‹ Galeries historiques du Palais de VersaillesChapitre 60 sur 299 · NOSTRADAMUS (MICHEL DE NOSTREDAME · texte numérisé non relu

NOSTRADAMUS (MICHEL DE NOSTREDAME

oit).

(N* 2105.) D'après un tableau du temp» ».

Né à Saint-Remy, en Provence, en i5o3. — Mort à Salon, le 2 juillet 1 566.

Michel Nostradamus, né d'une famille juive convertie, étudia la médecine à Montpellier et y prit ses degrés. On le voit, au sortir de l'école, promener, pendant douze ans , son obscure existence , à travers la Guyenne, le Languedoc et l'Italie, et, revenu en Provence, s'y établir dans la petite ville de Salon. Quelques cures heureuses qu'il fit à Aix et à Lyon dans des maladies épidémiques commencèrent sa renommée, mais lui

1 Tome IX, page 66.

1 On lit à l'entour du portrait original :

CJariMi'mvs Michacl Noitradamxni cooailiariv* mtdirt» regivt Gallia orarvlvo» p«lri« dcos. An. aalatii LX1I1.

donnèrent en même temps des envieux, et, pour se dérober à leur persécution , il s enferma dans la retraite. Ce fut là que son cerveau , échauffé par le travail et la solitude, eut des visions qui lui persuadèrent qu'il était doué du don de prophétie. Il rédigea ses prédictions dans des quatrains écrits du ton mystérieux des oracles, et formant sept centuries ( i 555 ). La publication de ce bizarre ouvrage eut un succès prodigieux. Ce ne fut pas seulement le peuple qui accueillit avec une avide crédulité les songes rimés de ce cerveau malade; Catherine deMédicis, qui réservait à 1 astrologie la foi qu'elle refusait aux mystères de la religion , appela Nostradamus à Paris et lui fit tirer l'horoscope de ses fils; le duc et la duchesse de Savoie l'allèrent visiter dans sa maison de Salon, et ce fut plus tard , en traversant cette ville, que Charles IX le vit et le nomma son médecin ordinaire ( i 565). Nostradamus publia , outre ses centuries, un nlmanach où étaient consignées des prédictions nié téorologiques et qui a joui d'une longue popularité dans nos campagnes. Il mourut en i 566, à lage de soixante Irois ans.

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