‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 5 sur 299 · F.T DE FRANÇOISE D'ALENÇON · texte numérisé non relu

F.T DE FRANÇOISE D'ALENÇON

(N* 2006.) Ancien liMw.

Né au château de la Fère, le 6 juillet i5i8. — Marié, le 1 k juin 1 55 7, à Marie de Bourbon , duchesse d'Estouteville, comtesse de Saint-Pol, fille de François de Bourbon, premier du nom, comte de Saint-Pol, et d'Adrienne, duchesse d'Estouteville. — Mort le 1 o août 1557, sans postérité.

Ce prince n'a laissé aucun souvenir important qui se rattache à son nom. Il prit part aux guerres de Henri II , et comptait parmi cette vaillante noblesse qui se rangea autour du duc de Guise pour défendre Metz contre l'empereur, en i55a. Il assistait à la fatale journée de Saint-

Quentin et y fut tué d'un coup de pistolet. Il était âgé de vingt-neuf ans.

LOUIS DE BOURBON

PREMIER DU NOM, PRINCE DE CONDÉ

SEPTIÈME KILS DE CHARLES DE BOURBON, DUC DE VENDÔME, ET DE FRANÇOISE D'AI.ENÇON.

(N* 2007.) Ancien tableau.

Né à Vendôme, le 7 mai i53o. — Marié : 16 le •22 juin i55i, à Eléonore de Roye, fille aînée de Charles, sire de Roye et de Muret, comte de Roucy, et de Madeleine de Mailly, dame de Conty; i° le 8 novembre 1 565 , à Françoise de Longueville, fille de François d'Orléans , duc de Longueville , marquis de Rothelin, et de Jacqueline de Rohan. — Mort le 1 3 mars 1 569.

LOUIS DE BOURBON

PREMIER DU NOM, PRINCE DE CONDÉ

{iV 2O08.) De Creuse, d'après un portrait de la

collection du ebatcan de Beauregard.

Le prince de Condé , de qui devait sortir une si illustre lignée , parut à la cour de Henri II en simple cadet de grande maison , avec une charge de gentilhomme de la chambre. Il épousa, en 1 55 1 , Éléonore de Roye, petite-nièce du connétable de Montmorency. Le vieux courtisan cherchait dans cette alliance avec le sang royal un appui contre le pouvoir tous les jours croissant de

la maison tic Lorraine. Au lendemain même de ce ma riage, le prince de Condé alla servir, comme volontaire, en Piémont, à la savante école du maréchal de Brissac , et Tannée suivante , il courut au siège de Metz prendre sa place dans l'armée de gentilshommes assemblée sous les ordres du duc de Guise. On y remarqua sa brillante valeur. Il crut alors que son nom et ses services lui don naient des droits au gouvernement de la Picardie : il demanda cette faveur, que lui refusa la politique égoïste des Guises. Cependant le jeune prince, avec l'éclat de son esprit et de son courage , ne pouvait se résigner longtemps au rôle obscur où la cour prétendait l'ensevelir : il trouva dans les nouveautés du calvinisme le moyen de fortune que cherchait son ambition, et fut I ame des premiers mouvements du parti huguenot en France. Il était le capitaine muet de la conjuration d'Amboise, et, quoique dénoncé à la cour, il sut étonner son fier ennemi , le duc de Guise lui-même , par son audacieuse contenance. On ne lui fit pas aussi beau jeu, quelques mois après, aux états généraux d'Orléans ( i56o), et il ne tint pas à François de Lorraine et au cardinal son frère que l'arrêt de mort prononcé contre lui ne fut exécuté. Mais leur haine n'obtint point cette satisfaction , et Catherine de Médicis, devenue régente par la mort de François II, rendit au prince de Condé la liberté, avec son rang à la cour. Il n'en resta pas moins le chef avoué des huguenots, se fit l'organe de leurs réclamations et de leurs doléances, et, après le massacre deVassy, ne recula plus devant la guerre civile ( l56a). Malgré son activité

et sa bravoure, il n'y fut pas heureux, et les trois prises d'armes qu'il commanda furent marquées pour lui par autant de défaites : à la bataille de Dreux ( 1 9 décembre 1 56a ), il fut vaincu et pris par le duc de Guise; à celle de Saint-Denis, en 1667, il vit tomber à ses pieds le vieux connétable de Montmorency, mais ne s'en retira pas moins devant l'armée royale; à Jarnac enfin, il combattit enhéros, mais ce fut pour y trouver la mort ( 1 5 mars 1569). Le prince de Condé, malgré son attachement public au calvinisme, n'en avait point les mœurs austères, et il se conformait moins aux rigoureux enseignements des ministres huguenots qu'aux exemples de la cour de Catherine de Médicis.

Page 1