‹ Garcia Moreno, président de l'ÉquateurChapitre 1 sur 67 · LETTRES ÉPISCOPALES · texte numérisé non relu

LETTRES ÉPISCOPALES

Garcia Moreno a paru en mai 1887, et déjà dix mille exemplaires de ce livre publient, en France et à l'étranger, les hauts faits du héros-martyr. Non seulement il a pénétré partout, dans les familles et les presbytères, les collèges et les séminaires, les universités et les congrès, mais partout on l'a lu avec passion, partout il a fait battre les cœurs et ravivé des espérances, hélas ! presqu'éteintes. Des centaines de lettres écrites sous l'impression laissée dans l'âme par la rencontre inattendue d'un Charlemagne en plein dix-neuvième siècle, paraissent dictées par des condamnés à perpétuité qui tout à coup, je ne sais par quel miracle, verraient tomber leurs fers et s'ouvrir leur prison. Elles se terminent presqu'invariablement par l'exclamation que poussait un prince en achevant cette lecture : « Un pays tout entier ramené dans l'ordre chrétien par un seul homme et en peu d'années, quel enseignement ! Dieu réscrve-t-il à notre chère France un

Garcia Moreno? Nous en avons plus besoin encore que cette république américaine. »

Ce sentiment, nos lecteurs seront heureux de le retrouver, magnifiquement exprimé, dans plusieurs lettres épiscopales où la politique chrétienne du grand chef de l'Equateur est glorifiée comme elle doit l'être par nos pères dans la foi. Nous plaçons en première ligne celle qu'a daigné nous adresser l'illustrissime Cardinal RampoUa, au nom de Sa Sainteté le pape Léon XIII.

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