Pap. d'État de Granvelle, t. IV, p
Oe Lalaiii el. Renard, reccvani pour toute réponse do Philippe II, < qu'à raUon de la conlintialion de la douleur des » t;outles de l'empereur, il n'avoit pas encore est^ possible de » luy parler d'aflaires ' », crui-ent devoir tenter a d'allirer, le plus dexlreraenl qu'il leur swail possible ' », les négociateurs français h conférer de nouveau avec eux. Coligny el de l'Aubespine, tenant compte de la situation délicate dans laquelle Charles et Philippe laissaient leurs envoyés, consentirent à entendre ceux-ci. On se réunit donc de nouveau, le 10 janvier, mais sans pouvoir tomber d'accord, et l'on se décida k rompre la conférence ^.
Henri II écrivit alors à Coligny * : a Je sçeuz par( vostre) dé-
• pesche ce qui estoit passé en vostre dernière assemblée et
■ dissolution d'icelle, suivant mon intention, qui ne pou voit
■ estre micnlx ne plus sagement conduite, estant tcés-aise que
• tout le monde entende l'honnesli; debvoir où je me suis mis » de mon coslé pour oster les pauvres prisonniers d'une part el » d'autre hors de la misère en laquelle ils sont, et aussy que je 0 n'aye point fermé l'oreille à rotiveKure qu'ils vous avoient ■» làicte de rattacher la pratique de paix pour mettre la chres- » tienté en repos, laissant les choses en la main de Dieu, pour » en l'aire cy-aprés ainsi qu'il luy plaira... par ainsi, il se fault 0 disposer de mieulx en mieulx à pourvoir à nos atTaires de delà
• cl à n'oublier rien pour se bien garder de olTencer son ennemy » en tout ce qu'il sera possible, trouvant très à propos, mon
• cousin, que vous vous retiriez du costé d'Abbeville, pour ad-
■ viser h donner à ce bout-là tout l'ordre qui sera nécessaire h
t. Lotirc de it Lalaiii & Coligny. du 9 janvier lÔ50(Ilibl. iial.,mss. f.rr., toI. StUfl, t~i\3.
i. |.L-ttr<i du de Laluiu et di^ tU-iiaid à Phjli|j|>o 11, du tt janvier I55r> <l>Hp. d'ËUtd<^ Oraiivelle, (. IV. |>. 532).