‹ Gargantua dans les traditions populairesChapitre 57 sur 103 · ET EN CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

ET EN CHAMPAGNE

bombarder à coups de rochers le fort de son ennemi. Mais le coup d'œil et la force lui ayant manqué à la fois dès le lancement de la première pierre, son projectile tomba à Gency et se ficha en terre dans la position où nous le voyons aujourd'hui. »

(Études sur quelques monuments mégdltthtques de la valUe de l*Oise, par Am. de Gûx de Saint-Aymour. Paris» 187s).

« On voit dans la plaine qui sépare La Villetertre de Chavançon, près de Saint-Cyr-sur-Chars, une autre Pierre^Frite touchant au bois Saint- Pierre....

« M. FabbéBarraud rapporte une tradition d'après laquelle Gargantua, jouant au palet sur la butte de Montjavoult, essaya de jeter cette pierre sur les coteaux de Neuville-Bosc (deux myriamètres de distance rectiligne) ; elle tomba dans le petit bois où on la voit aujourd'hui. »

(Notice archiologique sur le département de l'Oise, pp. 12-13). Cet épisode se retrouve dans V Histoire du géant Rannouj p. 130.

« Dans le pays de Crécy-sur-Serre (Aisne), on connaît plus spécialement le menhir de Bois-lès-

2l8 GARGANTUA BN ILE-DE-FRANCE

Pargny sous le nom de la Haute-Borne, le nom générique employé presque partout dans le département, ou bien sous celui de Pierre de Gargantua^ ou encore sous la dénomination locale et spéciale de Ver^itau de Gargantua; Verziau, dans Tanden patois picard, aujourd'hui tout à fait oublié dans le Laonnais, signifiait pierre à aiguiser.

. <c Le nom de Gargantua était jadis populaire dans la contrée et voulait dire tout simplement gigantesque, à proportions énormes et insolites. Ainsi, Molinchart (canton de Laon) a son entassement chaotique et formidable de grès considérables en place et dénudé par les eaux, qu'on appelle Hottée de Gargantua, et que menacent de ruine les tailleurs de pierre du pays, au méjnis d'un arrêté préfectoral pris il y a trente-cinq ans pour la conservation de ce monument naturel et unique dans la contrée. »

(Ed. Fleury, Antiquités et monuments de l'Aisne, 1877, Impartie, p. 95).

« On lui attribue la formation de la montagne sur laquelle est assise la ville de Laon. Il portait un jour de la terre dans une hotte ; se trouvant trop chargé, il jeta dans la plaine une partie de

Page 1