I. Le coup de dés. — 2. En même temps. — 3. Jugez-vous
qu'on a fait n'être valable prouve très bien Spec. (it.de instr. edi. et tu. de rescrip. praesent. Davantage * vous savez trop mieux que souvent, en procédures judiciaires, les formalités détruisent les matérialités et substances, car forma tnutata mutatur substantia.
« Secondement, comme à vous autres. Messieurs, me servent d'exercice honnête et salutaire. Feu M. Othoman Vadare, grand médecin, comme vous diriez, C. de comit. et archi. lih. xij, m'a dit maintes fois que faute d'exercitation corporelle est cause unique de peu de santé et brièveté de vie de vous autres. Messieurs, et tous officiers de justice. Pourtant ' sont, comme à vous autres, Messieurs, à nous consécutivement, quia accessorium naturam sequitur principalis, de reg. juv. lih. vj. concédés certains jeux d'exercice honnête et récréatif. Et telle est l'opinion D. ThomcB in secunda secundce quœst. clxviij, bien à propos alléguée par D. Alber. de Ros., lequel fuit magnus practicus et docteur solennel, comme atteste Barbatia in prin. consil. La raison est exposée per gloss. in proœmio. ff. § ne autem tertii.
Interpone tuis interdum gaudia curis.
« De fait, un jour, en l'an 1489, ayant quelque affaire bursal" en la chambre de messieurs les Généraux *, et y entrant par permission pécuniaire de l'huissier, comme vous autres. Messieurs, savez que pecunice obediunt omnia, et l'a ditBald., je les trouvai tous jouant à la mouche par exercice salubre, avant le past^ ou après, il m'est indifférent, pourvu que hic no. que le jeu de la mouche est honnête, salubre, antique et légal, à Musco inveniore, de quo c. de petit, hœred. l. si post motam, et Muscarii. i. Ceux qui jouent à la mouche sont excusables de droit /. i. c. de excus. artif. lit. x. Et pour lors était de mouche M. Tielman Picquet, il m'en souvient. Il riait de ce que Messieurs de ladite chambre gâtaient tous leurs bonnets à force de lui dauber ses épaules ; les disait ce nonobstant n'être de ce dégât de bonnets excusables au retour du palais envers leurs femmes, par c. i. extra de praesump. et ibi gl. Or, resolutorie loquendo, je dirais, comme vous autres, Messieurs, qu'il n'est exercice tel, ni plus aromatisant en ce monde palatin que vider sacs, feuilleter papiers, coter cahiers, emplir paniers et visiter procès.
« Tiercement, comme vous autres, Messieurs, je considère que le temps mûrit toutes choses ; par temps toutes choses
1. En outre. — 2. Aussi. — 3. Bursale, ayant trait aux impôts. — 4. Trésoriers généraux. — 5. Repas.
viennent en évidence ; le temps est père de vérité. C'est pourquoi, comme vous autres. Messieurs, je surseois, délaie ^ et difîère le jugement, afin que le procès, bien ventilé, grabelé ' et débattu, vienne par succession de temps à sa maturité, et le sort, par après advenant, soit plus doucettement porté • des parties condamnées, comme «o. glo. ff. de excu. tut. l. tria cnera.
Le jugeant cru, vert et au conmiencement, danger serait de l'inconvénient que disent les médecins advenir quand on perce un apostème avant qu'il soit mûr, quand on purge du corps humain quelque humeur nuisant ♦ avant sa concoction s. Nature davantage ^ nous instruit cueillir et manger les fruits quand ils sont mûrs, Instit. de re. di. § is ad quem, marier les filles quand elles sont mûres, //. de douât, int. vir. et uxo., rien ne faire qu'en toute maturité, xxiij. q. if. § ult. et xxxiij. d. c. ult. »
COMMENT BRIDOYE NARRE V HISTOIRE DE L'APPOISTEVR