UN VALET
LA BARONNE DE — , 35 ans
(mère noble) M"** Dubois.
MINA, 16 an» (ingénue) M"» E. Prosper.
SARA, mendiante (utilité) .... M®* BaubÉE.
UNE PAYSANNE (idem) M»* Laure.
CONSEILLEES A CLIQUES, MaçOKS, PaTSANS, VALETS.
Ln scène est en 1823.
S'adresser pour la musique de ce drame à M. Chaltagne, compositeur et chef d*orcW»lrc au théâtre de l'Ambigu- Comique. (Consulter, pour la décoration du second acte, la gravure sur bois placée en tête de l'ouvrage, et pour la mue en scène le Moniteur des Théâtres.
Toute l’Allemagne, plut tard l’Europe entière, ont retenti des malheur» et de la cruelle captivité de Gaspard Hauser.
Dés sa naissance, arraché des bras de sa mère, il Ait jeté dans un cachot où s’écoulèrent scs dixhuit premières années. Lé, privé d’air et de soleil, n'ayaul pour se couvrir que quelques lambeaux de vétemen», et pour apaiser sa laim qu’un peu de pain que lui jetait de temps en temps son gardien, il endura pendant ce long espace de temps des tortures inouïes.
MAGASIN THEATRAL
El quand plus tard , rendu à la liberté par un miracle , il semblait qu’une existence plus heureuse lui fût promise, quand déjà son intelligence promptement développée lui faisait goûter les charmes de la vie, lui faisait admirer les merveilles delà création auxquelles, pauvre prisons». cr, il était demeuré étranger, ses persécuteurs se réveillèrent plus nombreux et plus acharnés.
Plusieurs fois on attenta à sa vie. En vain la cour de Vienne essaya de le défendre et de le protéger, ses ennemis , qu’entourait un profond mystère, savaient l’approcher sans cesse , car ils étaient hauts et puissans, car, si l’on eût découvert le secret de la naissance de leur victime, c’est un grand nom qu il eût fallu substituer à celui de Gaspard Hauser...
Le pauvre enfant devait succomber dans cette lutte inégale, et Gaspard Hauser mourut emportant avec lui dans la tombe les noms de scs cruels persécuteurs et le secret de sa naissance.
Le drame qu'inspira Gaspard Hauser a été fait, appris et joué en dix-neuf jours. C’est dire assez tout ce que les auteurs doivent de reconnaissance aux artistes qui les ont secondés do leur talent et do leur zèle, aux peintres habiles qui ont improvisé la délicieuse décoration du deuxième acte, aux directeurs enfin qui, en prenant les rênes de l’administration, ont tout aussitôt fait preuve d’une infatigable activité.
6 Juin 1838