Gambetto
NOUVEAU MÉCANISME POUR MAINTENIR LE CATHÉTER DANS LA VESSIE OU AUTRE PIÈCE DE PANSEMENT DANS LA RÉGION PÉRINÉALE DES DEUX SEXES
Par le D1' G. TESORONE
Un religieux des Frères d’Alcantara de Santa Lucia al Monte souffrait, en 1861, d’un phymosis congénial qui, n’ayant pas été soigné, par une pudeur mal comprise, depuis l’enfance jusqu’à la quatre-vingt-cinquième année de sa vie, et la matière sébacée et l’urine s’altérant, déterminèrent dans la verge des balanites , sous l’influence desquelles les couches membraneuses composant le prépuce durcirent et s’kypertrophièrent.
L’orifice du prépuce, d’abord très-resserré, finit par s’obstruer entièrement et ne plus donner accès même à la plus petite goutte d’urine, au point que celle-ci, s’accumulant en abondance dans le canal de l’urètre, en distendait fortement les parois, spécialement en avant et dans la circonférence, et
(1) Châssis.
repoussait le gland en arrière et vers la région du pubis. Il en était résulté qu’au lieu de la verge on ne voyait qu une grosse vessie molle et luisante, et qui, à l’exploration, se présentait fluctuante et ondulante à cause de 1 urine qui s y était amassée, et comme celle-ci se corrompait par la présence du mucus et de la matière sébacée, il se déclara non-seulement une inflammation très-violente jointe à des douleurs intolérables, mais il se manifesta en outre des symptômes graves et mortels, avec rétention d’urine complète et sans espoir. Naturellement, l’opération fut reconnue d’une nécessité absolue; elle fut faite par mon frère, le professeur Frédéric, qui opéra d’abord le phymosis et après l’ischurie, en introduisant le cathéter élastique dans la vessie, d’où l’on lit sortir ainsi une grande quantité d’urine altérée et putréfiée, au grand soulagement de l’infortuné malade.
Mais, autant l’opération du phymosis et du cathétérisme fut facile, autant il fut difficile de maintenir solidement le cathéter dans l’organe atteint, puisque la verge étant petite et enfoncée dans un volumineux bourrelet adipeux, il ne fut pas possible d’assujettir le cathéter sur le dos de la verge, et qu’on préféra le fixer au moyen d’une bande formant un T double, en joignant aux deux dessous de cuisse deux autres rubans transversaux l’un au-dessus, et l’autre au-dessous du membre viril; mais après quelque temps, le cathéter sortit entièrement. On l’introduisit de nouveau, car l’ischurie persistait, et on le fixa aux côtés latéraux d’un garde scrotum solide; mais cette fois encore ce fut peine inutile. C’est pourquoi, après l’avoir replacé de nouveau, et assujetti à l’aide du même bandage, on y ajouta l’anneau d’os du professeur Gerdy, en le fixant par deux rubans circulaires et deux autres verticaux ou dessous de cuisses ; mais ce double bandage même n’eut, pas un bon résultat.
C’est alors que j’eus l’idée d’un appareil à squelette dur, afin de comprimer le bourrelet adipeux saillant et faire ressortir la verge enfoncée ; et, en effet, le mécanisme atteignit le but et le malade guérit. Voici en quoi consiste l’appareil :
J’appelle Gambetto ce petit appareil, par analogie avec Fins-
trament dont les peintres se servent pour fixer leurs toiles.
Il consiste eu un fil de fer ou de cuivre, long de 40 à 45 centimètres environ, suivant la stature du malade; son épaisseur ne sera que de 2 millimètres à cause que s’il était plus mince, il ne serait pas solide, et que s’il était plus fort on ne le ploierait que très-difficilement. On le courbe verticalement sur lui-même pour lui donner la forme d’un U ou à peu près ; ensuite on le revêt d’un tube de caoutchouc vulcanisé d’une moyenne grosseur, à défaut de caoutchouc on peut le revêtir d’une autre substance ; mais la première est toujours préférable cà cause de son imperméabilité qui préservera le fil métallique du contact de l’urine. On courbe les extrémités de ce fil avec une petite tenaille, au point de former deux trous ou œillets du diamètre d’un centimètre et demi, destinés à recevoir le ruban circulaire qui le fixera sur le bassin ; puis on le ploie de nouveau de devant en arrière pour le rendre concave et convexe, de telle façon que sa concavité repose sur la convexité du bassin. Et ainsi est formé le gambe tto (fig. let. A). Une fois le squelette du gambetto achevé, on doit l’armer de trois rubans, circulaire, vertical et oblique. Le premier ruban, circulaire ou pelvien (let. B du dessin), est large de 2 centimètres et même davantage ; on peut même le bourrer de coton pour le rendre plus souple aux personnes qui ont l’épiderme délicat et susceptible de s’écorcher. On le passe par deux fois dans l’œillet gauche, et ensuite on le passe à droite deux fois encore en ayant soin de laisser libre une de ses extrémités sur une longueur de 25 centimètres, et l’autre sur une largeur d’un mètre environ; elles serviront pour la ligature circulaire entourant le bassin.
Le deuxième ruban (fig. let. C) ou vertical sous-pelvien, dessous de cuisse , a une longueur d’environ 120 centimètres, est de la même largeur que le premier, mais un peu plus étroit si l’on veut. On le double, il enferme le corps au milieu du gambetto ou dans la partie inférieure de sa courbure, il passe deux fois autour du gambetto, ou bien on le coud afin que le nœud ne puisse gêner le malade. Les deux extrémités qui en résultent sont les deux dessous de cuisse qu’on doit
fixer aux côtés du bassin, en passant de la partie postérieure à la partie antérieure de l’os iliaque, où on les fermera avec un nœud, à moins qu’on ne préfère les enrouler par deux fois sur le bandage circulaire.
Enfin le 3e ruban (let. D), l’oblique, le cathétéral, ainsi nommé parcequ’il soutient le cathéter, doit avoir aussi une longueur de 12b centimètres , mais être plus étroit de cinq millimètres, d’un fort tissu, et qui étant sans apprêt, pourra mieux s’adapter au bout du cathéter sortant de la verge. Ce ruban aussi doit être doublé et placé au-dessus du précédent; toutefois, chacun doit s’enrouler obliquement sur la partie latérale du gambetto, sur une longueur de trois centimètres environ; c’est alors qu’on le fixe en l’entortillant par deux fois dans le fil latéral du gambetto; mais s’il est entièrement construit en caoutchouc, l’application sera d’autant plus simple à faire. Ainsi préparé, le gambetto est armé ; il ne reste plus qu’à l’appliquer.
Application. — Après avoir introduit le cathéter dans la vessie, on le fait passer avec la verge dans l’ouverture du gambetto, on prend les bouts du bandage circulaire et on les attache à l’aine droite ; ensuite on prend un bout du bandage vertical ou dessous de cuisse , on le passe par derrière le bassin, et on l’attache au-devant du bord antérieur de l’ilion correspondant, en passant par deux fois sur la bande circulaire ; on fait de même avec l’autre bout. Ainsi, le gambetto est bien assujetti; il ne reste qu’à fixer le cathéter à son tour. A cet effet, on prend les rubans obliques et on en attache les bouts à l’extrémité du cathéter par deux fois (let. E.), en ayant soin que le cathéter penche en avant, et ne soit pas dans une position horizontale ni verticale, afin de lui donner plus de stabilité ; ensuite, on passe les rubans pardessus, on lie, puis on fait un autre nœud au-dessous et enfin un dernier au-dessus, très-serré, afin que le cathéter ne puisse ni sortir ni entrer davantage. Finalement, les rubans restés libres sont passés dans les œillets du gambetto, ou un peu dessous, on les enroule par deux fois autour de ce dernier et
on en réunit en dernier lieu les bouts dans la ligne médiane au moyen d’un double nœud, comme on peut le voir clairement dans le dessin ci-joint. De la sorte, le cathéter reste fixé solidement par quatre points d’attache qui le rendent immobile, même en cas de mouvement local, ou de tout autre mouvement général, violent et irrégulier.
Celui de caoutchouc se place pareillement aux bandages herniaires.
Lorsqu’enfin l’on doit fermer l’orifice du cathéter, on prend un petit bouchon (let. F.) bien arrondi, fait de buis ou d’os, et d’une forme conique ; c’est avec la pointe qu’on ferme le cathéter. A la base, où ordinairement il y a une entaille circulaire, on attache un fil solide et ciré, long d’environ 23 centimètres dont l’extrémité tient à l’anneau gauche du gambe t-to.
Exception. — Parfois, il arrive chez les personnes d’une conformation particulière , ou par suite d’un développement adipeux spécial, que le bandage circulaire descend facilement, et que tout l’appareil se trouve ainsi déplacé ; cela pourrait arriver également avec le châssis, si les dessous de cuisse n’étaient pas bien tendus : en pareil cas, il est toujours utile, surtout s’il s’agit d’individus vifs et remuants, d’ajouter d’autres bandages, qu’on appelle les bretelles, parce qu’en les croisant par derrière sur le dos , et en avant sur la poitrine ; avec ces derniers, il ne m’est jamais arrivé de voir le cathéter sortir de l’urèthre, ni l’appareil se déplacer.
Avantages du Gambetto. — Le premier avantage du Gambetto , c’est sa solidité, laquelle résulte des fils de fer qui, en renforçant les dessous de cuisse , tant par leur consistance môme, que parce qu’ils sont courbés sur eux-mêmes, s’adaptent parfaitement par leur concavité sur la convexité du bassin ; c’est pour cela que ce châssis ne peut en aucun cas remuer ou se relaxer, ce qui peut, au contraire, se produire quand les dessotis de cuisse sont en fil ou autres tissus, ou encore si l’on a dû. appliquer le suspensoir. Le deuxième avantage du
Gambetto est son universalité; en effet, on peut l’appliquer à tout individu, dans la première jeunesse, comme dans la vieillesse, au pauvre comme au riche, à l’homme comme à la femme, soit que par idiosyncrasie , une verge soit monstrueuse chez l’un ou très-petite chez un autre, soit enfin qu’elle soit tout entière ou amputée jusqu’au bassin près des corps caverneux. Mais, comment faire pour appliquer le bandage circulaire sur une verge contaminée par des ulcères, ou par des ulcères caverneuses? Comment faire, s’il y avait des pustules et que le gland fût petit et presque sans couronne? Comment l’appliquer à une femme? Eh bien, dans tous ces différents cas, le Gambetto est toujours approprié et toujours efficace, sans aucun doute possible. Enfin, il est trèsutile aux individus qui ont la verge enfoncée dans le scrotum, comme celui dont j’ai parlé et qui me fit inventer le Gambetto , car à l’exception de cet appareil, il n’y eut pas un bandage capable de maintenir le cathéter : il en est de même dans les cas de polysarcie , d'œdème du scrotum ou des parties environnantes, et dans les cas de sarcocèle et d 1 èléphantiasis .
En dernier lieu, que dire lorsqu’à l’ischurie s’ajoute une hernie soit simple, soit double, ou bien un épiplocèle ou un entéro-hydro-épip locèle ? Que dire, si l’ischurie se complique d’un éventrement ? Dans ces cas exceptionnels et difficiles , le gambetto maintiendra non-seulement le cathéter avec certitude, mais, à l’aide de sa partie supérieure qui répond aux œillets, il empêchera la sortie du viscère ou des viscères qui menaceraient de s’étendre par l’anneau ou par les anneaux des aines.
En outre, le Gambetto n’est pas seulement utile pour contenir le cathéter émonctoire, dilatateur, ou conducteur, il est encore très-précieux pour maintenir tout instrument de chirurgie ou tout appareil de pansement qu’on veut appliquer dans la région périnéale des deux sexes. En effet, il maintient très-bien dans le vagin le pessaire, qui ne peut y être contenu par aucun autre moyen épidesmologique ; il y maintient le tampon dans les hémorragies terribles des femmes enceintes et des accouchées, comme aussi dans les pertes de l’âge critique,
ou dans l’ulcération des néoplasmes hétérologues. Il maintient, mieux que tout autre bandage le canal de Dupuytrenou tout autre pareil, dans la blessure périnéale pratiquée par cystotomie ou tout autre instrument qu’on aurait introduit dans l’anus à propos d’une opération chirurgicale. Finalement, il maintient lixement les cataplasmes, tout rouleau de charpie, toute compresse, et tout appareil de pansement qu’on applique habituellement dans les maladies spontanées aiguës ou chroniques, dans les maladies accidentelles et dans celles que l’art produit, pour effectuer la guérison des maladies passagères ou absolument mortelles. L’autre avantage, très-évident, qu’a encore le gambetto sur les autres moyens employés pour maintenir le cathéter, c’est sa commodité. Tout autre instrument qui attache le cathéter rend l’érection de la verge trèsdouloureuse et très-gênante, spécialement sous l’influence des rêves érotiques et voluptueux. J’ai toujours vu dans ces cas, et spécialement, s’il y avait le bandage circulaire de la verge, sortir du sang après l’érection douloureuse, et s’accroître
Y urétrite , survenir la balanite, le phymosis, Vœdème , et
Y er y thème, Y orchite, les ragades, etc.; avec le gambetto, au contraire, comme il n’y a pas de bandage circulaire, la circulation du sang ne reste pas étouffée, et puisque la ligature est pratiquée à deux ou trois centimètres du gland, il en résulte que, même longitudinalement, la verge trouve un espace suffisant pour pouvoir commodément s’allonger sans altérer la circulation dans aucun sens. En outre, il n’y a pas un autre bandage qui permette, comme le gambetto, d’appliquer à l’extrémité du gland un morceau de linge protecteur, imbibé d’une eau rafraîchissante de quelque nature qu’elle soit, et comme on peut rafraîchir cette eau souvent et la changer très-facilement, on éloigne de la sorte toutes les irritations que la malpropreté des maladies urinaires produit presque toujours. Aucun bandage ne permet, comme le gambetto, de marcher librement, de rester au fit et dormir trèsbien.
Le Gambetto n’est pas seulement plus commode au malade que tout autre appareil, mais il l’est encore au chirurgien,
et particulièrement le Ganibetto de caoutchouc construit par M puisque, si on a la prévoyance de le garder
en toute circonstance, nul bandage n’est plus facile à placer que celui-ci ; le bandage circulaire même, qui a toutes les apparences de facilité et de vitesse, ne peut lui être comparé.
L’avantage le plus grand et le plus intéressant c’est la certitude avec laquelle ce nouveau mécanisme rend immobile le cathéter ou tout autre instrument introduit dans un orifice naturel aussi bien qu’artificiel de la région périnéale. La loi de l’immuable nature nous prouve à l’évidence qu’un tiers du genre féminin est atteint de maladies utérines, de même qu’un tiers des hommes est frappé de maladies urinaires. Je crois également que, comme le forceps sauve la vie à un grand nombre de femmes, le cathéter la sauve à un grand nombre d’hommes. Toutefois, si le cathétérisme fait la gloire de la chirurgie, l’honneur du chirurgien et la santé de l’homme souffrant arrivent presque toujours après sa permanence. Si les maladies urinaires sont fréquentes, elles sont longues aussi, et cela pareeque presque toujours elles sont compliquées par des maladies des parties génitales: mais si, en outre, le cathétérisme est très-souvent facile et prompt, maintes fois aussi il est difficile et même impossible. Quel est le chirurgien qui ignore avec combien de peine, et de souffrance pour le malade, on parvient certaines fois à pénétrer dans la vessie ? Quel est celui d’entre eux qui ignore qu’en bien des cas, et quoi qu’on ait réussi la première fois, il devient impossible de réussir à la deuxième, quand même la main qui opère est très-habile et très-exercée? Et combien de fois, dans les cas compliqués de resserrements très-indurés et très-étendus, de voies fausses et nombreuses, de fistules urinaires tortueuses et anciennes, combien de fois ne se voit-on pas obligé d’exécuter un cathétérisme dangereux, et même la ponction de la vessie ? Qui donc ne voit pas que la vie du malade est, dans ces cas difficiles et compliqués, assurée par la permanence du cathéter ou du canal ? Et dans ces circonstances, quel bandage, quel appareil épidesmologique peut-on comparer au Gambetto ?
Propreté. — Le dernier, mais très-appréciable mérite du Gambette, c’est la grande propreté dans laquelle se tient le malade atteint d’une si sale maladie. Si l’on considère que l’urine est le liquide du corps humain le plus facile à se corrompre et à se putréfier, et que souvent il s’y ajoute du mucus, du pus, et quelquefois encore du sperme et de l’humeur prostatique ; si l’on considère que la sanie, Yichore et le détritus organique de quelque néoplasme existant dans l’appareil génilo-urinaire s’y mélangent et s’y décomposent, on ne sera plus étonné comment et pourquoi se développent tant de gaz ammoniacaux et sulfureux, qui exhalent continuellement une puanteur pestiférée et intolérable ; si l’on considère que tous ces principes liquides et gazeux, en touchant les parties les plus délicates et les plus sensibles du corps, doivent nécessairement y produire des maladies tant locales que générales ; que les vêtements et les draps mêmes, en s’en imbibant, la personne malade et la chambre qu’elle habite doivent sentir mauvais, d’une manière absolument insupportable. Si l’on considère enfin que les maladies urinaires sont les plus faciles cà engendrer la saleté, et que, par cette raison, la propreté la plus étudiée et la netteté la plus recherchée est nécessaire ; personne ne se refusera à comprendre que le gambette peut donner à l’humanité souffrante le soulagement le plus certain et le plus positif. Si l’on ne peut pas acquérir celui de caoutchouc, que l’on considère en outre sa très-grande simplicité, le bas prix des objets qui le composent, le moyen très-facile par lequel non-seulement le chirurgien, mais tout malade peut l’organiser, et ses avantages apparaîtront avec évidence ; on peut, du reste, les considérer à bon droit comme bien démontrés. On peut se procurer le gambetto de caoutchouc chez M.
Donc, en résumé, il est clair que le gambetto est l’appareil épi desmol o f/iq lie le plus facile, le plus prompt, le plus commode, le plus universel, et que, mieux que tout autre, il maintient la propreté dans les maladies urinaires.
L’Académie royale de Médecine et de Chirurgie à Naples, dans sa séance du 27 mai 1860, approuvait et récompensait
la mémoire sur le susdit gambetto. Bien des professeurs d’hôpitaux et des professeurs libres sanctionnèrent son efficacité en l’adoptant. Récemment, le professeur Palasciano l’ayant accepté et étudié sur la personne de notre maître commun et vénéré, commandeur M. Ramaglia, a désiré que ce bref mémoire fût inséré dans son journal, ce que je fais trèsvolontiers en formant le souhait que malades et confrères éprouvent les avantages de l’appareil très-simple que je viens de décrire.
Paris. — Imprimerie H. de Borniol. 77, rue dos Saints-Pèros.