Jean d'Anton, Uitt. de l.ma XIl, port. I, rlinp, \%\m
— iode Nemours lieutenant de sa comps^ie d'ordonnance, il Tavait ticcompagné en Italie; s'hait, en 1509, emparé de Nocëre\ et avait opéré avec énei^ et habileté devant la Cerignola '. Après la perte, en i503, d'une bataille dans laquelle Tarmée française avait été presque détruite, il était revenu en France, avait, en 1507, suivi Louis XII, lorsqu'il était allé châtier la révolte des Génois ; puis en i 509, lors de la guerre contre les Vénitiens, avait combattu à Tavant-^rde de larmée, à la bataille d'Âgnadel '.
Jacques et Gaspard de Goligny, qui s^étaient montrés constamment respectueux et dévoués vis-à-vis de leur mère, durant son long veuvage, reçurent d'elle, en i510, lorsqu'elle sentit sa fin approcher, un précieux témoignage de confiance en se voyant conjointement chargés du soin d'assurer l'exécution de ses dispositions testamentaires \
Bientôt survint la mort inopinée de l'un d'eux. En effet, Jacques de Coligny, après avoir, en 1510 et 1511, prêté au duc de Ferrare un utile concours* et soutenu la cause française en Toscane*, se trouvait, avec les troupes commandées par Gaston de Foix, sous les murs de Ravenne, en avril 15li, lorsque, dans le terrible assaut \\\ré à cette ville, le 9 du même mois, il fut grièvement blessé. On le transporta à Ferrare, où, malgré les soins empressés qui l'entourèrent, il mourut, laissant après lui d'unanimes regrets*. Sa jeune veuve, Blanche deToumon, soutint di-