‹ Galilée, ses travaux scientifiques et sa condamnation [microforme]Chapitre 2 sur 9 · TES · texte numérisé non relu

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6 V'assiduité ; mais il fallait un génie extraordinaire pour démiler 1és véritables lois d2 la nature, dans des faits “ que les savants avaient eus journellement sous les ÿeux ‘ et dont jes causes ou lexplication leur avaient toujours ‘échappé, Les découvertes de Galilée sur la chute dés ps ne lui procurèrent pas, de son vivant, autant de # élébrité que ses découvertes dans le Ciel, mais elles font « Rod bui Ja partie la plus solide et lu plus réelle de la «6 gloire de ce grand homme, parce que ce sont elles qui “ prouver nt le mieux la force extraordinaire de*son intelli- ‘ gence”?

Et, en effet, n’aurait-il d’autre gloire que d’avoir déterminé, par son observation personnelle, la trajectoire que décrit un corps qui s’écarte, dans sa chute, de la ligne verticale, que cette découverte seule eût suffi pour le faire classer parmi les génies hors-ligne.

Galilée, suivant les habitudes de ce temps, avait été engagé pour trois ans. Quoique son traitement fut tout à fait indigne d’un pareil professeur et évidemment insuffisant, (nous avons vu qu’il n’excédait pas vingt sous par jour,) la pauvreté de sa Houe rendait impérieuse pour lui la nécessité de le renouveler, Cependant, comme il était naturellsment d’une grande indépendance d'esprit et de caractère, il aima mieux risquer sou avenir que de céler la vérité, Voici à quelle occasion.

Jean de M

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inventé nne machi ine & dr'agt er. (on ie de Mé aie) 16 ch \argea Galilée d'examiner cette machine. ù ni-ci Jui trouva des défauts graves ct les signala au Grand-Due, Cette franchise rendit furieux l’auteur de la machine, qui se plaignit hautement et attaqua Galilée avec violence. Tous les professeurs péripatéticiens de la Toscane, qui étaient le: ennemis ardents de Galilée, parce qu’il n’acceptait pas aveuglément l’autorité d’Aristote, profitérent de het OCCASION pour se venger de lui, et appuyerent les réclamations de Jean de Médicis. ‘Tous les moines se déclarèrent pour à urs chefs, et cette affaire > prit d proportions telles que

ralilée se vit sur le point dé tés renvoyé de sa chaire. Il n Men pas qu’on le chassât et so retira dé lui-mêmé à Florence. Il était dans sa destinée d’être persécuté, soit

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Ses amis et admirateurs s’intéresstrent de nouveau à son sort, et le marauis Del Monte, aidé de son frère le Cardinal Del Monte, lui fit obtenir la chaire de mathém tiques à l’université de Padoue. Galilée s’y rendit en 1092, et, dit un de ses biographes, ‘* il se plaisait à raconter dans sa ‘ vicillesse que la malle qu’il emporta de Florence pesait ‘ beaucoup moins de cent livres et contenait tout ce qu’il ‘6 possédait au monde.”

Ce fut pendant les premières années de son séjour à Padoue qu’il inventa le thermomètre, invention qui a été attribuée à plusieurs savants, mais dont la première idée lui appartient certainement. Son instrument n’approchait pas sans doute de la perfection des thermomètres actuels, mais, là comme ailleurs, Galilée avait donné ie point de départ, et avait reconnu une cause et un fait naturel inobservés avant lui. Ses successeurs n’ont fait que perfectionner sa découverte.

‘6 Or, dit M. Libri, la véritable physique, la physique du 6 poids et de la mesure, la physique exacte en un mot, ne ‘5 prit naissance que du jour où cet instrument fut inventé

"C'est vers le même temps que Galilée inventa le compas de proportion, instrument presqu’indispensable aux ingénieurs et qui eut un succès si extraordinaire qu’un nommé Balthazar Capra, de Miïian, voulut s'approprier cette invention. El en résulta un procès devant une commission chargée d'examiner Paffaire, et Capra fut convaincu de plagiat et couvert de honte.

Galilée eut quelquefois à se plaindre de ses contemporains sous ce rapport. (Comme tous les esprits d’élite, il était d’une excessive libéralité, et, d’ailleurs, 11 aimait I& science pour elle-même et en dehors de toute idée de gain ou d’intérèt personnel. Ainsi, il communiquait volontiers ses recherches, et laissait prendre copie de ses manuscrits sans s’occuper de faire constater l’époque de ses découvertes : aussi plusieurs personnes eurent-elles l’indiscrétion d’abuser de.sa complaisance. Il est même assez probable que si on ne .chercha pas à lui ravir un plus grand nombre de ses découvertes scientifiques, c’est que plusieurs étaient si peu comprises et tellement en avant de l’état de la science à

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cette époque, qu’on les regardait souvent comme des absurdités ou des rêveries.

Quand les six premières années de son professorat à Padoue furent expirées, Galilée fut continué dans sa chaire, et on augmenta son traitement. Son enseignement avait acquis un succès européen. Ses élèves étaient devenus si nombreux qu’il n’y avait plus, à Padoue, de salle assez vaste pour les contenir tous. Ils l’entouraient partout : dans les rues, à la promenade, et même à table ; et comme ce grand homme n’était pas riche en linge, il leur donnait des feuilles de papier en guise de serviettes.

Dans les premiers mois de l’année 1609, un nouveau ehamp à explorer se présenta au génie de Galilée. On venait d'inventer en Hollande les lunettes d’approche. Le bruit se répandit en Italie qu’on y avait fabriqué un instrument qui avait la propriété de faire voir les objets éloignés com:1e s’ils n'étaient qu’à une petite distance. On n’avait néanmoins aucuns détails sur la forrne de l’instrument.

Galilée réfléchit là-dessus une nuit entière, et dès le matin il construisit le télescope qui a pris son nom. Il lui donna ex peu de temps divers perfectionnements et finit par obtenir un grossissement de mille fois en surface. Cette création excita dans Venise un enthousiasme extraordinaire ; et le Sénat confirma Galilée dans la possession de sa chaire pour toute sa vie, ct porta son traitement à mille florins par année.

Galilée, dans une de ses lettres, nous apprend lui-même que, pour satisfaire l’immense curiosité que sa découverte excita, il fut obligé de se tenir, pendant plus d’un mois, au prix des plus grandes fatigues, à côté de son instrument, pour en montrer les effetf à la multitude de ceux qui voulaient en juger par eux-mêmes.

‘6 Les tours et les clochers de Venise, dit un auteur ‘ contemporain , sont littéralement couverts de curieux ‘ qui, le télescope en main, regardent les vaisseaux voguer ‘ sur l’Adriatiqne, et les gondoles glisser dans les canaux ‘ et les lagunes.”

Les Venitiens n’avaient vu, dans l’invention de Galilée, qu'un moyen de surprendre ou d’éviter les ennemis de la République, et de s'assurer l’empire de la mer. Galilée songen, lui, à explorer un tout autre domaine, et, dirigeant

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son télescope vers les astres, il se mit à étudier les profondeurs du Ciel, et le plus magnifique comme le plus sublime domaine de la science se trouva conquis,

Jusqu’alors on avait cru que les phénomènes célestes étaient, tant par leur éloignement infini que par leur nature propre, absolument inaccessibles aux études et aux recherches de l’homme, et on les regardait comme les secrets du Créateur. Au moyen de son instrument , Galilée contempla, dans l’immensité, des phénomènes qu'aucun œil humain n’avait encore aperçus : la lune lui apparut hérissée de montagnes plus élevées que celles de la terre, et sillonnée par des vallées profondes ; il découvrit les phases de Vénus, puis les quatre satellites de Jupiter ; reconnut que la voie lactée n’est qu’un amas d'étoiles, que les lunettes ne grossissent pas les étoiles [fixes ; il remarqua aussi la libration de la lune, la lumière cendrée, la figure de Saturne ; observa les nébuleuses ; | détermina les orbites et les périodes des révolutions des |satellites de Jupiter ; appliqua les éclipses de ces satellites à la détermination des longitudes en mer ; aperçut les taches du soleil, et en déduisit le fait de la rotation de cet astre sur lui-même,—découverte que Fabricius faisait exactement dans le même temps ;—enfin toutes ses observations le convainquirent de la vérité du système de Copernic, qu’il avait déjà adopté, et il crut dès lors invinciblement à la fixité du soleil au centre du monde, et à la rotation de la terre sur elle-même et autour du soleil.

Toutes ces magnifiques découvertes se succédèrent rapidement ; chaque semaine en voyait naître une nouvelle ; l’étonnement fut à son comble, l’enthousiasme impossible {à décrire ; le Grand-Duc de Toscane lui témoigna son dmiration par de riches présents ; l'Empereur Rodolphe ui fit demander l’explication de ses secrcts ; et le Roi de france Jui fit demander des astres qui porteraient son 10m 4 Tant de génie ct de gloire soulevèrent autour de Galilée iles jalousies et des haïnes proportionnées à ces magnifiques fuccés. Les Péripatéticiens nièrent ces découvertes avec ureur, prétendirent que ce n'étaient là qu’illusions prouites par le diable sur les verres des lunettes ; plusieurs &firmèrent avoir eu en leur possession, pendant des nuits ntières, le télescope de Galilée, ot n’y avoir rien vu de

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ce que l’astrologue, comme ils V’appelaient, avait cru dé

couvrir ; d’autres enfin refusèrent même de mettre l'œil au télescope, bien convaincus, disaient-ils, que cet instrument de sortilége et de magie leur ferait voir le diable en personne. Ainsi on ne sait quoi l’emportait, de l’imbécilité, de l'ignorance ou de la mauvaise foi,

C’est de ce moment que le fanatisme commença à gronder sourdement. Néanmoins, tant que Galilée resta dans les États de Venise, il fut protégé contre les haines des esprits arriérés ; car l’inquisition n’avait pas, sous le D A de Venise, la puissance que, pour le malheur de Galilée et de lavancement de la science, elle possédait dans la l'oscane et dans les Etats de Pglse.

Galilée était donc eufin entré dans une phase de prospérité et d’aïisance qui lui Te toujours été inconnue. Son nom se répétait d’un bout à l’autre de l’Europe ; il comptait à Padoue et à Venise surtout des amis dévoués et puissants persécutions dont le gouvernement de Toscane ne put le préserver ; rien né l'entravait dans ses travaux ni dans la libre expression de sa pensée, car, à Venise, on jouissait de plus de liberté que partout ailleurs dans tout ce qui était purement du domaine de la philosophie.

Ce fut.done une bien fatale détermination que celle qu’il prit tout-à-coup de pe en Toscane. On ne sait pas exactement quels furent ses véritables motifs. Il avait été maltraité par les Me É il ne pouvait plus, en Toscane, compter sur la protection des amis qu’il laïssait à Venise ; car à cette époque où les droits de l'individu n’avaient pas d'existence, en quelque sorte, personne ne pouvait se passer de protection ; il revenait dans un pays où les péripatéticiens avaient toute influence, et ils étaient, généralement parlant, ses ennemis, parce qu’il avait tué la scolastique et ses misérables routines ; il revenait, lui, un des esprits les plus

énergiques et les plus indépendants qui aient existé, dans © Û 4 y Jésuites,

un pays où il allait se trouver à la merci de l’Inquisition, ce terrible tribunal dont la mission et la tâche ont été de

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expression libre de la pensée humaine ;—il laissait un Etat fort et indépendant pour passer à l’obédience d’un prince encore mineur, circonvenu par des influences redoutables, et qui n'avait ni la puissance politique, ni la force d’esprit \écessaires pour tenir tête soit à la Cour de Rome, soit au pouvoir occulte de l’Inquisition, et néanmoins, en dépit de

j toutes ces ralsons, que ses amis firent valoir de leur mieux, il commit la faute irréparable de retourner à Florence sur liavitation que lui en fit le Grand-Due, qui le nomma son premier mathématicien, mais avec un traitement inférieur | a celui dont il jouissait à Padoue. Telle a été la source ide tous ses malheurs. Pourtant nous n’en sommes pas

{ encore arrivés à l’époque des persécutions qu’il eut à subir A pour avoir eu, en quelque sorte, plus de génie que n’en 4 comportait son siècle.

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En 1611, à la sollicitation de plusieurs personnages éminents employés dans les plus hautes charges de l'Eglise, il se rendit à Rome et fit voir à tout le monde les remarquables nouveautés qu’il avait observées äans le Ciel. | Presque tous les cardinaux sempressèrent d'aller lui témoigner leur admiration” et de jouir, au moyen du télesgmentation de volume, produite par l’instrument, les jetait dans le dernier À Rome ecmme “ Venise la sensation fut immense, et Galilée rotonrna en Toscane couvert de gloire. Néanmoins les Péripatéticiens étaient à l’œuvre, et'prétendaient toujours je les cieux étant incorruptibles, suivant l'expression d’Atristote, (alilée' né pouvait y trouver des © hange Sr ou des moditications à ce que la

Msimple vue avait totjours permis d’y découvrir. Pour cette

école, c'était une croyance inflexible que les astres se

Imontraient à nos veux tels qu’ils sont véritablement.

On est peiné de voir que le premier personnage important

qui: ait jeté le cri d'alarme ax propos des découvertes de

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(ralilée soit le grand orateur et le grand publiciste des Jésuites, le cardinal Bellarmin. I} adressa plusieurs auestions à ce sujet à l’astromone Clavius et à trois autres pères de la Cémbébrie de Jésus, qui, dans une réponse en ‘date du 24 avril 1611, admirent quelques unes de ces «découvertes comme vraies, tout en gardant le silence sur

lc qui leur paraissait trop opposé aux préjugés de l’é- 1 poque, dans les théories ct les démonstrations de Galilée.

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On mettait la plus grande prudence même dans l’enonciation de la vérité,

C’est à son retour de Rome que Galilée inventa Île microscope.

Tous les prodiges, toutes les merveilles de la création se trouvèrent ainsi dévoilés. Après le domaine de l’infiniment grand vint celui de l’infiniment petit ; après les soleils des sphères sans limites, les êtres invisibles, quoiqu’organisés, de notre terre ; après l’explication de ce monde dans lequel des millions de lieues ne forment qu’un point inappréciable de l’espace, l’exploration de cet autre monde non moins merveilleux dans lequel des millions d’êtres organisés peuvent vivre sur un pouce quarré d’étendue! (Galilée avait en quelque sorte embrasse les deux infinis.

En 1612 Galilée publia son remarquable ouvrage sur les corps flottants.

Le Grand Duc de Toscane réunissait quelquefois les savants de Florence pour les faire diseuter en sa présence sur les questions scientifiques qui occupaient leur attention. Dans une de ces discussions, quelques professeurs péripatéticiens prétendirent que c'était surtout la figuve d’un corps plongé dans l’eau qui lui donnait la faculté de surnager, et non son poids intrinsèque. D’après cette lumineuse théorie, un morceau de fer taillé exactement comme un morceau de bois devait également flotter. Galilée n’eut, comme de

raison, pas de peine à démontrer l’imbécilité et l’ignorance de ses adversaires, et c’est à cette occasion et pour les réfuter plus pleinement qu’il composa l’ouvrage dont je viens de parler, qu’il intitula : “ Discours sur les choses ‘ qui surnagent et se meuvent dans l’eau.”

Galilée y établit la véritable théorie de l’équilibre des corps flottants et y cite de nombreuses observations qu’il avait faites lui-même, de phénomènes naturels qu’il expli- | que d’après les vrais principes de la physique moderne. On y trouve pour la première fois établi le principe des vitesses virtuelles dont il déduit les principaux théorêmes de l’hydrostatique. La puissance de conception de cet homme extraordinaire était si grande qu’il semblait posséder l'intuition des lois fondamentales de la nature.

Cet ouvrage souleva d’incroyables clameurs et essuya les plus furieuses critiques de la part des moines péripatéticiens qui attaquèrent Galilée arec un acharnement dont on ne

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peus se faire aucune idée. Ils publièrent de nombreux écrits dans lesquels ils maintenaient, par des raisonnements merve:llenx de bêtise et d’ignorance, la prétention que c'était uniquement la figure d’un corps qui le faisait flotter ; auelques uns traitaient Galilée -de fou, de visionnaire, d’orgueilleux, d’imposteur, de sorcier, d’hérétique,

| de précurseur de l’Ante-Christ, de suppôt de Satan, de { géomêtre du Diabie....... Voilà les adversaires contre

lesquels l’illustre savant eut à lutter presque toute sa vie. Cette fois, néanmoins, il charges du soin de leur répondre le père Castelli, moine de l’ordre du Mont-Cassin, homme eminent de cette époque et d’un savoir étendu.

Galilée avait, fort jeune encore, adopté le système de

toujours hésité à le soutenir publiquement, ne se sentant pas encore ass. d’influence et de réputation pour braver les préjugés et le ridicule dont on avait partout essayé de couvrir lillustre prètre Polonais. Néanmoins il n’avait jamais manqué, dans ses conversations avec ses amis ou ses élèves, de leur présenter le système de Copernic comme le seul qui fût vrai et rationel. Ce fut vers l’année 1612 qu’il donna plus de publicité à ses idées R-dessus, et qu’il commença d'essayer de reformer l’opinion générale.

Alors on croyait Üniversellement à l’immobilité absolue de la terre, que l’on croyait être le centre du monde. On ‘'appuyait, pour soutenir cette doctrine, sur: querques pas-

1 le :démontra, let comme on le reconnait aujourd’hui partout. et même à Rome, cés passages ne prouvaient rien. contre.le, système

ide Copernic: on les prenait trop à la lettre et.on les iter-

‘prétait mal, voilà tont. Mais du moment que; Galilée ‘voulut essayer de faire comprendre cette erreur d’interpré

‘tation et y substituer son interprétation propre qui était ‘la véritable, il n’y eut qu’un cri général de .réprobation (parmi les moines contre ce laïque téméraire qui s’arrogeait

Je droit d'interpréter l'Evangile, et qui, osait prétendre qu'avant lui le clergé, seul juge en pareille matière, l'avait . mal interprété. (Cette tactique eût son effet, et, sauf guees brillantes exceptions, tout le clergé des Etats Romains et de la Toscane se prononça contre lui. Ses plus #rdents adversaires furent les Domimicains et les Jésuites.

Ce fut en Toscane même que les premiers symptômes de tat.” et perséeution contré le grand astronome se déelarèrent: : pre de;

L’Archevèque de lorence, 1'Evèque de” Fiesole,-ot le | pi proviseur do l’université de Pise, l’attaquérent sans ména- toutés L gement ; ot d’un autre côts l'Evèque Campiolis lé père 5

Foscarini et le père Uastelli Je défendirent-avec vigueur, : | Le Ted Ja polémique devint ardente, et Galilée ainsi que les | per f prêtres savants et: illustres qui- le défendaient furent pro- | Galilé. clamés hérétiques et menacés de l'intervention du Saint ÿ Le père Caceini entré autres; Dominicain, prononsn à À D ES Florence ‘an sermon virulent dans leqnél ildémontrait que | gl bn bé 66 btp diabol: 2!

la géométrie est un art diabolique et que les mathéma- f que !

‘ ticiens devraient être . bannis de tous. les Etats comme | ‘ auteurs et fauteurs de toutes Les hérésies:”? C'était là.attribuer à ]a géométrie une tendance passa-

dsient” qi formelle ‘:

blement en dehors de son objet. TE ro D'un autre côté, Marafh, général des Dominicains, Es SU

écrivait à Galilée qu’il était pemé de ces attaques ; mais, | É F I

dit-il, pour mon malheur,..je participe, par ma position, à P'glise, Y9

loules les bêtises que peuvent: dire trente ou quarante mille B : M lettre moines... | OR PTE La lecture de toute cette polémique, très ennuyeuse- à cause de l'incroyable polixité de style de plusieurs de, ses Dur” bét auteurs, fait, voir clairement que le petit nombre des mem- P Mais t bres du clergé qui défendirènt Galilée à cette époque | ététent bé étaient incomparablement supérieurs à la foule de ceuxh qui condamnaient ses doctrines, et s’il avait contre lui les Fes gros bataillons, il n’y a nul doute qu’en fait de ‘alentet | ji surtout de savoir réel, de. compétence scieutifiq?, il ne Es PRET comptät en sa faveur ée qu’on peut-appeler {4 bonne com- #, , nr pagnie; éär Tes noms de’ tous ses défeniseurs, prêtres, sont | fit d restés célèbres dans la stience, pendant que’ presque ‘tous | reietait | les profésseurs-et théologiens qui lattaquérent avec tant de M LA do passion et “d’injustice’ sont aujourd’hui parfaitément incon- | Dadaiunt nus. ‘Tieurs n0ms mêmes ne nous sont parvenus que grâce | à Ja défense," Ro Eee. seul ‘Les théologiens adverses à Galilée s’appuyaient princi- N,. palément sur ce pastage de la Bible où il est dit que Josué 4... arrêta 1e soleil, pour démontrer que les nouvelles théories ! dort étaient en contradiction avec la parole de Dieu ; on cittit® ile ausai cet autre pañsago de la Bible : Terra in æternum fais if

adversair gile qu’e

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symptômes de latèrent: : :

Fiesole,-ot le t sank Mménaipioli, lè père vec vigueur:

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Ritément incon 1 l'avaient fait pendant une longue suite de siècles. ‘On

venus que TAC sccusait Galilée d’empiéter sur les droits et prérogatives 0, à. dde lEglire, de porter lu main à l’encensoir, de manquer uyalent princist dit que Josué | uvelles théories A d’un homme illustre.

Dieu ; on citait | rra in æternum |

vw

it

stat,” ete., etc., et on tirait de ces deux pese la conclusion que la terre était nécessairement immobile au centre de l’univers, et que’toutes les planètes, puis le soleil, puis toutes les étoiles tournaient autour d'elle ; puis que le

| mouvement du soleil autour de la terre étant prouvé par | le livré sacré, on ne pouvait croire à son immobilité sans

A ar F] Q :

pt furent pro- | tomber formellement dans l’hérésie

tion du Saint |

prononen à {examine Ie côté théologique de la question, non pas, ? 5

Galilée répondit à toutes ces objections dans une lettre adressés en 1615 à la Grande Duchesse de Toscane. Il y

comme cela a été affirmé erronément, pour faire de l’Evan-

{ gile la base de son système. mais uniquement peur faire

voir que ss adversaires se trompaient qua”.l ils prétendsient que la théorie de Copernic était en coutradiction formelle avec le texte sacré. Son unique but était de

prouver que lo texte de la Bïble, raisonnablement inter-

ae n’était nullement en opposition avec le système ‘de Jopernic. Il démontre, par la citation de nombreux passages de l'Evangile et par plusieurs citations des pères de D'Église, que l’on pouvait, sans irrévérence, ne pas prendre a M lettre les deux passages en question ; il rappelle à ses adversaires qu’il y à une multitude de passages de l’Evangile qu’eux-mêmes n’interprétaient pas à la lettre, sans pour cela se’ croire héritiques.

Mais tout fut inutile, parce que le préjugé et l'ignorance étaient beaucoup plus la causé de ces attaques que la con- On avait toujours cru au mouvement du soleil autour de la terre, ét on n’en voulait pas déxnordre : mais comme on n’avait rien de plausible,

{ à part les deux textes de la Bible auxquels j’ai fait allusion,

irejetait sur l’audacieuse prétention d’un laïque d’inter-

de’ respect au corps du Clergé, et dé païeils reproches avaient d'jà valu la prison, la torture et le bûcher à plus

“Galilée, voyant l’orage gronder autour de lui, et ayant

été informé par ses amis de Rome que le cardinal Bellar-

win avait exprimé l'opinion que le système de Copernic était en coutradiction avec l'Evangile, et par conséquent avec Ja foi, craignit qu’on ne réussit à obtenir de la Congrégation de l’Index la condamnation dn système dont il se croyait en état de démontrer l’exu té, et se rendit à Rome pour défendre sa doctrine et ses aémonstrations,

Le Grand Duc de Toscane lui avait donné de nombreuses lettres de recommandation ; mais à son arrivée à Rome il trouva les préjugés beaucoup plus violents contre lui qu’il ne s’y attendait, et il vit que ses ennemis avaient fait bien du chemin. es cardinaux, ses admirateurs et amis de 1611, n’osaient déjà plus en 1616 élever la voix en sa faveur, et il s’aperçut qué la protection du Grand Duc lui serait de bien peu de secours. Néanmoins, avec cette énergie que donne la conscience de la vérité et la certitude d'une bonne cause, il fit tête à ses ennemis et exprima beaucoup d’espoir dans une lettre qu’il adressa au secrétaire du Grand Duc.

Il Ctait soutenu par le prince Cési, Président de l’Académie des Sincei, corps savant qui s'était formé à Rome ; mais l’influence des savants n’allait pas lo'n sous Paul V

qui ne les aimait guères ; et quand le cardinal Arsini,$ seul de tout le sacré collége, voulut entreprendre da plaider devant le Pape la cause de Galilée et de son ensei- f

avait un n

traiter ave arrêt de la 1616, port ses théori serait dèfe

guement, non seulement le Pape l’accueillit froidement, Ë mais il lui intima l’ordre formel de gardér un silence ab- #

solu sur ces questions.

Galilée se trouva donc réduit à ses propres forces, à sa

seule influence personnelle dans un temps où la protection k

pas immo

e rotalio

des hommes puissants était tout, et le génie compté pour % hi

assez pauvre monnaie. Il multiplia vainement ses lecons |

et ses démonstrations devant l’Académie des Sincei et hi ailleurs : Ie raisonnement, l’expérience, ses propres obser- # vations astronomiques, que tout le monde pouvait faire 4 comme lui, tout cela fut incompris ou repoussé comme * rêveries ou innovations dangereuses ; et en dépit de ses à lucides et savan tes démonstrations, dit M. Arago, juge assez compélent en pareille matière, Galilée fut sommé de com- !

paraître devant le St. Office.

.L’acte d’accusation porte qu’il a été dénoncé pour avoir à 1 lenu comme vraie, la fausse doctrine que le soleil était le #:

centre du monde et qu’il élait immobile, et que la terre

ss 01 e de Copernic par conséquent tr de la Congréème dont il se », et se rendit à onstrations,

de nombreuses ivée à Rome il contre lui qu’il his avaient fait rateurs et amis r la voix en sa u Grand Duc oins, avec cette é et la certitude mis et exprima ssa au secrétaire

sident de l’Acaormé à Rome :

n sous Paul V ardinal Arsini, !

avait un mouvement diurne. (Quod teneres "tanquam” veram, falsaim doctrinam à multis traditam, Solenr videlicet esse in pee mundi êt immobilem; et terram moveri motu etiam diurno.) Galilée éssaya vainément de démontrer ses théories ; on ne voulut pas l’entendre ; mais on décida néanmoins de le traiter avec douceur, et on se contents de lui signifier un arrêt de la Congrégation de l’Iudex, en date du 25 février 1616, portant Qu'il serait enjoint à Galilée de renoncer à ses théories sur le mouvément de la terre, et qu'il:lui serait défendu de les énseigner à l’avenir, sous peine d’être enfermé dans les prisons du Saint Office. Cet ‘arrêt”lui fut signifié par le cardinal Bellärmin, et Galilée dut promettre de s'y conformer. rrror Afin d'empêcher que les opinions nouvelles ne se répandissent en Europe, la Congrégation de l’Index-rendit; le 5 mars suivañt, un décret dans léquel on censurait formellement le système de Copernic. frr| Voici les termes mêmes du décret, qui est signé’ par le cardinal de Ste. Cécile, et le frère François-Madeleime ête-de-fer. :

entreprendre deM 1° Que le soleil soit placé au centre du monde et et de son ensei- soif immobile, est une proposition absurde et fausseen philoillit froidement, Bsophie, el formellement hérétique, parce qu’elle est expresséun silence ab- ment contraire à l'Ecriture sainte. : : ;

M 2° Que la terre ne soit pas le centre du monde et ne soil pas immobile et qu’elle aït même in movement journalier de rotation, esl aussi une propésition absurde et fausse ‘en hilosophie, el considérée, théologiquement, au moins erronée n malière de foi. IETRI IE ' dre

(Solem esse in centro mundi et immobilém, est proposiio ‘absurda et falsa in philosophià, et formaliter hiæretica, de pouvait faire Mquis est expressè contraria sacræ scripturæ. { eponssé comme Terram non esse centrum mundi nec immobilem, sed en dépit de ses Dnoveri motu etiam diurno, est item propositio absurda’ et rago, juge assez Malsa in philosophiä, et theologicè considérata, ad minus ommé de com- /fÆrronea in fide.) Tel à

4 Dans le même décret, la Congrégation de l’Index interoncé pour avoir Mdit d’une manière absolue la brochure écrite par l'Abbé le soleil était le AVoscarini au soutien des démonstrations de Galilée, et et que la terre fnterdit, je ce qu’ils soient corrigés, le livre dé Coper- Mic et celui d'Astunica. +

pres forces, à sa ù la protection ie compté pour ment ses leçons | des Sincei et s propres obser- W

45 éviter

Galilée ne fut pas nommé dans ce ‘décret. paroe ai avait promis de ne plus enseigner le système. de pernic ; néanmoins ses ennemis répandirent, le .brui qu u’il avait été puni et forcé de rétracter ses..opinions our démentir ces assertions, il se fit donner, par.le cordi nal Bellarmin, un certificat portant “ qu’il n'avait pas été “ puni ni condamné comme rt de doctrines hérétiques ‘mais qu’on avait exigé qu’il renonçât à l'opinion d “ mouvement de la terre, comme contraire à l’Ecritur sainte, et qu’on lui avait défenda de l’enseigner à, Va “6 venir?

Galilée ressentit vivement cette ‘condamnation, ae par des hommes qui ignoraient absolument:la scienge ë l'as tronomie, contré: un système qu’ils. n9, comprenaient.pas e! ‘refusnient môme d'étudier set; ilvoulut tenter de.nouveau: efforts: potir :démondret-dinjustide du. décret, ; non:pas tan contre lui personnellement que:-opntral.les.antentg qua, étaient: pi L CTE Tleneipoutvait.se,r ® à1voix, tuer pou mibéi- dires uhe-idée féconde,.|à, voir, emaevalix ana tème de la vérité ‘‘uquel il s'était convaincu par:lesi,étudp e s-0béexvations Les plusétendnestet.Jes plus ppprofondie ter été faites LIL ne pouvait se résoudre; \Woñbeigner une ,nérité AURA RARE. Li "| ‘fait incontestable ; et j MALE A ja 1 \aannageslinfuents , spour ie Ne «us ape di décret de Lorna a dem", M VE ni] “ta tellement: de.oe qu'il re eg au à Zn h foxmelle, que: Guicaiardini,i ministre ide, T au se crut obligé d'écrire au Grand-Duc que Gal ee eq “promettait gratamentiel, que.ce serait peutrétre,s Rime rupture Avec la, eonr.dai Ro RTE SR qu protéger, et quil read, à 28, Je flaira remenir.en: es Le sf x CM 1 seadour-dait, valoir, mg LAN pat Ven GEL Em vos M at: LePapesnatnel. dit, Guisrier pe | | «€ des lettres et des talents, et ne Le œ Un ARE À fhtéssidersprie AU8:-LeRx AR Sa Ten AU VA HA iont un p pau esprits font gemblant de ng 16h ja 1 ’être.pereéputé Sri al af coilnou ps je ro Te À ri Puistil, ajoute gs des, moines, fe, tantes, dar sont ennemis de Galilée, et que si ge nieire HV: | finira par s'attirer des désagréments sérieux, et FA

même p toujours tion.

Charles disposai plus gr chacun termine dina}, à Ces 1 vauts pi pur le contem] Gulil de reno Ce fat chagrin silence la dém A F vaux Sc il vena tait pa ouvrage subir l:

tion, fi ouvrag( Grassi, mètes.

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jours avait, L’'Aca dédia nomini me, fit ami & avec | d’hont Rome sans r

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même par en attirer au gouvernement Toscan, qui s’est toujours fait remarquer par sa deférence envers l’Inquisition. Il conseille au Grand-Duc d'engager le prince Charles, son frere, qui venait d’être créé cardinal et qui se disposait à partir pour Rome, à fuir les savants avec Île plus grand soin, parce qe le Pape les aime si peu que chacun s'efforce de paraitre ignorant ; enfin l'Ambassadeur termine en disant qu'il y aurait pé ril, pour le nouveau cardina}, à preudre Galilée sous sa protection,

Ces assertions sur l'éloignement de Paul V pour les sasauts peuvent paraitre étranges, mais elles sont confirmées pur le témoignage de plusieurs écrivains ecclésiastiques contemporains.

Galilée fat donc obligé de s’en retourner à Florence, et de renoncer à enseigner le véritable système du monde. Ce fut tout à la fois, pour ce grand homme, une cause de chagrin et d’humiliation que d'être obligé de garder un silence absolu sur une question de cette importance, dont la démonstration était due à son génie.

À Florence, Galilée continua ses recherches et ses travaux scientifiques, mais sans les publier, la sentence dont il venait d’être atteint lui ayant fait comprendre qu’il n°’é-

tait pas toujours prudent d’avoir trop de génie. Le seul ouvrage qu’il publia de 1616 à 1632, époque où on lui fit subir la brutale persécution qui se termina par son abjuration, fut le Saggiatore, qui parut en 1623. (C’est un ouvrage de pure “polémique scientifique, en réponse au père Grassi, de Ja Compagnie de Jésus, sur la nature des comètes,

C’est dans cette année, 1623, que le cardinal Barberini fut élu Pape sous le nom d'Urbain VIIT. Il avait toujours été l’ami et l’admirateur de Galilée, ct même il avait, en 1620, composé une pièce de vers à sa louange. L’Acad mie des Nince , dont Galilée était membre, lui dédia le Saggiatore ; et Galilée, rempli d’espoir par cette nomination, dont il trait un heureux augure pour lui-mé. me, fit un troisième voyage à Rome pour fe sliciter son ancien ami sur sa promotion à la Papauté. Urbain VII le recut avec les plus grandes démonstrations d'amitié, le combla d’honneurs et de présents et lui remit, à son départ de Rome, un bref adressé au Grand-Duc, dans lequel il louait sans reserve son savoir ct sa picté.

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Galilés avait eu un double but en se rendant à Rome. ! Non seulementil voulait féliciter le Pape sur sa promotion, | mais il voulait surtout sonder le terrain relativement à la !

condamnation des doctrines auxquelles il avait voué sa vie,

et voir s’il ne serait pas possible d’assoupir un peu les pré- |

fluence et la protection du chef de la chrétienté.

jugés hostiles au système de Copernic. Il jugeait le moment | favorable, conptant, comme il le fesait, sur l’amitié, l’in- #

gi:

Dans ses entretiens avec le Pape ou avec les personnages À

‘influents de sa cour, il ne manquait jamais l’occasion de! glisser quelques mots en faveur du système qu’on lui avait défendu d’enseigner, et il lui avait même été permis quel- #

te

quefois de raisonner assez au long sur l’opinion que la à croyance au mouvement de la terre ne pouvait pas être une

hérésie.

Néanmoins, tout ce qu’il putobtenir, ce fut quel- A

ques paroles de bon vouloir, quelques assurances de parfaite W

estime, mais tout se borna là.

systèmes du monde.”

Dans la vue de se conserver les bonnes grâces du Pape k et de se créer des appuis parmi les cardinaux, il fit un autre”

voyage à Rome en 1628, et y retourna encore en 1620. C’est dans ce dernier voyage qu’il soumit à la censure l’ou-

vrage dont je viens de parler auquel il avait mis la dernière M main. Les censeurs lui firent plusieurs corrections qui # indiquaient une grande ignorance sur les matières qu’on y traitait, et permirent l’impression de l’ouvrage ; mais quel- #

ques jours après cette permission fut retirée.

Galilee s’en revint donc à Florence prof ndément décou- # ragé et en proie au cuisant chagrin de se voir, lui, le seul L apôtre alors de la vérité scientifique, repoussé, maltraité, |

incapable de donner à sa pensée la publicité et la circulation. Néanmoins, il était si fort travaillé intérieurement par la conscience de son droit et de la vérité de son enseigñement, par la certitude qu’il avait d’être le dépositaire de vérités sublimes et fécondes, par la passion que ressent

tout vrai savant à propager la science, à dis éminer partout # les idées saines et les découvertes utiles, qu’il se décida à # sulliciter auprès des censeurs de Florence la permission qui M

lui avait été refusée à Rome.

Après de longues hésitations, l’Inquisiteur général de #

Cependant, une fois revenu # à Florence, il se dévoua exclusivement à la composition de £ son grand ouvrage intitulé : “ Dialogue sur les deux grands #

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