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GALILÉE
reconnu son erreur, au lieu de s’y obstiner, comme le font ses disciples prétendus. Antonio Rocco était un de ces obstinés. Dans ses notes sur les Exercices philosophiques de ce péripatéticien 1 , Galilée montre qu’il est impossible d'expliquer, comme on le prétend, par un simple mouvement dirigé d’abord vers la terre, puis en sens contraire par rapport à elle, les phénomènes présentés par une étoile nouvelle, qui, comme celle de 1604, apparaît soudainement très-brillante, puis décroît et disparait peu à peu au même point apparent du ciel. En présence de ce fait, Aristote aurait renoncé au principe de l’immutabilité descieux. Revenons à la la lettre adressée à Liceti. Galilée ajoute qu’Aristote a donné de bons préceptes d’argumentation, tandis que les pêripatéticiens modernes font perpétuellement des paralogismes contraires aux règles de leur maître. Il est vrai que, dans Y Essayeur et dans d’autres ouvrages, Galilée a quelquefois adressé, avec raison, ce même reproche à Aristote luimême. Par exemple, dans ses notes sur l’ouvrage de Rocco*, en examinant la preuve qu’Àristote a donnée de la proportionnalité prétendue entre la masse des corps pesants et la vitesse de leur chute, Galilée a montré qu’après avoir mis dans les prémisses de son syllogisme la quantité' de mouvement, Aristote, par un insigne paralogisme, a substitué dans la conclusion à la quantité de mouvement la vitesse de la chute.
Aristote a violé souvent dans sa physique les préceptes de sa logique : c’était par ce mauvais côté que ses disciples modernes l'imitaient. Par exemple, dans son Discours sur