‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 249 sur 299 · DU PARLEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

DU PARLEMENT DE PARIS

(N* 2418.) Ancienne collectiou de l'Académie.

Né à Paris, en 1 588. — Marié en secondes noces, le 3o décembre i664, à Angélique de Lahaye, fille de Jean de Lahaye, seigneur de Ventelay, substitut du procureur général au parlement de Paris, et de Marguerite Palluau. — Mort en 1^7*2.

La Mothe Le Vayer est surtout connu par son scepticisme historique qu'il a prétendu ériger en système. Son doute ressemblait à celui de Montaigne et était né de la contradiction infinie qu'il avait observée dans les coutumes et les opinions humaines. Peut-être mademoiselle de Gournay, qu'il avait connue dans sa jeunesse et qui lui avait légué sa bibliothèque , avait-elle contribué à lui donner les idées du philosophe gascon. Quoi qu'il en soit, si La Mothe Le Vayer pensa comme Montaigne, il n'écrivit pas comme lui. Il succéda en i 6*5 à son père dans les fonctions de substitut du procureur général au parlement; mais le goût des lettres était tel chez lui qu'il n'admettait pas de partage, et Le Vayer ne tarda pas à résigner sa charge pour se donner tout entier à l'étude. L'Académie française le reçut dans son sein en 1639. Le traité qu'il publia en \6l\o sur l'éducation d'un prince donna l'idée au cardinal de Richelieu de le désigner en mourant à Louis XIII pour faire celle du dauphin , qui devait être bientôt Louis XIV. Mais Anne d'Autriche, devenue régente, ne suivit qu'à moitié le conseil du cardinal: elle confia en 16/19 son second fils Philippe aux soins de La Mothe Le Vayer, et quand eUe eut vu les succès obtenus par cet habile précepteur, elle se décida seulement alors a le placer auprès du Roi ( 1 65 2). Le mariage de Louis XIV, en 1 660, rompit les derniers liens qui attachaient La Mothe Le Vayer à la personne de ce prince, et le philosophe retQurna aux études qui avaient rempli toute sa vie. Il mourut en 1672, dans la quatre-vingt-cinquième année de son âge. •

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