Voir k VAppendief. a
de chaleureuses acclamations. Il s'occupa immédialement de la réorganisation des services publics, et nomma Sénarpont gouverneur du Boulonnais.
A peu de jours de là, Coligny, du Mortier et Bochetel partirent, sur un bâtiment de l'État, pour l'Angleterre, afin d'y recevoir le serment d'Edouard VI, relatif à l'observation de la paix. Là les attendait un accueil plus favorable qu'ils n'espéraient peut-être le rencontrer, et dont la sincérité devait correspondre à celle qui avait présidé au fait même de la restitution de Boulogne.
Une députation de hauts dignitaires, conduite par trois navires de la marine britannique, s'était avancée à leur rencontre, vers l'embouchure de la Tamise, et remonta ce fleuve avec eux. A la hauteur de Grenwicl), un groupe imposant de soixante lords et seigneurs, en exécution d'un ordre royal, souhaita aux arrivants la bienvenue et, se joignant à la députation, les escorta, au brait des salves d'artillerie, jusqu'à la demeure que le monarque leur avait fait préparer, et dans laquelle il avait voulu qu'ils fussent entourés de toutes les prévenances d'une gracieuse hospitalité. Le lendemain de leur arrivée, les envoyés français allèrent saluer Édouart VL La réception fut cordiale etdesplus flatteuses pour eux. Le jour suivant, à l'issue du service divin, eut lieu, en leur présence, la prestation de serment du souverain, qu'entouraient les membres de son conseil privé et d'autres dignitaires; après quoi il reçut à sa table Coligny et ses collègues, ainsi que l'ambassadeur résident du roi de France, et fut pour eux d'une aménité complète. Un dîner ne tarda pas à être donné aux grands seigneurs anglais par Coligny, du Mortier et Bochetel. Peu de temps après, tous trois assistèrent à une chasse à laquelle le roi les avait invités, et à un souper qu'il leur offrit dans ses petits appartements. Le marquis de Northampton leur fit les honneurs d'Hamptoncourt, où ils chassèrent et dînèrent. Sur leur demande eut lieu à la cour, entre eux et
divers membres du conseil priv/-, uno coiiri^rciice dans laquelle Tureut résolus, h la satisfaclion commune, divers points concemanl l'exécution du traite de paix. Cette conrérciicc fut suivicde quelques entrelions pnrticuliers avec plusieurs hommes d'Élnl anglais. Au terme de leur mission, Coligny, du Mortier et Bochelel prirent, le 29 mai 1550, congé du roi qui, dès qu'ils eurent rjuitté son palais, leur fil reinetlro de riches préseuls comme lémoiiînayes de son estime et de sa satisfaction '.
t;oIi};ny, tant en raison de son noble caractère qu'à lilre de chef de la mission française, avait été, de la part du souverain de PAnglelerro et des grands personnages de ce pnys, l'objeL d'égards particuliers auxquels il s'était montré sensible. Edouard VI, par l'élévation de ses sentiments -, le charme de son langage et rafiabilité de ses manières, avait surtout produit sur luj une vive impression ; et l'on aime à rencontrer une preuve touchante de sa sympathie pour ce prince, dans les démarches réitérées auxquelles il se livra afin d'obtenir son portrait, ainsi que l'indique une lettre adressée par lui, le 5 février 1551, huit mois après son retour en France à Jehan Pot, seigneur de Chcmeaux, ambassadeur en Angleterre ^
Il est digne de remarque qu'au moment même oi'i Coligny témoignait ainsi de l'attrait que ne cessait d'avoir pour lui la personne d'Edouard VI, Calvin *, de son côté ^, rendait à la piété et