‹ Gallia typographica (volume 2)Chapitre 83 sur 176 · octobre. — « Mme de Cailloy [lisez Cailloué · texte numérisé non relu

octobre. — « Mme de Cailloy [lisez Cailloué

libraire à Rouen. Transférée des prisons de Rouen le 18 octobre 1694, sur ordre contresigné Pontchartrain. Pour R. P. R. Sa fille, Marianne de Cailloy [lisez Cailloué], l’accompagna à la Bastille, sur sa propre demande, et y vécut avec elle. Mme de Cailloy mourut à la Bastille le 21 novembre 1694. Marianne fut mise au couvent des Nouvelles-Converties, le 10 janvier 1695, sur ordre contresigné Pontchartrain. Elle était entrée [à la Bastille] pour soigner sa mère malade, sans ordre du roi (lettre de

DOCUMENTA

cachet). Elle avait caché la gravité de la maladie de sa mère, afin qu’on ne l’importunât pas pour la conversion. »

Cf. Funck-Brentano, op. rit., nos 1544 et 1545* 1694, 18 octobre. — Lettres de provision d’imprimeur du Roi à Rouen, octroyées à Jacques III Resongne. —

« Louis par la grâce de Dieu Roy de France et de Navarre, à tous ceux que ces présentes lettres verront, salut. Par nos lettres patentes du 7 septembre 1652, nous avions pourvu Julien Courant de l’état et charge de notre libraire et imprimeur en notre ville et banlieue de Rouen, en récompense des bons services qu’il avoit rendus en l’art d’imprimerie à la suite de notre Cour, où il avoit fait porter ses presses et caractères, et étant décédé en 1691, nous aurions, le 19 du mois de novembre de ladite année, accordé des provisions de lad. charge à Julien Courant, son fils, mais comme il n’en a pas joui pendant longtemps, qu’il n’a pas laissé d’enfans, et que nous sommes bien aise de donner encore en la personne de sa mère, qui avoit pris soin de son éducation et de son avancement, des preuves de notre satisfaction des services de son mary et du souvenir que nous en avons, et qu’il n’avoit pas joui pendant plusieurs années de la grâce que nous lui avions faite, en luy donnant ladite charge, ce qui a été aussi au préjudice de sa femme, qui auroit profité en partie des avantages qui luy seroient revenus, nous avons voulu faire choix pour remplir ladite charge, de la personne de Jacques Besongne, libraire et imprimeur à Rouen, qu’elle a épousé, ayant connoissance de son affection à notre service, qu’il est capable dudit art d’imprimerie, et qu’il s’acquitera bien de ce qui concernera ladite charge. À ces causes et autres à ce nous mouvans, nous avons donné et octroyé, et par ces présentes signées de notre main, donnons et octroions aud. Jacques Besongne, ledit état et charge de notre imprimeur en notre dite ville et banlieue de Rouen, vacante, comme dit est, par le décez dud. Courant fils, pour dorénavant l’avoir, tenir, exercer, en jouir et user aux honneurs, autorités, privilèges, exemptions, franchises, immunités et émolumens, tout ainsi qu’en a joui ou dû

GALLIÆ TYPOGRAPHICÆ

jouir ledit Courant fils et ceux de nos autres villes pourvus de pareilles charges, avec pouvoir d’imprimer, vendre et débiter tous et chacuns de nos édits, déclarations, ordonnances, commissions ordinaires et extraordinaires, mandemens et arrêts tant de nos Conseils que de nos Cours de Parlement, Chambre des Comptes, Cour des Aydes et des Monoyes et actes de justice qui seront ordonnés être imprimez ; faisant deffenses à tous imprimeurs, qui n’ont pas semblable pouvoir de nous, de s’y ingérer, si ce n’est du consentement dud. Besongne, à peine d’amende arbitraire, dépens, dommages et intérêts, et ce tant qu’il nous plaira. Si donnons en mandement...

Donné à Fontainebleau le 18. jour d’octobre, l’an de

grâce 1694, et de notre règne le cinquante-deuxième. Signé , Louis. Et sur le repli, Par le Roy , Phelypeaux. Et scellées d’un grand sceau de cire jaune. »

Ces lettres figurent aux feuillets liminaires, après la Table des Titres, dans l’ouvrage suivant : — Coutumes du pays et duché de Normandie, Anciens Ressorts & Enclaves d’icelui. Augmentées de plusieurs Edits, Déclarations, Arrêts & nouveaux Règlemens de la Cour, jusqu’à présent, comme il est marqué en la Table des Titres ci-après ; & les articles rectifiez par les Textes d7 Aviron & de Berault. Avec des Extraits sommaires des Edits, Déclarations, Ordonnances & Arrêts concernant les Mariages. Et d’une Table des Matières, tant pour la Coutume, que pour les Articles Placitez. Nouvelle & derniere Edition. // A Rouen, Chez Jacques Besongne, Imprimeur ordinaire du Roy, rue S. Lo, vis-à-vis la grande Porte du Palais. MDCCXVI. Avec privilège du roy. (In- 12: 440 p. ch. SU. et la ta. B. N., F. 32873.)

On les rencontre aussi dans une édition antérieure du même ouvrage, également imprimée par j. Besongne, que possède laBibl.de Rouen (In-12. 1 7 1 1 .)

706. — 1695, 3 janvier. — Lettre du Chancelier à M. deLaReynie.

— « Le nommé Charon sera envoyé au Château de Caen avec Chavance. A l’égard de la fille de la nommée Calloué, je ne vous ay point envoyé d’ordre pour la tirer de la Bastille, parce qu’elle n’y estoit pas par ordre du Roy, cependant pour prévenir toute difficulté, je vous en envoyé un, avec une lettre à la Supérieure des Nouvelles Catholiques pour luy dire de la recevoir. » (A. N., O1 39, f° 2.)

707- — 1695, 3 janvier. — Lettre du même à la Supérieure des Nouvelles Catholiques. — « M. de La Reynie fera conduire chez vous une Protestante, nommée Calloué ; recevez la et faites de vostre mieux pour la rendre bonne catholique. » (A. N., O1 39, f° 2.)

708. — - 1698, 18 juin. — Lettre du même à M. d’Argenson. — «Vous

avez bien fait d’empescher le' débit du premier livre de M. de Cambray (Fénelon), quoi qu’imprimé avec privilège ; à l’égard des mil exemplaires que vous avez saisy, j’attendray les nouveaux avis que vous espériez me donner sur ce sujet. J’écris à l’intendant de Rouen de faire visiter la maison du libraire d’Evreux, et à M. d’Herbigny d’empescher à Lyon l’impression des dernières lettres de M. de Cambray. » (A. N., CF42, f° 134 v°.)

Page 1