoiselle,